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Chasse

Les Grisons autorisent à nouveau les chasseurs de loisir à abattre des loups

Les chasseurs des Grisons doivent continuer à pouvoir tirer des loups.

Rédaction Wild beim Wild — 6 mai 2025

Le gouvernement des Grisons autorise à nouveau les chasseurs de loisir à tuer des loups, mais rejette la demande de l'UDC visant à réduire les sanctions en cas de tirs erronés.

La coexistence entre l'être humain et le loup reste sur le papier un objectif central. C'est ce que le gouvernement a indiqué à l'UDC en réponse à sa motion de groupe. En revanche, il a rejeté les demandes de réduction des amendes en cas de tirs erronés. C'est ce qui ressort de la réponse du gouvernement à la motion de groupe de l'UDC. Le parti exigeait d'impliquer davantage les chasseurs de loisir dans les abattages de loups, de réduire les amendes administratives en cas de tirs erronés, de faire approuver par la Confédération le plus grand nombre possible d'abattages et de prolonger la chasse au loup.

À l'exception du premier point, le gouvernement grison a rejeté toutes les demandes. Concernant les amendes administratives, il a précisé que l'abattage d'une espèce protégée constitue une infraction pénale et que c'est donc le ministère public qui décide de l'amende.

S'agissant des autorisations fédérales, les autorités cantonales ont une nouvelle fois réaffirmé sur le papier l'objectif de coexistence entre l'être humain et le loup. Cela nécessite à la fois la protection des troupeaux et des abattages. La législation fédérale sur la chasse définit dans quelle mesure il est permis d'intervenir sur les populations. Les Grisons ont épuisé cette marge de manœuvre lors de la dernière saison de chasse avec 48 loups abattus.

En principe, les Grisons auraient pu tuer 66 loups. C'est le nombre d'abattages qui avait été autorisé. L'UDC demandait donc de prolonger à l'avenir la chasse jusqu'à ce que tous les abattages autorisés aient été effectués.

Le gouvernement a toutefois expliqué qu'en fin de saison de chasse, il devient pratiquement impossible de distinguer les jeunes loups des animaux adultes. Une chasse prolongée et une implication accrue des chasseurs de loisir ne feraient donc que provoquer des tirs erronés.

2’900 chasseurs amateurs se sont informés

En revanche, les autorités ont salué la nouvelle implication des chasseurs amateurs lors de la saison de chasse régulière. 2’900 chasseurs amateurs ont suivi l'année dernière une formation sur la chasse au loup dispensée par l'Office de la chasse et des sottises (AJF) dans le canton. Il est prévu de faire de même cette année.

Bien que l'on puisse difficilement qualifier de formation une soirée d'information de deux heures destinée aux pires tireurs de Suisse. On ne peut pas apprendre à un chasseur amateur en une seule soirée comment massacrer les bons animaux tout en évitant de détruire une meute. Ce n'est pas seulement dans le canton du Valais que de mauvais animaux sauvages ont été abattus lors de la misérable chasse proactive au loup 2024/25. Là-bas, 11 des loups abattus n'auraient pas appartenu aux meutes dont l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) avait autorisé l'abattage.

Dans le canton des Grisons, un tueur d'animaux sauvages a même abattu 3 lynx protégés lors de la chasse au loup.

Le test de tir obligatoire suffit-il pour les chasseurs amateurs ?

Depuis 2015, les chasseurs amateurs doivent se soumettre périodiquement à un test de tir dans tous les cantons.

Le chasseur amateur tire au total huit coups, quatre avec des plombs et quatre avec des balles. Ces dernières sont tirées depuis une distance de 100 mètres sur une cible de dix. Les impacts sur les zones huit, neuf et dix sont comptabilisés comme des touches. Avec le fusil, le chasseur amateur tire depuis 30 mètres sur une cible mobile, comme un pigeon d'argile. Sur l'ensemble des huit tirs, le tireur doit enregistrer au moins une touche. Sinon, l'examen est considéré comme non réussi. Toutefois, le chasseur amateur dispose d'un nombre illimité de tentatives. Autrement dit : même le moins doué ou un aveugle finira bien par obtenir suffisamment de touches. 

En ce qui concerne la précision de tir, les chiffres relatifs aux accidents de chasse et aux recherches de gibier blessé ne montrent guère d'évolution significative depuis l'introduction du test de tir périodique.

Selon les données de la statistique fédérale de la chasse, en 2023, on a retrouvé sur l'ensemble du territoire 43 cerfs rouges, 132 chevreuils, 11 chamois, 30 sangliers, 57 renards, 8 blaireaux et 1 lièvre des champs comme animaux morts avec des blessures par balle — soit 282 animaux.

Ces animaux trouvés morts ne représentent naturellement qu'une fraction du gibier tombé réellement existant : les animaux sauvages morts sont principalement découverts en bord de route, sur les sentiers de randonnée les plus fréquentés ou sur les itinéraires de contrôle et d'affût des gardes-chasse et des chasseurs amateurs. Il est à supposer que des animaux sauvages périssent également loin des routes et des chemins, dans des terrains inaccessibles aux humains (haute montagne, taillis), et que leurs carcasses soient rapidement « éliminées » par des charognards. C'est pourquoi la statistique du gibier tombé ne reflète, elle aussi, que la partie émergée de l'iceberg en ce qui concerne les animaux sauvages blessés par balle.

Tous les animaux répertoriés comme « abattus » dans la statistique cynégétique ne sont pas non plus morts au premier coup de feu. Dans le seul canton des Grisons, quelque 450 à 500 recherches au sang sont effectuées chaque année pour les cerfs seuls. Jusqu'à 50 % des animaux blessés ne sont pas retrouvés lors de la recherche. De plus, une recherche au sang n'est pas effectuée pour toutes les espèces animales.

On peut affirmer avec certitude que chaque année, des milliers d'animaux sauvages sensibles sont blessés par balle par des chasseurs amateurs et ne peuvent être soulagés de leur souffrance par une recherche au sang — et tous ces animaux sont exposés à de graves détresses (peur, douleur, stress).

Face au nombre élevé d'accidents de chasse, de tirs manqués et de recherches au sang, l'IG Wild beim Wild réclame des tests de vue obligatoires pour les chasseurs amateurs à intervalles réguliers. « Le législateur ne peut pas fermer les yeux », a lancé l'IG Wild beim Wild.

 

Pour en savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse nous regroupons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond.

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