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Chasse

La chasse de loisir empoisonne notre automne

Une minorité militante terrorise la majorité.

Rédaction Wild beim Wild — 29 octobre 2025

L'automne devrait être une saison de calme, de randonnée, de plénitude.

Des forêts colorées, un air pur, des rencontres avec la nature. Mais que vivons-nous à la place ? Des coups de feu, des chiens de chasse, du sang, de la peur. Une infime minorité de tueurs armés en quête de loisirs, moins de deux pour cent de la population, décide de la vie de la majorité. Les chasseurs de loisir empoisonnent l'automne, ruinent la vie des riverains, des promeneurs, des amis des animaux et des familles.

En Allemagne, en Autriche et en Suisse, la règle officielle est la suivante : les forêts et les chemins sont faits pour tous. Mais la réalité est tout autre. Dès que la saison de chasse commence, les chasseurs de loisir prennent le contrôle. Les randonneurs, les cyclistes, les promeneurs avec des enfants ou des chiens, tous doivent se demander : est-ce sans danger ? Un coup de feu en embuscade, une balle perdue, un projectile égaré nous menacent-ils ?

La chasse transforme l'espace public en lieu de peur. Des personnes qui recherchent la nature et la tranquillité deviennent les prisonnières d'une minorité agressive qui s'arroge le droit de faire des forêts, des champs et même des villages son terrain de jeu sanglant.

Animaux de compagnie : victimes légales de la meute des chasseurs

Toujours le même tableau : des chiens de chasse déferlent sans contrôle dans des jardins privés, pourchassent des chats domestiques, effraient des chiens, menacent des enfants. Des animaux de compagnie chéris sont mis en pièces sous les yeux de leurs propriétaires. Les plaintes restent lettre morte, car le lobby de la chasse a arraché des droits dérogatoires au fil des décennies.

Alors que tout propriétaire de chien ordinaire est soumis à des obligations strictes, les chiens de chasse sont autorisés à traquer, tuer et s'introduire — et leurs maîtres rient encore de la souffrance des victimes.

La liste des scandales est longue — et elle est internationale :

  • Des cerfs pourchassés par des meutes jusque dans des zones résidentielles, où ils sont tués de façon barbare.
  • Des sangliers qui, pris de panique, s'élancent dans des commerces et mettent en danger des passants ou des automobilistes.
  • Des chats déchiquetés par des chiens dans leur propre jardin.
  • Des coups de feu tirés par-dessus des routes et des chemins.

Et pendant ce temps, les chasseurs de loisir affirment que c'est une «traditio», une «protection de la nature» ou même «ler chez-eux».

Violence permanente – traumatisme permanent

La chasse de loisir n'est pas dangereuse uniquement dans les moments où les balles volent ou où les animaux meurent. C'est une agression permanente contre la vie des non-chasseurs :

  • Les coups de feu résonnent à travers les forêts.
  • Les aboiements de chiens déchirent le silence.
  • Les cris des animaux traqués pénètrent jusque dans les maisons.
  • Des carcasses sont traînées à travers villages et champs.
  • Les routes sont bloquées, les promenades empêchées.

La forêt, les champs, même son propre jardin ne sont plus sûrs. Les personnes qui rejettent la chasse de loisir par conviction morale sont contraintes de vivre avec cette violence, et ce pratiquement toute l'année, car la saison de chasse a depuis longtemps été étendue à douze mois.

Impunité par le lobbying

Particulièrement pernicieux : tandis que les chasseurs de loisir chassent sur des propriétés privées, tuent des animaux et mettent des personnes en danger, ils jouissent d'une large impunité. En Allemagne, en Autriche et en Suisse, le lobby de la chasse protège ses membres, les politiciens se défilent, les autorités ferment les yeux.

Les citoyens ordinaires doivent payer des amendes si leur chien court un instant sans laisse. Les chasseurs de loisir, en revanche, ont le droit de laisser des meutes entières chasser sans contrôle. D'autres règles s'appliquent pour eux. Ils peuvent tuer ce qu'ils veulent – animaux sauvages comme animaux domestiques – et lorsque des conflits surviennent, la police et la justice se rangent bien trop souvent de leur côté.

Moins de 2 % dominent 98 %

Moins de deux pour cent de la population sont des chasseurs de loisir. Pourtant, ils décident de la liberté et de la sécurité des 98 pour cent qui ne portent pas d'armes, qui ne tuent pas d'animaux, qui veulent simplement se promener paisiblement dans les forêts et les champs.

La chasse n'est pas de la protection de la nature, ce n'est pas une coutume, ce n'est pas un «régulateur nécessaire». C'est un instrument de pouvoir dépassé d'une petite minorité agressive qui légitime la violence envers les êtres humains, les animaux domestiques et les animaux sauvages.

Allemagne, Autriche, Suisse, partout le même tableau : les chasseurs de loisir terrorisent la population, détruisent la paix, traumatisent des familles, terrorisent les animaux avec leur haine.

Nous ne pouvons plus nous taire. Il est temps de reconquérir les forêts. Il est temps de briser le monopole de la chasse. Il est temps de mettre fin à cette tradition sanglante.

Nos revendications :

  1. Abolition de la chasse de loisir. La chasse ne peut pas être un passe-temps récréatif pour une minorité armée.
  2. Zones sans chasse dans toutes les forêts publiques et les espaces de loisirs de proximité.
  3. Sécurité pour les promeneurs, les familles, les enfants et les animaux.
  4. Protection des animaux domestiques, conséquences pénales pour les chasseurs de loisir et leurs chiens qui blessent ou tuent des animaux domestiques et des animaux sauvages.
  5. Expropriation des droits de chasse sur des terrains privés, interdiction de chasser contre la volonté des propriétaires.
  6. Interdiction des battues et des chasses à courre, fin des poursuites d'animaux jusque dans les zones résidentielles.
  7. Dissolution du lobby de la chasse dans la politique et la justice, mêmes lois pour tous, aucun droit spécial pour les chasseurs de loisir.
  8. Promotion de la protection pacifique de la faune sauvage, de l'observation, de la régulation par des méthodes non létales, retour à un véritable lien avec la nature.

L'automne nous appartient à tous, pas aux chasseurs de loisir.

Pour en savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse nous rassemblons des vérifications des faits, des analyses et des reportages de fond.

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