Contre tous les instincts : des animaux viennent en aide à d'autres espèces
Comment la vie dans les fermes d'élevage de fourrure influence le quotidien des animaux sauvages.
Le 4 octobre a été célébrée la Journée mondiale de la protection des animaux, une journée au cours de laquelle nous réfléchissons à l'incroyable diversité animale et à toutes les espèces uniques avec lesquelles nous partageons notre planète.
Les visons, les renards et les chinchillas, espèces que l'on trouve typiquement dans les fermes d'élevage de fourrure en Europe, sont par nature des animaux sauvages qui mènent une vie fascinante dans leurs habitats naturels.
Nous examinons comment ces animaux vivent à l'état sauvage et comment leurs instincts naturels sont réprimés dans les fermes d'élevage de fourrure.
Une vie de chien pour les renards
Les renards roux vivent principalement en couples ou en groupes familiaux pouvant compter jusqu'à dix adultes et jeunes, et creusent des terriers aux multiples tunnels. Leurs cousins arctiques parcourent des dizaines de kilomètres. Dans les fermes d'élevage de fourrure, les deux espèces sont cependant condamnées à l'isolement dans des cages grillagées de 0,8 à 1,2 m².
Les visons sont confinés dans des cages encore plus petites, alors qu'à l'état sauvage ils grimpent et sautent entre les arbres, parcourant jusqu'à 3 km² par jour — quand ils ne plongent pas jusqu'à six mètres de profondeur et ne nagent pas sous l'eau sur plus de trente mètres.
Même le modeste chinchilla peut sauter jusqu'à quatre fois la hauteur des cages de 50 cm dans lesquelles il est enfermé dans les fermes. Habitués à vivre en colonies de plus de 100 individus qui se regroupent en couples, ils se voient désormais limités à de petits groupes.
Les principaux besoins physiques et psychologiques des animaux ne pouvant être satisfaits, des comportements perturbés apparaissent, tels que les allées et venues incessantes, les mouvements circulaires, le mordillage du pelage et la morsure de la queue. Les automutilations, les plaies infectées, les membres manquants et même le cannibalisme ne sont pas rares dans les fermes d'élevage de fourrure, pas plus qu'un taux élevé de mortalité à la reproduction et en période néonatale.
Étant des animaux sauvages, ils ont naturellement peur des humains. Lorsque de lourds gants ne suffisent pas à assurer une protection adéquate, les soigneurs recourent à des pinces cervicales ou corporelles en métal, voire à des pièges installés dans les cages.
Aucun animal ne se porte bien dans les fermes d'élevage de fourrure
Le programme WelFur prétend évaluer le bien-être des animaux dans les fermes à fourrure en Europe. Toutefois, les protocoles ayant été conçus pour l'élevage en cage, les résultats des études indiquent uniquement que toutes les fermes à fourrure se ressemblent fondamentalement, et non que les animaux vivent dans des conditions adéquates.
Le bien-être animal ne peut être appréhendé qu'à travers le prisme des Cinq Domaines, qui évalue l'équilibre entre les expériences et les émotions positives et négatives — un changement de paradigme par rapport à l'ancien modèle des Cinq Libertés, axé sur l'élimination des expériences négatives. Sur la base de cette approche centrée sur l'animal, l'élevage d'animaux à fourrure constitue manifestement une cruauté totalement inacceptable. Il doit être arrêté.
Si vous êtes vous aussi d'avis qu'aucun animal ne devrait être puni pour avoir de la fourrure, et qu'au contraire la détention d'animaux dans des fermes où ils sont tués pour leur fourrure devrait être illégale, n'hésitez pas à signer notre Initiative citoyenne européenne «Fur Free Europe«, afin d'interdire les fermes à fourrure et les produits issus de fourrure d'élevage sur le marché européen.
«Fur Free Europe«, le dernier rapport, examine de plus près les besoins éthologiques des espèces animales élevées pour leur fourrure, et la manière dont les conditions auxquelles ces animaux sauvages sont soumis rendent impossible la satisfaction de leurs besoins comportementaux.
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