Projet de recherche sur les cerfs élaphs en Suisse orientale
Les cerfs élaphs ont d'abord été capturés à l'aide de pièges et de fusils anesthésiants, puis relâchés munis d'émetteurs GPS.
Les cerfs élaphs ont d'abord été capturés à l'aide de pièges et de fusils anesthésiants, puis relâchés munis d'émetteurs GPS.
Les données de déplacement collectées révèlent que les animaux se déplacent vers d'autres régions bien moins souvent que prévu.
En Suisse orientale, les populations de cerfs élaphs ont fortement augmenté ces dernières années. Dans la région de Werdenberg, il a ainsi été possible d'observer par moments des hardes pouvant atteindre 100 individus, qui traversaient matin et soir la route principale entre Gams et Grabs, interrompant la circulation.
Une augmentation a également été observée dans les Rhodes-Extérieures et les Rhodes-Intérieures. En raison des conflits d'usage entre la faune sauvage et l'environnement qui se profilent, le comportement de la population a désormais été étudié dans le cadre d'un projet de recherche intercantonal. Les animaux ne se soucient pas des frontières politiques, peut-on lire dans le rapport final.
Des fusils anesthésiants utilisés
Les objectifs de l'étude comprennent des observations sur le comportement : combien de temps les animaux restent-ils au même endroit ? Dans quel périmètre se déplacent-ils ? Pour ce faire, des cerfs élaphs individuels ont été équipés d'émetteurs GPS transmettant leurs positions par SMS. Les animaux devaient toutefois être capturés au préalable.
Au cours d'innombrables opérations nocturnes, les gardes-chasse cantonaux et des bénévoles sont parvenus à équiper 46 cerfs élaphs de colliers de télémétrie, indique le rapport. Des fusils anesthésiants et des flèches préparées ont notamment été utilisés. Seize animaux ont dû avaler une sonde ruminale destinée à mesurer la fréquence cardiaque et la température corporelle, qui est ensuite restée dans l'estomac.
Peu de migrations interrégionales
Parmi les données analysées figuraient notamment 450’000 relevés de position GPS. Ils montrent qu'une grande partie des cerfs élaphs du Werdenberg sont également restés dans la région durant l'été, se déplaçant simplement vers des altitudes plus élevées.
Dans d'autres régions également, les animaux n'ont montré «aucune tendance migratoire marquée», selon le rapport. Les déplacements interrégionaux auraient donc été quasi inexistants.
De nouvelles connaissances ont également été acquises concernant la réaction du gibier aux chasseurs de loisir ou aux cueilleurs de champignons. Les cerfs élaphes adoptent différentes stratégies : certains animaux restent à couvert malgré le dérangement et ne quittent le secteur qu'à la tombée de la nuit. D'autres réagissent par la fuite à grande distance. En savoir plus sur les animaux sauvages et sur la biodiversité.
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