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Faune

De la viande, de la viande et encore de la viande

Des impulsions et des lignes directrices politiques sont nécessaires pour amorcer une transition vers davantage de produits végétaux.

Rédaction Wild beim Wild — 1. août 2024

Malgré leurs objectifs climatiques, les détaillants ne font la promotion (presque) que de la viande durant la saison du barbecue, comme le révèle une analyse des publicités consacrées aux produits de grillade de six détaillants suisses.

  • Au total, 559 produits de grillade ont été promus, dont 83 pour cent étaient en promotion.
  • La viande domine : 80 pour cent des produits de grillade en réduction sont des produits carnés.
  • Remises les plus élevées : jusqu'à 51 pour cent de rabais sur les produits carnés.
  • Au total, 94 pour cent des produits promus étaient d'origine animale, contre seulement six pour cent issus d'alternatives végétales comme les pois ou le soja.

Lorsqu'il s'agit de grands objectifs et de belles paroles, les détaillants suisses sont au sommet : ils ont pris conscience de l'importance de leurs actes pour l'environnement et le climat. C'est pourquoi tous — à l'exception de Volg — se sont fixé un objectif climatique scientifique. Paradoxal, pourtant, ce que le WWF-Grill-Check démontre une fois de plus : c'est principalement la viande qui, durant la saison du barbecue, est non seulement mise en avant de manière dominante dans les publicités, mais aussi bradée au point de frôler le prix de solderie. Or la production de viande génère des émissions particulièrement néfastes pour le climat. Pour atteindre leurs objectifs climatiques, les détaillants devraient en vendre nettement moins.

L'analyse révèle que seuls six pour cent des produits de grillade promus sont des alternatives végétales — par exemple des burgers ou des saucisses à base de soja ou de pois. Même en matière de rabais, la viande arrive en tête. Coop et Denner accordent jusqu'à 51 pour cent de réduction sur les produits carnés, tandis que la remise la plus élevée pour un produit végétarien chez Lidl n'atteignait que 38 pour cent. On observe une légère tendance vers davantage de fromage à griller. Mais même si cela peut être interprété comme un signe de bonne volonté, cela apporte peu du point de vue climatique, car le fromage est lui aussi associé à des émissions élevées.

Citations de Mariella Meyer, experte en alimentation au WWF Suisse :

«Les détaillants jouent un rôle important : ils décident de ce qu'ils proposent, de la façon dont ils présentent les produits, de ceux qu'ils mettent en avant – et peuvent ainsi contribuer à orienter les décisions d'achat des consommateurs et consommatrices.»

«Les préférences individuelles et les antécédents jouent un rôle dans le choix des aliments, mais les décisions sont façonnées par notre environnement alimentaire – comme les supermarchés – et par des facteurs échappant au contrôle des consommateurs et consommatrices, tels que la disponibilité, l'accessibilité financière, l'accessibilité physique et la publicité.»

«Les détaillants doivent repenser leurs stratégies publicitaires et miser davantage sur des alternatives durables et végétales pour avoir un véritable impact positif sur le climat.»

Pourquoi la consommation de viande est-elle un problème ?

En Suisse, 13 millions de poulets, 1,5 million de bovins et 1,4 million de porcs sont élevés chaque année. C'est presque deux fois plus d'animaux de rente que d'habitants en Suisse. Cela a des répercussions sur la nature et le climat. Sur les gaz à effet de serre produits par l'agriculture – pas moins de douze pour cent des émissions totales de la Suisse – 85 pour cent sont imputables à l'élevage. L'énorme quantité de lisier produite par les animaux de rente surcharge les sols et les eaux en nutriments, ce qui entraîne une pollution des eaux et une perte de biodiversité. À cela s'ajoute le fait que les animaux de rente nécessitent de grandes quantités de fourrage. En définitive, 60 pour cent des terres arables en Suisse sont utilisées pour la culture de fourrages. Ces surfaces pourraient être directement utilisées pour cultiver des plantes destinées à la consommation humaine. Il serait ainsi possible de nourrir davantage de personnes avec des denrées alimentaires suisses – car l'élevage est en fin de compte inefficace. On investit dans un animal plus de calories que l'on n'en retire : en moyenne, sept calories d'origine végétale doivent être données en pâture pour produire une calorie de produits d'origine animale.

Vous pouvez, avec bienveillance, aider tous les animaux et notre planète. Choisissez la compassion dans votre assiette et dans votre verre. Go vegan.

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