3 avril 2026, 21:46

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Initiative populaire fédérale «Pour une protection professionnelle de la faune»

Initiative populaire fédérale sous forme de projet rédigé

Fondée sur l'art. 139 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999
Déposée par le comité d'initiative [date du dépôt]

Les citoyens et citoyennes ayant le droit de vote soussignés formulent la demande suivante :
La Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 est modifiée comme suit :

Art. 79a (nouveau) Protection professionnelle de la faune

1 L'exercice de la chasse par des personnes privées (chasse de loisir) est interdit sur l'ensemble du territoire de la Confédération suisse.

2 La protection, l'entretien et la régulation des animaux sauvages relèvent exclusivement de gestionnaires de la faune professionnellement formés au service des cantons.

3 L'abattage d'animaux sauvages n'est autorisé qu'en dernier recours (principe d'ultima ratio). Il nécessite l'autorisation préalable d'une commission indépendante de la faune.

4 Les cantons instituent des commissions indépendantes de la faune composées de représentants et représentantes des associations de protection des animaux et de la nature, de la science ainsi que des autorités compétentes.

5 La Confédération et les cantons favorisent la régulation naturelle des populations d'animaux sauvages, la mise en réseau des habitats et la coexistence entre l'homme et la faune.

6 La loi règle les modalités.

Art. 79b (nouveau) Protection des espèces sauvages menacées et protégées

1 La régulation préventive des populations d'espèces de faune sauvage protégées est interdite. Cela concerne notamment le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre, l'aigle royal et d'autres espèces protégées par le droit fédéral.

2 La Confédération et les cantons misent sur la promotion de la coexistence entre l'homme et la faune sauvage, la prévention passive des dommages et l'accompagnement scientifique de la présence de la faune sauvage.

3 Les mesures contre des animaux sauvages individuels en cas de danger immédiat pour les humains demeurent réservées. Elles doivent être limitées au minimum et exclusivement menées par le service cantonal compétent.

4 La Confédération s'engage au niveau international pour la protection des espèces de faune sauvage menacées.

Disposition transitoire aux articles 79a et 79b (nouveaux)

1 Le Conseil fédéral édicte les dispositions d'exécution nécessaires dans les trois ans suivant l'acceptation de cette modification constitutionnelle.

2 Les cantons assurent la continuité de la gestion de la faune sauvage durant la phase de transition.

3 Les permis de chasse et contrats de bail de chasse existants s'éteignent avec l'entrée en vigueur des dispositions d'exécution. Les taxes de permis et loyers de bail déjà payés pour la saison de chasse en cours sont remboursés au prorata.

Explications

1. Situation de départ

La Suisse connaît aujourd'hui trois systèmes de chasse : la chasse à patente, la chasse à revir et la chasse en régie (canton de Genève). Environ 30'000 chasseurs de loisir obtiennent annuellement des patentes ou louent des reviers. Les taxes de patente et de bail de chasse s'élèvent selon JagdSchweiz à environ 26 millions de francs par an.

Les coûts externes de la chasse de loisir ne sont saisis dans aucun calcul officiel : 20'000 accidents de gibier par an causent environ 76 millions de francs de coûts d'assurance. Environ 300 accidents de chasse par an, dont une part considérable avec des blessures graves, causent environ 3,6 millions de francs de coûts SUVA ; depuis l'an 2000, plus de 75 personnes sont mortes dans des accidents de chasse.

Les 585'000 hectares de forêt protectrice exigent des investissements annuels d'environ 150 millions de francs par la Confédération, les cantons et les bénéficiaires ; environ 30 pour cent de la surface de forêt protectrice présentent trop peu de régénération, car la pression de chasse pousse la faune sauvage dans la forêt (effet de déplacement). La chasse de loisir produit par reproduction compensatoire plus d'animaux qu'elle n'en prélève : une forte pression de chasse conduit à une maturité sexuelle plus précoce et des portées plus importantes. Le système qui est censé protéger la forêt protectrice aggrave le problème qu'il prétend résoudre (cf. le dossier complet sur les mythes de la chasse sur wildbeimwild.com).

L'évolution politique de ces dernières années aggrave encore la situation : avec la révision de la loi fédérale sur la chasse en décembre 2022, la régulation préventive du loup a été introduite. Le castor peut être abattu depuis février 2025 sur demande cantonale. La pression politique sur le lynx, la loutre et d'autres espèces protégées s'accroît constamment. L'affaiblissement de la protection des espèces au niveau législatif rend un ancrage dans la Constitution fédérale impératif (cf. l'analyse de la politique de chasse sur wildbeimwild.com et la politique du loup sur wildbeimwild.com).

Le lobby de la chasse de loisir combat les préoccupations de protection de la nature non seulement au niveau législatif, mais aussi dans les urnes. Le 27 septembre 2020, la population a rejeté la révision de la loi sur la chasse avec 51,9 pour cent de non (SRF). Le 22 septembre 2024, l'initiative biodiversité a échoué avec 63 pour cent de non, activement combattue par le lobby de la chasse de loisir, l'Union suisse des paysans et le PLR (SRF). En 2016, l'association de chasseurs tessinoise FCTI a torpillé le second parc national suisse Parc Adula avec de la propagande anxiogène (SRF). Les chasseurs de loisir au parlement ont voté durant la législature 2015 à 2019 majoritairement contre les préoccupations environnementales. Ce blocage systématique est une raison centrale pour laquelle la protection de la faune sauvage doit être ancrée au niveau constitutionnel, résistante à la pression politique du lobby de la chasse de loisir.

2. Le modèle : canton de Genève

Le 19 mai 1974, environ deux tiers des votants du canton de Genève ont approuvé l'abolition de la chasse de loisir. Avant l'interdiction, le grand gibier était pratiquement exterminé dans le canton : cerfs et sangliers manquaient depuis des décennies, du chevreuil ne subsistaient que quelques dizaines d'exemplaires. Plus de 400 chasseurs de loisir relâchaient massivement faisans, perdrix grises et lièvres pour la chasse.

  • Le bilan après plus de 50 ans est sans équivoque :
  • La biodiversité a considérablement augmenté. Le nombre d'oiseaux d'eau hivernants a été multiplié de quelques centaines à environ 30'000. Genève abrite aujourd'hui la plus grande population de lièvres des champs de Suisse et l'une des dernières populations de perdrix grises : 17,7 lièvres des champs pour 100 hectares, contre 1,0 dans le canton de Zurich.
  • L'efficacité de la gestion professionnelle de la faune est démontrée : un garde-faune a besoin de 8 heures et 2 cartouches pour un tir ciblé. Un chasseur de loisir a besoin de 60 à 80 heures et 15 cartouches pour le même résultat.
  • En 2005, lors d'un nouveau référendum populaire, 90 pour cent de la population genevoise se sont prononcés pour le maintien de l'interdiction de la chasse de loisir. En 2009, une motion pour la réintroduction a été rejetée au parlement cantonal par 70 voix contre 7.
  • Le coût total de la gestion professionnelle de la faune à Genève s'élève à environ 1,2 million de francs par an, réparti entre personnel (environ trois postes à plein temps, répartis sur une douzaine de responsables environnementaux), prévention et indemnisation des dommages. Cela correspond à environ 2,40 francs par habitant et par an.
  • Dans le Parc national de l'Engadine se dessine le même schéma à grande échelle : exempt de chasse depuis plus de 100 ans, les populations de chamois se sont stabilisées à 1'350 animaux, la biodiversité a doublé.

Une présentation détaillée se trouve dans le dossier « Genève et l'interdiction de la chasse » sur wildbeimwild.com.

3. Pourquoi une initiative fédérale ?

25 initiatives cantonales signifient 25 campagnes parallèles, 25 récoltes de signatures et 25 votations – dans des cantons aux conditions politiques de départ très différentes, de Bâle-Ville aux Grisons, de Genève à Appenzell Rhodes-Intérieures. Une initiative fédérale tranche tout d'un coup et crée un droit uniforme de protection de la faune pour toute la Suisse.

Nécessité juridique. L'art. 3 al. 1 de la loi fédérale sur la chasse (LChP) délègue expressément l'organisation de la chasse aux cantons. Les trois systèmes de chasse équivalents – chasse à patente, chasse à affermage et chasse en régie – sont aujourd'hui réglementés au niveau cantonal. Seule une modification de la Constitution fédérale permet d'instaurer une interdiction de la chasse de loisir à l'échelle suisse. L'art. 79a Cst fait de la chasse en régie selon le modèle genevois le standard fédéral (cf. wildbeimwild.com sur la chasse en Suisse).

Seuil de signatures. Une initiative populaire fédérale requiert 100'000 signatures valides en 18 mois. Avec 25 campagnes cantonales menées en parallèle et une récolte nationale bien organisée, ce seuil est réaliste. À titre de comparaison : à Genève, l'interdiction de la chasse a été imposée en 1974 par une simple initiative populaire qui a mobilisé moins d'un tiers de l'électorat.

Double majorité. Une initiative populaire fédérale nécessite la majorité du peuple et des cantons. C'est exigeant, mais atteignable : Genève applique ce système avec succès depuis 50 ans. L'argumentation financière est utilisable au niveau national. La politique du loup mobilise dans toute la Suisse. Le mouvement de protection des animaux est ancré dans toute la Suisse.

Genève comme référence. Si le modèle fonctionne dans un canton suisse depuis plus de 50 ans, il fonctionne partout – c'est l'argument le plus fort de l'initiative et il est utilisable dans toute la Suisse (cf. dossier Genève sur wildbeimwild.com).

4. Conséquences financières

Le budget de référence genevois
Genève avec 282 km² de superficie et environ 500'000 habitants consacre environ 1,2 million de francs par an à la gestion professionnelle de la faune sauvage – 2,40 francs par habitant et par an. Trois postes à temps plein effectuent le travail de plus de 400 anciens chasseurs de loisir, de manière plus efficace et plus économique.

Extrapolation conservatrice pour la Suisse
Pour l'ensemble de la Suisse avec 41'285 km² de superficie et environ 9 millions d'habitants, l'estimation de coûts volontairement conservatrice suivante résulte, tenant compte de la topographie alpine, de la mise en place de la protection des troupeaux et de la gestion de transition :

  • Coûts de personnel : 18 à 35 millions de francs par an. Il faut environ 150 à 250 postes à temps plein (spécialistes avec formation en biologie de la faune ou en écologie de la faune). La concentration sur les régions de conflit – espace alpin avec prédateurs, Plateau avec sangliers et castors, zones riveraines – permet une répartition efficace des postes.
  • Coûts matériels : 5 à 10 millions de francs par an. Équipement, véhicules, infrastructure de monitoring, matériel de protection des troupeaux, informatique, relations publiques et coordination entre les cantons.
  • Indemnisation des dommages : 3 à 8 millions de francs par an. Dommages causés par la faune dans l'agriculture et la sylviculture, dégâts d'abroutissement, dégâts de castors aux cours d'eau, dommages causés par les attaques de loups.
  • Investissement de démarrage pour la protection des troupeaux : 5 à 10 millions de francs ponctuellement. Dans les cinq premières années après le changement de système, un investissement ponctuel dans l'infrastructure de protection des troupeaux est nécessaire pour les cantons alpins : programmes de chiens de protection des troupeaux, clôtures mobiles, parcs de nuit, formation de bergers. Cet investissement n'est pas récurrent.

Coûts bruts totaux : 26 à 53 millions de francs par an. Déduction faite des coûts administratifs supprimés pour les examens de chasse, l'administration des permis, la planification des prélèvements et la surveillance de la chasse ainsi que des coûts actuels pour les tirs de loups (environ 35'000 francs par tir), il en résulte un surcoût net d'environ 15 à 40 millions de francs par an.

Par habitant : 1,70 à 4,50 francs par habitant et par an. C'est moins qu'une tasse de café. Face à cela se trouvent les coûts externes jamais comptabilisés de la chasse de loisir : 76 millions de francs de coûts d'assurance accidents avec la faune, 3,6 millions de francs de coûts d'accidents de chasse SUVA et une partie substantielle des 150 millions de francs de coûts d'entretien des forêts protectrices, attribuables à l'effet de déplacement causé par la chasse.

Par rapport au budget global. Confédération et cantons ensemble disposent d'un budget global d'environ 100 milliards de francs. Les surcoûts nets correspondent à moins de 0,05 pour cent de ce budget.

5. Sur le texte de l'initiative

Art. 79a Cst. – Protection professionnelle de la faune

Art. 79a al. 1 Cst. – Interdiction de la chasse de loisir
L'interdiction de la chasse de loisir par des personnes privées au niveau fédéral est le cœur de l'initiative. Elle correspond au modèle genevois pratiqué depuis 1974 en conformité avec le droit fédéral. L'art. 79a Cst. remplace dans ses effets l'art. 3 al. 1 LChP comme norme de délégation et crée une base juridique fédérale claire pour l'interdiction à l'échelle suisse. Contrairement à une révision de loi, la modification constitutionnelle n'est pas modifiable par le Parlement et protège durablement l'interdiction contre la pression politique du lobby de la chasse de loisir.

Art. 79a al. 2 Cst. – Gestion professionnelle de la faune
À la place des chasseurs et chasseuses de loisir, des gestionnaires de la faune formés professionnellement au service cantonal assument toutes les tâches de soins à la faune et, si nécessaire, de régulation des populations. Ces spécialistes disposent d'une formation en biologie ou en écologie de la faune et agissent sur base scientifique et dans l'intérêt public.

Art. 79a al. 3 Cst. – Abattage comme ultima ratio
L'innovation centrale par rapport au système actuel : un abattage n'est pas la règle, mais l'exception. Les mesures passives – clôtures électriques, effarouchement, déplacement, aménagement de l'habitat – ont la priorité. L'obligation d'autorisation de la commission indépendante pour la faune sauvage selon l'art. 79a al. 3 Cst empêche que la pression politique de groupes d'intérêts particuliers dilue la gestion de la faune sauvage.

Art. 79a al. 4 Cst – Commissions pour la faune sauvage
Les commissions indépendantes pour la faune sauvage s'inspirent du modèle genevois de la commission constitutionnelle pour la faune. La composition issue des associations de protection des animaux et de la nature, de la science et des autorités garantit que les décisions sont prises sur une base factuelle et non sur les mythes idéologiques cynégétiques avec lesquels le lobby des chasseurs de loisir légitime ses pratique depuis des décennies.

Art. 79b Cst – Protection des espèces d'animaux sauvages menacées et protégées

L'art. 79b Cst est particulièrement efficace au niveau fédéral : il empêche que le Parlement – comme cela s'est produit avec la révision LChP 2022 – érode progressivement la protection des espèces. L'interdiction de la régulation préventive des effectifs pour le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre et l'aigle royal est conçue comme un renvoi dynamique et protège aussi les futurs revenants. La « clause minimum » pour la mise en danger immédiate de l'homme garantit que l'initiative ne crée pas de situations de protection qui ne seraient pas gérables dans la réalité (cf. wildbeimwild.com sur les prédateurs et la politique du loup).

Dispositions transitoires relatives aux art. 79a et 79b Cst

Le délai de trois ans (contre deux ans dans les initiatives cantonales) tient compte de la complexité plus grande d'un changement de système à l'échelle suisse : le Conseil fédéral doit élaborer une législation d'exécution, les 26 cantons doivent constituer des commissions pour la faune sauvage et engager des gestionnaires professionnels de la faune sauvage. Le personnel existant des inspectorats cantonaux de la chasse peut servir de base institutionnelle. Le remboursement proportionnel des taxes de permis et des redevances de fermage empêche un enrichissement injustifié de la main publique aux dépens de personnes privées qui ont conclu des contrats de bonne foi.

6. Compatibilité avec le droit supérieur

Conformité à la Constitution fédérale
Une initiative populaire fédérale sous la forme d'un projet élaboré qui modifie directement la Constitution fédérale est par définition conforme au droit fédéral : les nouvelles dispositions de l'art. 79a Cst (protection professionnelle de la faune sauvage) et de l'art. 79b Cst (protection des espèces d'animaux sauvages menacées et protégées) priment sur la loi sur la chasse et créent la nouvelle base constitutionnelle pour l'interdiction de la chasse de loisir à l'échelle suisse et la protection des espèces protégées. Elles supplantent l'art. 3 al. 1 LChP comme norme de délégation, dans la mesure où celui-ci transfère aux cantons l'organisation de la chasse de loisir, et habilitent le Conseil fédéral à édicter la législation d'exécution dans le cadre des art. 79a et 79b Cst.

Convention de Berne et droit international
La Suisse a émis des réserves à la Convention de Berne pour la protection de la vie sauvage et du milieu naturel qui permettent la chasse sur certaines espèces. L'interdiction de la chasse de loisir et de la régulation préventive des effectifs d'espèces protégées ancrée dans les art. 79a et 79b Cst va dans le sens de standards de protection plus élevés et ne contredit pas l'esprit de la Convention de Berne ; elle renforce plutôt la préservation des espèces menacées exigée par le droit international. La directive Habitats de l'UE n'est pas applicable, la Suisse n'étant pas membre de l'UE.

Garantie de la propriété
Le droit de chasse – le droit de chasser les animaux sauvages – relève selon le droit suisse de l'État, non de personnes privées. Les chasseuses et chasseurs de loisir tirent leur autorisation de chasse de l'État (par brevet ou contrat d'affermage). Il n'existe aucun droit de propriété privé sur l'autorisation de chasse qui serait violé par les art. 79a ou 79b Cst. Le remboursement proportionnel des taxes et redevances d'affermage dans la disposition transitoire aux art. 79a et 79b Cst garantit qu'aucune atteinte injustifiée aux droits patrimoniaux n'a lieu.

Unité de la matière
L'initiative respecte l'unité de la matière : l'art. 79a Cst, l'art. 79b Cst, la disposition transitoire et les explications se rapportent exclusivement à la protection et à la gestion des animaux sauvages sur le territoire suisse et présentent un lien matériel étroit.

Comportement de vote : chasseurs de loisir contre protection de la nature

L'affirmation selon laquelle les chasseurs de loisir seraient les « plus grands protecteurs de la nature » est réfutée par leur comportement de vote :

  • Loi sur la chasse 2020 : 51,9 pour cent de non. L'assouplissement de la protection du loup, largement façonné par le lobby de la chasse de loisir, a été rejeté par la population votante (SRF).
  • Initiative biodiversité 2024 : 63 pour cent de non. Activement combattue par le lobby de la chasse de loisir, l'Union suisse des paysans et le PLR (SRF).
  • Parc Adula 2016 : Le deuxième parc national suisse, torpillé par le lobby de la chasse de loisir avec une propagande de la peur. La FCTI (Fédération tessinoise des chasseurs) a ouvertement combattu le parc (wildbeimwild.com).
  • Protection du lagopède Tessin 2021 : La FCTI a combattu la protection du lagopède menacé, sans succès.
  • Munitions sans plomb 2023 : Motion Martina Munz rejetée par 99 voix contre 94, sous la résistance active des chasseurs de loisir au Parlement.
  • Législature 2015 à 2019 : Les chasseurs de loisir au Parlement suisse ont majoritairement fait de la politique contre les préoccupations environnementales.

Formule communicative brève : « Les chasseurs de loisir en politique votent contre les parcs nationaux, contre la biodiversité, contre la protection des espèces. Les faits sont sans équivoque. »

7. Anticipation d'objections prévisibles

« Trop cher »
Les faits : 1,70 à 4,50 francs par personne et par an. Moins qu'une tasse de café. Moins de 0,05 pour cent du budget total de la Confédération et des cantons. Face à cela se dressent 76 millions de francs de coûts d'assurance pour les accidents avec la faune, 3,6 millions de francs de coûts SUVA pour les accidents de chasse et une part substantielle des 150 millions de francs de coûts d'entretien des forêts protectrices, qui sont imposés à la collectivité.
Formule communicative brève : « Moins qu'un café par personne et par an. Moins de 0,05 pour cent du budget. »

« Les populations de gibier explosent »
Les faits : 50 ans de Genève et 100 ans du Parc national de l'Engadine prouvent le contraire. À Genève, les populations se sont stabilisées à un niveau sain, compatible avec la forêt. Dans le Parc national de l'Engadine, les populations de chamois sont stables depuis des décennies à 1350 animaux. Les populations d'animaux sauvages se régulent de manière autonome par la concurrence alimentaire, la défense territoriale, les maladies et les cycles naturels prédateurs-proies. La chasse de loisir perturbe cette régulation naturelle par reproduction compensatoire (cf. études sur wildbeimwild.com).

Formule communicative brève : « 50 ans de Genève. 100 ans de Parc national. Les populations sont stables. Les faits réfutent le mythe. »

« Tradition et culture »
Les faits : La tradition ne légitime aucune maltraitance animale. Le Parc national de l'Engadine a une tradition sans chasse plus longue que la chasse de milice de loisir sous sa forme actuelle. La législation suisse sur la protection des animaux a progressivement élargi au cours des 50 dernières années la protection des êtres sensibles. L'initiative est la prochaine étape logique.

Formule communicative brève : « Le Parc national a une tradition plus longue. Et là, la nature est plus riche. »

« La majorité des cantons est impossible »
Les faits : en 2005, 90 pour cent de la population genevoise a voté en faveur du maintien de l'interdiction de chasse. L'initiative brise un tabou, mais l'argumentation financière (« moins qu'un café »), le modèle probant de Genève et la politique du loup mobilisent dans les cantons au-delà des centres urbains. La majorité des États est exigeante, mais pas impossible : les cantons de Genève, Bâle-Ville, Neuchâtel, Jura et Tessin sont réalistes comme soutiens. Une large coalition d'associations de protection des animaux, de protection de la nature et d'agriculture (argument de protection des troupeaux) est décisive.

Formule communicative concise : « Genève a 90% d'approbation. Les faits convainquent. La Suisse va surprendre. »

« La forêt protectrice a besoin de la chasse de loisir »
Les faits : la chasse de loisir repousse les animaux sauvages dans la forêt (effet de déplacement), au lieu de réduire la pression d'abroutissement. Malgré une chasse de loisir intensive, la part de surface de forêt protectrice avec une influence supportable du gibier est passée de plus de deux tiers (2015) à moins de la moitié (Rapport forestier WSL/OFEV 2025). Dans les régions alpines, un tiers à plus de 40 pour cent de la surface de forêt protectrice présente une pression d'abroutissement sylviculturellement problématique. Le loup réduit de manière prouvée la pression d'abroutissement par le principe du « Landscape of Fear », sans qu'il soit nécessaire d'avoir des chasseurs de loisir (cf. le dossier mythe de la forêt protectrice sur wildbeimwild.com).

Formule communicative concise : « La chasse de loisir aggrave le problème d'abroutissement qu'elle prétend résoudre. Les chiffres le prouvent. »

8. Résumé

Cette initiative permet à la population suisse de se prononcer en faveur d'une gestion moderne et fondée sur les preuves de la faune sauvage et d'une protection complète des espèces sauvages menacées. L'art. 79a Cst suit le modèle genevois éprouvé depuis plus de 50 ans et remplace la chasse de loisir par une protection professionnelle de la faune sauvage. L'art. 79b Cst protège le loup, le lynx, l'ours, le castor, la loutre et l'aigle royal contre les tirs préventifs au niveau fédéral et rend les standards de protection résistants à la pression politique.

Une initiative fédérale est plus efficace que 25 campagnes cantonales : une récolte, un vote, un changement de système. 100'000 signatures en 18 mois sont réalistes avec une campagne nationale bien organisée. La double majorité est exigeante, mais atteignable. Le résultat serait une Suisse où les animaux sauvages ne sont ni des cibles pour les chasseurs de loisir ni les victimes d'une politique de tir politiquement motivée, mais sont protégés professionnellement comme partie d'une nature vivante – pour le bien des animaux et de toute la population.

Comité d'initiative « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage »

[Nom 1], [Nom 2], [Nom 3] …

(Membres du comité domiciliés en Suisse et ayant le droit de vote au niveau fédéral)

Adresse de contact : [Adresse du comité]

Annexe : Documentation complémentaire

Les dossiers et sources suivants étayent l'argumentation de cette initiative et sont disponibles en annexes :

Modèle genevois en détail : wildbeimwild.com/dossiers/genf-und-das-jagdverbot – Présentation complète de la gestion de la faune sauvage genevoise depuis 1974 avec coûts, effectifs et évolution de la biodiversité.

Ce que la chasse de loisir coûte vraiment à la Suisse : wildbeimwild.com – La facture que personne ne présente – Calcul des coûts complets de la chasse de loisir incluant les coûts externes, accidents de gibier et dommages aux forêts protectrices.

Vérification factuelle des mythes cynégétiques : wildbeimwild.com/dossiers/jagdmythen – Réfutation scientifiquement fondée des affirmations les plus fréquentes du lobby de la chasse de loisir.

Études scientifiques : wildbeimwild.com/studien – Collection d'études scientifiques sur l'autorégulation des populations d'animaux sauvages et sur les impacts écologiques de la chasse de loisir.

Chasse en Suisse – Critique, faits, actualités : wildbeimwild.com/jagd-in-der-schweiz – Aperçu continuellement mis à jour de la politique cynégétique suisse.

Dossier loup : wildbeimwild.com/category/wolf – Développements actuels de la politique du loup en Suisse, documentation des meutes, révision LChP 2022.

Prédateurs : wildbeimwild.com/category/raubtiere – Informations sur le loup, le lynx, l'ours et autres prédateurs en Suisse.

Psychologie de la chasse de loisir : wildbeimwild.com/category/psychologie-jagd – Contributions transversales sur la psychologie de la chasse de loisir.

Parc national de l'Engadine : wildbeimwild.com/category/nationalpark – 100 ans de territoire protégé sans chasse comme modèle de référence scientifique.

Animaux sauvages en zone habitée : wildbeimwild.com/category/wildtiere-im-siedlungsgebiet – Contexte de la coexistence entre l'homme et la faune sauvage dans l'espace urbain et suburbain.

Accidents de chasse : wildbeimwild.com/jagdunfaelle – Documentation des accidents de chasse en Suisse, statistiques SUVA, décès depuis 2000.

Formation à la chasse : wildbeimwild.com/die-jagdausbildung – Analyse critique de la formation à la chasse comparée à la formation professionnelle en gestion de la faune sauvage.

Initiative populaire cantonale Bâle-Ville (modèle) : wildbeimwild.com – Initiative populaire Canton de Bâle-Ville – Le modèle pour toute la série d'initiatives cantonales, d'où est issue l'initiative fédérale.

Statistique fédérale de la chasse : jagdstatistik.ch (OFEV) – Statistiques officielles d'abattage et de permis de l'Office fédéral de l'environnement.

Briefing stratégique pour activistes

Initiative populaire fédérale « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage » Document de travail interne – État mars 2026

Résumé

L'initiative fédérale est la stratégie la plus cohérente et la plus efficace pour un changement de système au niveau national dans la gestion de la faune sauvage. Au lieu de 25 campagnes cantonales parallèles, dont beaucoup seraient d'emblée vouées à l'échec dans des cantons fortement marqués par la culture de la chasse, une seule campagne nationale permet la décision au niveau fédéral. 100’000 signatures en 18 mois, la double majorité et la résistance politique du lobby de la chasse de loisir constituent des obstacles réels. Mais le modèle genevois après plus de 50 ans, la vérité des coûts et la politique du loup comme thème mobilisateur offrent une situation de départ qui rend vraiment possible une initiative fédérale.

1. Pourquoi une initiative fédérale ?

Efficacité. Une campagne fédérale au lieu de 25 campagnes cantonales. Une collecte, un vote, un changement de système.

Nécessité juridique. L'art. 3 al. 1 LChP délègue la chasse aux cantons. Seule une modification de la Constitution fédérale crée une interdiction à l'échelle suisse. L'initiative fait de la chasse en régie le standard fédéral.

Dépassement de la faiblesse de la stratégie cantonale. Dans de nombreux cantons – Grisons, Valais, Uri, Schwytz, Appenzell – la chasse de loisir est si fortement ancrée culturellement que les initiatives cantonales sont sans chance dans un avenir prévisible. Un vote national permet à la majorité urbaine de servir de contrepoids.

La politique du loup comme thème mobilisateur national. La révision de la LChP 2022 a porté le débat sur le loup au niveau national. Le paragraphe sur la protection des espèces de l'initiative s'y rattache et mobilise à l'échelle suisse.

Genève comme modèle de référence national. L'argument le plus fort est utilisable nationalement : si cela fonctionne à Genève depuis 50 ans, cela fonctionne partout – à Zurich, à Berne, en Valais, dans les Grisons.

2. Les leçons des campagnes cantonales

Titre positif. « Pour une protection professionnelle de la faune sauvage » au lieu de « Des gardes-faune au lieu de chasseurs » ou « Interdiction de la chasse ». Le titre positif décrit ce que défend l'initiative, pas ce qu'elle combat.

Calcul budgétaire concret. 1,70 à 4,50 francs par habitant et par an. Moins qu'un café. Moins de 0,05 pour cent du budget. L'expérience zurichoise le montre : des estimations de coûts imprécises ou exagérées de la partie adverse peuvent être fatales. Le propre calcul doit être étanche.

Large coalition dès le départ. PS, Verts, PVL, PEV au niveau national. Pro Natura Suisse, WWF Suisse, BirdLife Suisse. Organisations de protection des animaux. Soutien académique. La politique du loup fait des associations de protection de la nature des alliées naturelles.

Protection des espèces comme élargissement de coalition. Le second article mobilise les organisations de protection de la nature qui étaient jusqu'ici sur la défensive dans le débat sur le loup. Cela élargit l'initiative au-delà d'une simple « revendication d'interdiction de chasse ».

Assurer le soutien précoce des partis. Au Conseil national et au Conseil des États, il existe une majorité parlementaire gauche-verte-libérale dans les cantons urbains. Une implication précoce évite le désastre zurichois (0:165 au conseil cantonal).

3. Défis particuliers

100’000 signatures en 18 mois. Cela correspond à environ 185 signatures par jour. Avec une organisation de collecte professionnelle avec des collecteurs rémunérés dans les grandes villes (Zurich, Berne, Bâle, Genève, Lausanne), ceci est réaliste. Une campagne nationale avec une collecte en ligne et hors ligne coordonnée est décisive.

Double majorité. La majorité des cantons exige une majorité dans 12 des 23 voix cantonales (20 cantons + 6 demi-cantons à 0,5). Les petits cantons ruraux avec une forte culture de chasse sont difficiles. La stratégie doit gagner les cantons urbains (Zurich, Berne, Bâle-Ville et -Campagne, Genève, Vaud, Neuchâtel, Jura, Tessin) avec une majorité claire et simultanément ne pas être écartée dans les cantons marqués par la culture de chasse.

Résistance du lobby organisé de la chasse de loisir. JagdSchweiz, les associations cantonales de chasse et les intérêts forestiers et agricoles liés à la chasse de loisir mèneront une campagne d'opposition bien financée. L'argument des coûts et l'affirmation de l'« explosion des populations de gibier » sont les contre-arguments centraux. Tous deux sont réfutables avec le modèle genevois et le parc national.

Cadrage médiatique. La chasse de loisir est souvent présentée de manière non critique dans les médias ruraux. La campagne nationale doit travailler activement avec le journalisme de qualité, les médias sociaux et l'échange direct avec la population urbaine.

Budget de campagne. La vérité des coûts vaut aussi pour les initiateurs et initiatrices : une initiative populaire fédérale contre la chasse de loisir ne peut être gagnée avec des tracts et du bénévolat seuls. Pour résister à la campagne d'opposition bien financée de l'Union suisse des paysans, JagdSchweiz et leurs alliés, il faut un budget de campagne national d'au moins 2 à 3 millions de francs – l'objectif étant de 4 à 5 millions de francs pour une campagne d'égal à égal. Cela correspond à environ 0,25 à 0,55 francs par habitant pour 9 millions d'habitants et se situe nettement en dessous des coûts annuels consécutifs à la chasse de loisir, actuellement supportés par la collectivité.

Organisation et financement. L'initiative fédérale nécessite un fondement professionnel : un comité de soutien national avec une transparence financière claire et une large alliance d'organisations de protection des animaux, de la nature, de l'environnement et de protection des troupeaux. Les dons et cotisations ne financent pas un lobbying permanent, mais une correction systémique unique : passer de la chasse de loisir subventionnée pour 0,3 pour cent de la population vers une protection professionnelle de la faune dans l'intérêt de tous.

4. Analyse des adversaires et réponses préparées

Contre-argument 1 : « Trop cher – l'État ne peut pas financer cela »

Les faits : 1,70 à 4,50 francs par personne et par an. Moins de 0,05 pour cent du budget total de la Confédération et des cantons. En face, il y a 76 millions de francs de coûts d'assurance pour les accidents avec le gibier, actuellement supportés par la collectivité. La chasse de loisir coûte plus à la Suisse qu'elle ne rapporte.

Formule communicative courte : « Moins qu'un café par personne et par an. La chasse de loisir nous coûte aujourd'hui nettement plus. »

Contre-argument 2 : « Les populations de gibier explosent sans chasse de loisir »

Les faits : 50 ans de Genève, 100 ans de parc national de l'Engadine. Populations stables, diversité d'espèces plus élevée, pression d'abroutissement plus faible. La reproduction compensatoire montre : la chasse de loisir produit plus d'animaux qu'elle n'en prélève.

Formule communicative courte : « 50 ans de Genève. 100 ans de parc national. Les faits réfutent le mythe. »

Contre-argument 3 : « La majorité des cantons est impossible »

Les faits : 90 pour cent de votes favorables à Genève en 2005. L'argument du coût est fort dans les petits cantons avec peu de chasseurs de loisir sur de grandes surfaces : la population supporte les coûts, mais n'a aucun intérêt pour la chasse de loisir. La politique du loup mobilise aussi dans les cantons avec agriculture de montagne au sens de la protection des troupeaux.

Formule communicative abrégée : « 90 % à Genève. Les faits convainquent. La Suisse va surprendre. »

Contre-argument 4 : « La chasse de loisir appartient à la culture suisse »

Les faits : Environ 30’000 chasseuses et chasseurs de loisir sur 9 millions d'habitants représentent 0,3 pour cent de la population. La tradition ne légitime aucune maltraitance animale. Le Parc national a une tradition sans chasse plus longue que la chasse de milice de loisir sous sa forme actuelle. À Genève, 90 pour cent de la population ont confirmé l'interdiction de chasse, bien qu'elle ait changé leur « culture ».

Formule communicative abrégée : « 0,3 pour cent de la population. Le Parc national a une tradition plus longue. 90 % à Genève. »

Contre-argument 5 : « La forêt protectrice a besoin de la chasse de loisir »

Les faits : La pression d'abroutissement dans la forêt protectrice a augmenté malgré une chasse de loisir intensive. La chasse de loisir pousse les animaux dans la forêt (effet de déplacement). Le loup réduit de manière avérée la pression d'abroutissement par le principe du « Landscape of Fear ». L'entretien de la forêt protectrice coûte à la collectivité 150 millions de francs par an – et cela, bien que la chasse de loisir ait lieu.

Formule communicative abrégée : « 150 millions de francs d'entretien de forêt protectrice – malgré la chasse de loisir. L'effet de déplacement est avéré. »

5. Stratégie de communication : les trois messages centraux

« Genève montre l'exemple depuis 50 ans. Ce qui fonctionne là-bas, fonctionne partout en Suisse. » L'argument le plus fort est empirique et local : un canton suisse l'a prouvé. Pas un pays scandinave, pas un parc national américain – Genève, Suisse.

« Moins qu'un café par personne et par an. La chasse de loisir nous coûte aujourd'hui nettement plus. » L'argument du coût doit être mené offensivement. Le calcul des coûts complets montre : la chasse de loisir est un projet de subvention pour 0,3 pour cent de la population aux frais de tous.

« Protection professionnelle de la faune au lieu de chasse de loisir. Pour les animaux, pour la forêt, pour nous tous. » Le titre positif porte le message : l'initiative n'est pas contre les chasseuses et chasseurs, mais pour une gestion moderne de la faune fondée sur les preuves dans l'intérêt public.

6. Planning et prochaines étapes

PhaseContenuDélai
Formation du comité et examen préalable du texteConsulter une juriste ou un juriste au niveau fédéral ; membres du comité domiciliés en Suisse et ayant le droit de vote fédéral ; examen préalable par la Chancellerie fédéraleMois 1–4
Dépôt pour examen préalableChancellerie fédérale (art. 68 RPD) ; publication officielle dans la Feuille fédéraleMois 4–5
Début de la récolteDélai de 18 mois ; objectif : 120’000+ signatures comme tampon ; organisation professionnelle de récolte dans toutes les grandes villes dès le premier jourMois 5
Construction de coalitionPS, Verts, PVL, PEV au niveau national ; Pro Natura, WWF, BirdLife, organisations de protection des animaux ; soutien académique ; politique du loup comme thème de coalitionMois 1–15
Dépôt des signaturesChancellerie fédérale, vérification officielleMois 18–20
Délibération parlementaireConseil national et Conseil des États ; message du Conseil fédéral ; intensifier le travail médiatiqueMois 20–36
Campagne de votationMobilisation finale ; argument de Genève ; vérité des coûts ; politique du loup ; mobiliser la majorité urbaineMois 36–42

7. Matériel de campagne

8. Sources complémentaires

Ce document est un modèle de texte de l'IG Wild beim Wild. Il peut être utilisé librement par des activistes, des organisations ou des comités d'initiative et adapté aux conditions politiques au niveau fédéral.

Vérification des faits : les affirmations du lobby de la chasse de loisir

La brochure «La chasse en Suisse protège et profite» de JagdSchweiz se lit comme un prospectus publicitaire – mais les affirmations centrales ne résistent pas à une vérification des faits. Dix narratifs à l'épreuve, de «tâche étatique» à «biodiversité» en passant par «80 % d'approbation» : Dossier : Vérification des faits de la brochure JagdSchweiz →