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Chasse

La promenade en forêt en danger : quand la chasse de loisir fait peur

Une promeneuse de Schwändi, dans le canton de Glaris, raconte comment un coup de feu en forêt devient une situation potentiellement mortelle. Nous interrogeons les pratiques de chasse, les distances de sécurité et la responsabilité éthique des chasseurs de loisir.

Rédaction Wild beim Wild — 20 octobre 2025

Des feuilles colorées, l'air frais et le silence de la forêt – mais tout le monde ne vit pas la nature de façon aussi paisible.

Une promeneuse de Schwändi (canton de Glaris) décrit dans une lettre de lectrice poignante : «Un coup de feu a atteint les buissons à côté de moi, et à moins de cinq mètres, un chevreuil prenait la fuite.

Pour elle, ce moment fut un choc : pétrifiée, incertaine, personne ne réagissait à ses appels. Le lendemain, elle croisa un chasseur de loisir armé dans son quartier résidentiel. Un scénario qui soulève une nouvelle fois des questions sur la sécurité en forêt.

Un danger au cœur de la nature

Dans quelle mesure l'utilisation de la forêt est-elle sûre pendant la saison de chasse de loisir ? Est-il vraiment nécessaire de chasser des animaux à proximité immédiate de sentiers de randonnée, de zones résidentielles ou de pâturages – précisément aux heures de la journée et du soir où les gens profitent de leurs loisirs ?

La promeneuse souligne : «Je respecte la chasse et j'apprécie également la viande de gibier. Pourtant, je ne souhaite pas mettre ma vie entre les mains d'un chasseur.» Son expérience montre que la responsabilité dans le maniement des armes en forêt doit être bien plus que de la théorie.

Éthique, responsabilité et transparence

Les distances de sécurité ne sont souvent pas clairement respectées. Les zones de chasse ne sont pas suffisamment balisées. Les personnes se retrouvent dans des situations où la peur et l'incertitude dominent leur promenade en forêt.

Il est temps de remettre en question les règles : les périodes de chasse, la chasse de loisir, le balisage des zones de chasse et la communication avec le public doivent être repensés. C'est la seule façon de permettre la coexistence entre humains et animaux – sans crainte.

La chasse de loisir n'a aucune légitimité – et pourtant elle est autorisée à mettre en danger la sécurité des personnes. La forêt devrait rester un lieu de rencontre et de détente, non un risque pour les promeneurs, les joggeurs ou les familles.

De l'avis de l'IG Wild beim Wild, les chasseurs de loisir ont besoin d'chasseurs expertises médico-psychologiques d'aptitude annuelles sur le modèle des Pays-Bas, ainsi que d'une limite d'âge contraignante. Le groupe d'âge le plus important parmi les chasseurs de loisir est aujourd'hui celui des 65 ans et plus. Dans ce groupe, les limitations liées à l'âge telles que la baisse de l'acuité visuelle, le ralentissement des temps de réaction, les difficultés de concentration et les déficits cognitifs augmentent statistiquement de manière significative. Parallèlement, les analyses d'accidents montrent que le nombre d'accidents de chasse graves avec blessés et victimes mortelles augmente de façon significative à partir de la cinquantaine.

Les signalements réguliers d'accidents de chasse, d'actes mortels par erreur et d'abus d'armes de chasse mettent en évidence un problème structurel. La possession privée et l'utilisation d'armes à feu létales à des fins de loisir échappent largement à tout contrôle continu. De l'avis de l'IG Wild beim Wild, cela n'est plus acceptable. Une pratique fondée sur le meurtre volontaire et générant en même temps des risques considérables pour les êtres humains et les animaux perd sa légitimité sociale.

La chasse de loisir repose en outre sur le spécisme. Le spécisme décrit la dévalorisation systématique des animaux non humains en raison de leur seule appartenance à une espèce. Il est comparable au racisme ou au sexisme et ne peut se justifier ni culturellement ni éthiquement. La tradition ne remplace pas l'examen moral.

Dans le domaine de la chasse de loisir en particulier, un examen critique est indispensable. Rares sont les domaines aussi marqués par des récits enjoliveurs, des demi-vérités et une désinformation délibérée. Là où la violence est normalisée, les discours servent souvent à la justifier. La transparence, des faits vérifiables et un débat social ouvert sont donc indispensables.

En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse, nous rassemblons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond.

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