Les chasseurs amateurs commencent l'année 2025 dignement
Les soi-disant protecteurs des animaux et de la nature remplissent encore une fois les colonnes des médias en ce début d'année, et pas en bien.
Quelques gros titres de la première semaine de janvier montrent clairement que la chasse de loisir ne fonctionne pas. Les chasseurs amateurs n'ont ni une bonne formation, ni le niveau éthique et intellectuel requis, et font preuve de négligence dans l'utilisation des armes.
- Un chasseur amateur tire sur un autre chasseur amateur dans un mirador
- Braconnage et chasseurs amateurs non civilisés : sept plaintes et une avalanche de sanctions dans la région de Cagliari
- Les chasseurs amateurs de Basse-Saxe craignent l'abolition de la chasse
- Un chasseur amateur tire sur un sanglier. Mais non, c'était un poney !
- « Semaines du gibier nuisible » à Aukrug
- « Semaines du renard » à Oelde : PETA adresse de vives critiques au Hegering Oelde pour des mises à mort insensées
Manipulation et contrevérités
En matière de chasse de loisir et de chasseurs amateurs, il est absolument essentiel que la population observe les choses de très près. Nulle part ailleurs la manipulation par le mensonge n'est aussi répandue. La violence et le mensonge sont les deux faces d'une même pièce. Depuis des décennies, la chasse de loisir n'est rien d'autre qu'un chantier permanent, coûteux et source de conflits pour la politique, la sylviculture, l'agriculture, les administrations, la justice, les caisses maladie, les assurances,les organisations de protection des animaux, les organisations de protection de l'environnement et de la nature, la police, la Confédération, les médias, etc.
La chasse de loisir n'est pas un métier honorable. Il n'existe aucune norme, aucune éthique, aucune science sérieuse ni aucune règle dans la chasse de loisir qui résiste aux normes sociales, même au sein de la communauté des chasseurs amateurs, et surtout aux arguments en faveur de la protection des animaux.
Tout comme il n'est pas éthique de décimer une espèce sauvage pour en protéger une autre, le massacre ne peut pas être justifié. On a élevé pendant des décennies des populations d'ongulés artificiellement élevées pour la chasse de loisir. Invoquer maintenant de mauvaises excuses liées à l'absence de prédateurs comme le renard, etc., que l'on continue de combattre notamment dans les milieux des chasseurs de loisir, est tout simplement honteux.
La chasse de loisir comme échec catastrophique
La chasse de loisir représente toujours un échec catastrophique des compétences et de l'imagination scientifiques. Si la mission écologique était vraiment prise au sérieux, le sens de la chasse de loisir ne résiderait en rien d'autre que dans la suppression de sa propre nécessité. La plus grande joie du chasseur de loisir serait alors la forêt s'autorégulant, qui l'épargnerait de devoir s'adonner à son métier sanglant qu'il n'affectionne guère.
Chasser pour décimer et massacrer des populations n'est pas, d'un point de vue historique, de la chasse, mais un zoïcide terroriste. Le meurtre d'animaux sauvages perpétré aujourd'hui par le chasseur amateur moderne résulte principalement de la cupidité, de l'appât du gain, du plaisir, de l'indifférence et du mépris envers le sort des animaux. Les véritables chasseurs des peuples autochtones n'auraient jamais toléré une telle chose.
Les zones de protection de la faune montrent la voie
Des études de biologie de la faune démontrent que les animaux vivant dans une zone de protection perdent une grande partie de leur méfiance forcée et non naturelle, et reportent ainsi davantage leurs activités nocturnes non naturelles vers la journée. Cela devrait également conduire à moins d'accidents de la route impliquant des animaux sauvages — ce que l'on voit, on ne l'écrase généralement pas. Les animaux sauvages se comportent différemment à la lumière du jour. Des biologistes spécialistes de la faune, comme Karl-Heinz Loske, font régulièrement état, avec grande satisfaction, de l'évolution observée dans les zones sans chasse de loisir. On y constate une plus grande diversité des espèces, une densité moindre des espèces sauvages chassables, moins de dégâts et moins d'accidents de la route.
Les expériences menées dans différents pays et régions montrent que la population d'animaux sauvages dans une zone de protection intacte, préservée des chasseurs de loisir, se régule largement d'elle-même. Si une intervention régulatrice s'avère néanmoins nécessaire, celle-ci doit, du point de vue de la protection animale, être assurée exclusivement par des gardes-faune professionnellement formés, qui exercent à titre professionnel une gestion contemporaine de la faune sauvage (protection animale, sécurité, sciences, biologie de la faune sauvage, etc.).
L'introduction d'une gestion éthique de la faune entraîne en outre que, à l'avenir, il ne devrait plus y avoir autant d'accidents de chasseLa sécurité de la population lors d'activités de loisirs en forêt et dans les champs est à nouveau garantie. Les méthodes de chasse cruelles envers les animaux pratiquées «pour le plaisir» appartiennent alors également au passé. L'État permet ainsi à nouveau de vivre des expériences naturelles avec des observations d'animaux sauvages et favorise, comme par exemple dans le canton de Genève, la biodiversité ainsi que le bien commun et le bien-être psychique de la population.
C'est précisément dans une zone densément peuplée que l'introduction d'une gestion contemporaine de la faune sauvage est souhaitable, car elle représente une garantie élevée contre le stress lié à la densité (burn-out, etc.) pour les animaux sauvages. Des animaux sauvages moins stressés sont aussi moins sujets aux maladies et aux troubles comportementaux.
Les populations d'animaux sauvages qui intéressent les chasseurs amateurs ne sont pas véritablement régulées depuis des décennies, mais décimées, tandis que le taux de natalité est stimulé. La conséquence des méthodes actuelles est que les chevreuils, notamment ces animaux de pâturage, deviennent encore plus craintifs et déplacent entièrement leurs activités diurnes vers la nuit. Cela entraîne de nombreux accidents de la route. Les populations de sangliers, de chevreuils, de cerfs et autres ont littéralement explosé et sont hors de contrôle. Ce n'est pas une conception de la nature.
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