2 avril 2026, 01:17

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Environnement et conservation de la nature

La Suisse se classe dernière en matière d'aires protégées.

La Suisse aime se présenter comme un pays de nature, mais en matière d'aires protégées, elle accuse un retard considérable par rapport au reste de l'Europe. Alors que l'UE crée de vastes parcs nationaux, des sites Natura 2000 et de nouvelles réserves fauniques, la Suisse reste insuffisante depuis des années. Pour de nombreuses espèces qui dépendent d'habitats intacts, la pression demeure forte, notamment du fait de la chasse, de la sylviculture, du tourisme et des infrastructures.

L'équipe éditoriale Wild beim Wild — 10 février 2026

De nouvelles vastes zones protégées sont en cours de création en Scandinavie, dans la région alpine et dans certaines parties de l'Europe du Sud, où au moins une partie du paysage est mise hors d'usage.

Ces zones offrent des refuges à la faune sauvage où elle peut vivre selon ses comportements naturels sans être constamment chassée ou chassée.

La Suisse , en revanche, débat depuis des années de parcelles restreintes, de règles spécifiques et d'exceptions, au lieu d'élaborer une stratégie claire pour de véritables espaces sauvages et une connectivité écologique à grande échelle. Il en résulte un patchwork d'aires protégées partiellement surexploitées où les intérêts de la chasse, de la sylviculture et du développement touristique priment souvent sur les besoins de la faune sauvage. Le fait que des espèces sensibles comme le cerf élaphe, le chamois et les grands prédateurs trouvent rarement de vastes zones intactes est particulièrement problématique.

Parallèlement, la crise de la biodiversité s'aggrave. Dans notre section consacrée à la biodiversité , nous documentons la fragmentation des habitats, l'impact de la chasse récréative et de l'aménagement du territoire sur les espèces menacées, ainsi que la difficulté pourles décideurs politiques de fixer des objectifs contraignants. Si l'UE fixe au moins formellement des objectifs ambitieux en matière de superficie et établit de nouvelles catégories de protection, les objectifs suisses restent souvent vagues ou non contraignants et sont régulièrement manqués. Alors que les pays de l'UE protègent en moyenne environ un quart de leur territoire, la Suisse, selon la méthode de calcul, n'en protège qu'environ dix pour cent.

La différence est particulièrement flagrante dans la région alpine : tandis que les pays voisins développent leurs parcs nationaux, leurs réserves fauniques et leurs zones centrales sans chasse, la Suisse continue de privilégier l’« optimisation de l’utilisation » et la gestion de la chasse. Cette approche compromet le véritable potentiel des aires protégées : les animaux sauvages ne devraient pas seulement survivre, mais aussi pouvoir vivre dans des écosystèmes fonctionnels. Tant que les aires protégées seront considérées avant tout comme des monnaies d’échange entre différents groupes d’usagers, plutôt que comme le pilier d’une véritable stratégie de biodiversité, la Suisse restera à la traîne et les animaux sauvages en subiront les conséquences.

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