Une affaire d'appropriation illicite liée à la possession d'un chat
L'attachement à un chat a conduit une retraitée de 68 ans devant le tribunal de district de Zurich. Selon l'ordonnance pénale du ministère public, la femme nourrissait systématiquement le chat du voisin, "Leo". Un jour, celui-ci ne voulut plus rentrer chez lui.
Le ministère public souhaitait condamner la retraitée pour appropriation illicite à une peine pécuniaire avec sursis de 30 jours-amende à 120 francs chacun.
À cela devait s'ajouter une amende de 800 francs. La femme n'ayant pas accepté l'ordonnance pénale, l'affaire a été portée devant le tribunal.
La retraitée avait nourri «Leo», qui vivait dans le même immeuble, à plusieurs reprises sur une période d'environ 10 mois, et l'avait laissé entrer dans son appartement. Elle continua à le faire même après que la propriétaire le lui eut expressément interdit par écrit.
Selon l'ordonnance pénale, la prévenue avait en outre reprogrammé sa propre chatière de manière à ce que «Leo» puisse entrer et sortir chez elle à tout moment. Il en résulta que la propriétaire légitime attendit en vain avec de la nourriture. «Leo» ne revint plus.
Le «nourrissage systématique» est punissable
Des affaires de ce type se retrouvent de plus en plus souvent devant les tribunaux, car les propriétaires légitimes dénoncent les «nourrisseurs». Sur le plan juridique, les chats constituent un «bien d'autrui». Le fait de nourrir systématiquement un chat appartenant à un tiers et de le laisser entrer chez soi est considéré comme une appropriation illicite. Toutefois, le simple fait de nourrir occasionnellement le chat d'un voisin n'est pas punissable.
Le 6 mai 2025, la femme de 68 ans a pu éviter une condamnation pour avoir nourri le chat du voisin. Elle a trouvé un accord amiable avec la propriétaire devant le tribunal de district de Zurich.
La teneur exacte de l'accord n'est pas connue. En marge de l'audience, les parties ont toutefois déclaré aux médias que la retraitée est désormais la nouvelle propriétaire de «Leo». L'ancienne propriétaire a retiré sa plainte pénale.
Les deux parties s'étaient présentées au tribunal de district accompagnées d'avocats. L'audience de conciliation s'est tenue à huis clos. Les frais sont à la charge de la caisse du tribunal.
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