Au Trentin, la chasse à l'ours est autorisée par la loi.
Le parlement régional de la province italienne du Trentin a approuvé une loi controversée autorisant l'abattage de huit ours maximum par an.

Jusqu'à huit ours par an peuvent être abattus.
Le 4 mars 2024, après plusieurs heures de débat, les membres du parlement ont approuvé le projet de loi qui, selon le gouvernement de l'État, vise à limiter la population d'ours dans la région prisée des touristes.
Des rencontres indésirables entre humains et ours se produisent régulièrement dans les forêts de la région montagneuse du Trentin.
Auparavant, le président provincial Maurizio Fugatti, membre du parti de droite Laga, avait le pouvoir d'ordonner l'abattage des ours considérés comme « problématiques », malgré des obstacles bureaucratiques. La nouvelle loi permet au président d'autoriser plus facilement l'abattage de huit animaux maximum, jugés problématiques et dangereux. Sur ce maximum de huit par an, seuls deux femelles adultes, deux mâles adultes et quatre oursons peuvent être abattus. Ce quota maximal s'applique aux années 2024 et 2025.
100 ours bruns dans le Trentin
La population d'ours du Trentin a connu une augmentation constante ces dernières années. On estime actuellement à une centaine le nombre d'ours bruns adultes dans la région. La dernière estimation, datant de 2022, faisait état de 85 individus. Les incidents se répètent. En avril dernier, un jeune joggeur a été attaqué et tué par une ourse nommée JJ4, surnommée Gaia. Depuis, le débat autour de la présence des ours s'est intensifié.
Après cet incident retentissant, les appels à l'abattage des « ours à problèmes » se sont intensifiés. Les associations de défense des animaux s'y sont opposées. Avec la nouvelle loi, le ton est devenu encore plus hostile. Fugatti et d'autres responsables provinciaux reçoivent désormais des menaces, dont certaines de mort. Les employés du Corps forestier et du Service de la faune reçoivent également des appels et des lettres de menaces.
18 catégories pour l'évaluation comportementale
Lundi, lors des débats au Parlement régional de Trente, de nombreux militants de la cause animale se sont rassemblés devant le bâtiment et ont protesté contre la loi. À l'intérieur, ils ont déployé une banderole dans la tribune du public et ont tenté de perturber les débats.
Les ours qui s'approchent des villages ou des populations en forêt sont déjà considérés comme problématiques. Après des attaques, même simulées (à titre dissuasif), les ours sont jugés dangereux. Les autorités ont établi 18 catégories pour évaluer le comportement des animaux. Cependant, la nouvelle loi n'a pas pour but d'imposer automatiquement le respect des quotas. Les décisions seront prises au cas par cas.
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