Allemagne : le nombre de lièvres des champs tués en hausse
La devise de PETA stipule en partie que les animaux ne sont pas là pour que nous expérimentions sur eux, que nous les mangions ou que nous les exploitions de quelque manière que ce soit. L'organisation lutte contre le spécisme : une vision du monde qui considère l'être humain comme supérieur à tous les autres êtres vivants.
Chiffres récents de la Fédération allemande de chasse : le nombre de lièvres des champs tués est en hausse.
PETA exige la fin de la chasse de loisir sur une population de lièvres menacée
Les chasseurs amateurs ignorent la protection des espèces : le nombre de lièvres des champs est en forte baisse et les animaux ont déjà été inscrits sur la liste rouge des espèces menacées. La Fédération allemande de chasse vient de publier le tableau de chasse pour la saison 2018/19. Alors que durant la saison 2017/18, 184’690 lièvres des champs ont été tués en Allemagne, gibier de ramassage inclus, ce chiffre s'élève à 191’854 animaux tués pour la période de chasse nouvellement publiée, soit 7’164 lièvres de plus, ce qui correspond à une augmentation d'environ 3,9 pourcent.
L'organisation de défense des droits des animaux demande désormais à la Fédération allemande de chasse de mettre immédiatement fin à la chasse de loisir sur les lièvres. Dans le cas contraire, PETA considère que le ministère fédéral de l'Agriculture a l'obligation de déclarer une période de protection permanente pour cette espèce menacée.
La chasse de loisir sur les lièvres des champs doit être considérée comme une menace existentielle pour l'espèce. Ce ne serait pas la première fois que des chasseurs amateurs traquent une espèce animale jusqu'à ce qu'elle soit au bord de l'extinction. Les perdrix aussi ont été abattues par centaines de milliers certaines années au XXe siècle et sont aujourd'hui fortement menacées. Parallèlement, les chasseurs amateurs tuent plus de 400’000 renards avec le prétexte absurde que ceux-ci mettraient en danger des espèces prétendument menacées. Si la fédération de chasse continue à traquer le lièvre des champs, une réglementation légale s'impose.
Nadja Michler, chargée de mission pour les animaux sauvages chez PETA
Une argumentation trompeuse de la part des chasseurs amateurs
Le «gibier de la route» désigne les animaux tués sans chasse directe, par exemple dans la circulation routière, mais ils ne représentent qu'une faible part du tableau de chasse annuel total. L'agriculture industrielle est le principal facteur du déclin des populations d'espèces menacées, car elle détruit le habitat des animaux. Les nouvelles terres agricoles, les monocultures, les engrais et les pesticides anéantissent toujours davantage les structures naturelles indispensables à leur survie ; la surfertilisation fait en outre disparaître l'offre alimentaire. La mise à mort de centaines de milliers d'animaux par les chasseurs amateurs exerce une pression supplémentaire sur ces populations déjà affaiblies et peut les amener au bord de l'extinction.
À tort, les chasseurs amateurs tentent d'attribuer le déclin des populations de lièvres des champs aux prédateurs tels que le renard. Or, les renards se nourrissent principalement de souris et ne constituent pas une menace pour la population de lièvres ni pour les oiseaux nichant au sol. La chasse amateur au renard n'a par ailleurs aucun effet régulateur ou réducteur sur la population, car les pertes sont rapidement compensées par l'immigration et la hausse des taux de natalité.
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