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Loi sur la chasse

Régulation de la faune sauvage : la protection de la nature proteste

Le fait que les loups puissent être régulés de manière proactive lorsqu'un dommage important est à craindre est incontesté.

Rédaction Wild beim Wild — 3 juillet 2024

Le projet d'ordonnance sur la chasse et la protection est toutefois orienté de manière unilatérale vers les abattages, déconnecté de la réalité en matière de protection des troupeaux et incompatible avec le droit supérieur. Dans leur prise de position relative à la consultation ultérieure, qui se termine le 5 juillet, les organisations de protection de la nature exigent un retour à l'objectif de coexistence avec le loup et le castor, et formulent des propositions d'amélioration concrètes.

L'ordonnance sur la chasse et la protection (OCP) planifiée réglemente en détail une véritable lutte contre le loup et aussi contre le castor, au lieu de favoriser la coexistence entre la faune sauvage et l'être humain. Des améliorations ponctuelles apportées au projet, comme l'introduction d'une réglementation contraignante pour la protection des corridors faunistiques d'importance nationale, ne changent rien au bilan global décevant. Les organisations de protection de la nature Pro Natura, WWF Suisse, BirdLife Suisse et Groupe Loup Suisse exigent des améliorations.

Le castor inutilement dans le viseur et le potentiel écologique du loup ignoré

L'OCP entend désormais permettre des abattages «proactifs» également pour le castor. Cela n'est pas conforme à la loi, n'est pas durable et est inutile, car les territoires de castors qui se libèrent sont rapidement réoccupés. De plus, la prévention des conflits liés au castor fonctionne bien dans les cantons, sans que des abattages aient jamais été nécessaires.

Le retrait de la Confédération de son rôle central dans le programme de protection des troupeaux est arbitraire et déconnecté de la réalité en ce qui concerne le loup. Elle risque ainsi de créer un patchwork cantonal et des lacunes irresponsables dans la protection indispensable des troupeaux. Avec l'ordonnance sur la chasse présentée, la Confédération manque en outre l'occasion de prendre en compte le potentiel écologique du loup pour la santé des forêts. L'état de la forêt devrait constituer un élément nécessaire de la mise en balance globale des intérêts avant toute intervention sur la population de loups.

Régulation proactive : oui, mais

Dans la gestion du loup, la nouvelle ordonnance recèle une incertitude considérable quant à sa compatibilité avec le droit supérieur. Que les loups puissent être régulés de manière proactive lorsqu'un dommage important menace est incontesté. L'ordonnance doit toutefois respecter le droit supérieur et les bases techniques. Ce n'est que si le dommage important menaçant est plausible et ne peut être évité par des mesures moins contraignantes, si la protection des troupeaux raisonnablement exigible est mise en œuvre et si la régulation ne met pas en danger le stock local, que les loups peuvent être abattus de manière proactive. Le conseiller fédéral Rösti l'a également confirmé à maintes reprises : «Seulement s'ils représentent un danger pour les animaux de rente, les êtres humains ou, dans des cas extrêmes, pour les animaux sauvages, des meutes entières peuvent être éliminées. Avant cela, rien ne se passe».

Une mise en œuvre de la «gestion du loup» fondée sur des bases techniques, conforme à la loi et efficace dans l'intérêt de l'agriculture de montagne est possible. La prise de position des organisations de protection de la nature montre comment y parvenir.

Informations complémentaires : 

Réponse à la consultation des organisations de protection de la nature

Source : Communiqué de presse de Pro Natura, WWF Suisse, BirdLife Suisse et Groupe Loup Suisse

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