6 avril 2026, 18:46

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Loi sur la chasse

Fondation Capellino : la raison plutôt que la romantique du plomb

L'Italie gronde : la politique veut «moderniser» la chasse de loisir, c'est-à-dire encore plus d'armes, moins de règles, et encore plus de carte blanche pour le «tir écologique».

Rédaction Wild beim Wild — 4 novembre 2025

La Fondation Capellino déclare : assez de cette mascarade absurde.

Car pendant que la politique prêche la romantique de la chasse, la réalité ressemble plutôt à un western mal écrit, avec des sangliers en rôle secondaire et la nature en dommage collatéral.

Le projet de loi n° 1552 doit «adapter» la loi sur la chasse 157/92. Traduit : plus de tirs, moins de protection. Dommage seulement que 70 % de la population, selon les sondages Ipsos et Piepoli, voient les choses très différemment. Mais depuis quand l'opinion majoritaire intéresse-t-elle les politiciens, quand quelque part une association de chasseurs sort la saucisse du gril ?

Rien ne justifie la chasse, sinon peut-être l'ego

Plus de 210’000 personnes ont suivi l'événement«Rien ne justifie la chasse» en direct. C'est environ 200’000 de plus que lors d'une assemblée typique de chasseurs avec goulache gratuit.

Le président de la fondation, Pier Giovanni Capellino, reste factuel, étonnamment plus factuel que la situation ne le mérite :

Nous ne voulons pas interdire la chasse, mais empêcher que de nouvelles lois n'aggravent les dégâts.

Une phrase qui sonne comme si l'on ne voulait pas éteindre un incendie, mais au moins éviter que les pompiers n'y versent encore de l'essence.

La science plutôt que la sagesse du chasseur

La Fondation Capellino mise sur les faits. Une commission indépendante composée de véritables expertes et experts devra à l'avenir étudier scientifiquement la question de la chasse — des personnes armées d'un microscope plutôt que d'une lunette de visée.

Car les mythes de la chasserie sont tenaces comme les résidus de plomb dans le gibier :

  • «Nous protégeons la biodiversité !» – En la décimant ?
  • «Nous sommes des défenseurs de la nature !» – Avec un silencieux ?
  • «Sans nous, il y aurait trop d'animaux !» – Sans vous, il y aurait peut-être trop d'arguments.

En effet, les écologues du monde entier le démontrent : la nature se régule elle-même, si on la laisse faire. Mais cela dérange précisément ceux qui aiment à se présenter comme les «représentants de Dieu dans la forêt».

La politique en proie à la fièvre de la chasse

La députée Eleonora Evi a mis le doigt sur la plaie lors de l'événement (et non sur le sanglier) :

L'idée que la chasse contribue à la protection de la biodiversité est scientifiquement infondée.

Cela n'empêche pas certains parlementaires de se mettre en scène en héros écologistes, tout en astiquant leur fusil dans le placard. Il semblerait qu'en Italie comme ailleurs, un simple permis de chasse suffise soudainement à devenir un «gestionnaire de la nature» — un titre professionnel qui existe dans la réalité à peu près aussi souvent que des chasseurs amateurs sans plomb.

La chasse — dernier refuge des mythes masculins

Soyons honnêtes : la chasse de loisir n'est plus depuis longtemps un «artisanat nécessaire», mais une activité de substitution pour ceux qui ne conçoivent la nature qu'à travers des trophées. Lorsque les chasseurs amateurs affirment qu'ils «adorent les animaux», cela ressemble un peu à :

J'aime ma femme — surtout en papier peint.

Et lorsque les associations de chasseurs déclarent qu'ils «luttent pour la protection des espèces», c'est comme si McDonald's décernait le prix de la protection animale.

Fondation Capellino : des faits plutôt que des fusils

La fondation réclame donc une commission indépendante, fondée sur des bases scientifiques, libre de tout lobbying, de toute idéologie et de toute sagesse de comptoir. Objectif : comprendre la réalité, et non l'embellir. Car le plus grand problème de la chasse de loisir, ce n'est pas le gibier, mais la vision du monde.

Il s'agit de biodiversité, de bien commun et de responsabilité. Des valeurs que l'on ne peut pas abattre, mais seulement protéger.

Capellino le dit clairement :

Nous n'avons rien à gagner, mais tout à défendre : le droit des générations futures à vivre en harmonie avec la nature.

Une phrase qui, dans les milieux de la chasse, est probablement jugée «radicale». Là où l'on croit qu'un coup de feu dans la forêt crée d'une façon ou d'une autre un «équilibre».

Conclusion : en finir avec le mythe de la gâchette verte

La chasse n'est pas une protection de la nature, mais un loisir aux effets secondaires sanglants. La fondation Capellino nous rappelle que la véritable protection de l'environnement repose sur le savoir, et non sur les histoires de chasseurs.

Pendant que certains s'imaginent encore être les «gardiens de la forêt», la fondation œuvre à un avenir où la forêt n'aura plus besoin de gardiens armés.

Car la nature n'a pas besoin de sauveurs en camouflage — elle a seulement besoin que l'on cesse enfin de tirer sur elle.

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