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Chasse

Un taux d'alcoolémie limite réclamé pour les chasseurs de loisir

Une controverse a éclaté dans le canton de Berne concernant la consommation d'alcool pendant la chasse de loisir.

Rédaction Wild beim Wild — 13 septembre 2023

Motion pour une réglementation de l'alcool similaire à celle de la circulation routière

Casimir von Arx, membre du Parti vert'libéral (PVL) au parlement cantonal, propose dans une motion de modifier la loi sur la chasse afin d'y introduire des dispositions relatives à l'alcool similaires à celles en vigueur dans la circulation routière.

Cette motion vise à retirer le permis de chasse aux personnes qui chassent à plusieurs reprises sous l'influence de l'alcool ou de drogues.

À l'heure actuelle, les cantons de Neuchâtel et de Zurich ont déjà intégré des dispositions correspondantes dans leurs lois sur la chasse.

Armes à feu et alcool sont incompatibles

L'association suisse pour la chasse de loisir écologique soutient cette idée et souligne que l'utilisation d'armes à feu combinée à la consommation d'alcool est incompatible et ne devrait pas faire l'objet d'un débat.

«C'est fou que cela doive même être discuté.»

Co-président Sandro Krättli

La fédération de chasse s'y oppose

D'un autre côté, le président de la fédération de chasse bernoise, Lorenz Hess, conteste la nécessité de cette motion, affirmant ne pas avoir connaissance d'accidents de chasse liés à l'alcool dans le canton. La motion sera débattue lors de la session d'hiver au parlement cantonal, écrit le Berner Zeitung.

Du point de vue de l'IG Wild beim Wild, la limite pour la manipulation d'armes sous l'influence de l'alcool chez les chasseurs de loisir doit être fixée de manière conséquente à 0,0 pour mille d'alcoolémie. Il en va de même pour les gardes-chasse ainsi que dans le service militaire et policier, et ce pour de bonnes raisons. Nul ne doit manier une arme à feu ni tirer sous l'emprise de l'alcool.

La chasse de loisir a pour but de tuer des animaux. Quiconque porte une arme dans ce cadre assume une responsabilité particulière envers les êtres humains et les animaux. L'alcool ou les drogues sont incompatibles avec cette responsabilité. Les personnes souffrant d'une dépendance à l'alcool ou aux drogues doivent perdre immédiatement leur permis de chasse– et leur permis d'armes sans délai.

Après des accidents de chasse, des tests d'alcoolémie obligatoires doivent être introduits. De plus, à l'instar des Pays-Bas, des expertises médico-psychologiques régulières pour les chasseurs de loisir ainsi qu'une limite d'âge supérieure contraignante sont nécessaires.

Le groupe d'âge le plus important parmi les chasseurs de loisir est celui des 65 ans et plus. C'est précisément dans ce groupe qu'apparaissent davantage de limitations liées à l'âge concernant la vision, la concentration, la réactivité, ainsi que des lacunes en matière de formation et d'entraînement. Par ailleurs, il est connu que certains consomment de l'alcool pour prétendument avoir la main plus stable. D'autres renoncent à l'alcool, mais ne sont néanmoins plus en mesure de faire face aux exigences physiques.

Les nombreux tirs manqués, les recherches au sang et les souffrances animales massives qui en découlent s'expliquent difficilement autrement.

En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse, nous rassemblons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond.

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