Autriche : un chasseur amateur abat le chien de son voisin
Il n'existe aucune association dotée d'un statut juridique dont les membres soient aussi profondément ancrés dans la criminalité que les chasseurs amateurs au sein des sociétés de chasse.
En novembre de l'année dernière, un propriétaire de chien dans le district de Feldkirchen a demandé à son voisin – un chasseur amateur – d'abattre son Bouvier bernois. Le chasseur aurait attaché l'animal à une souche d'arbre sur le terrain du propriétaire et l'aurait tiré au fusil à pompe. Comme le chien n'est pas mort immédiatement après le premier tir, il a dû recharger le fusil pour achever l'animal qui gémissait. Des promeneurs ont été alertés par l'incident et ont déposé une plainte.
La police découvre d'autres infractions
Au cours de l'enquête policière pour cruauté envers les animaux, plusieurs infractions à la loi sur la chasse auraient également été imputées au chasseur amateur. De plus, l'homme de 67 ans «ne possédait pas, au moment des tirs, de permis de chasse valable pour le territoire de chasse concerné«, selon la police.
Plainte déposée – décision en attente
Un porte-parole de la préfecture de district de Carinthie a confirmé la réception d'une plainte correspondante auprès de l'autorité compétente en matière d'armes. Le dossier est examiné attentivement. Sur l'affaire elle-même, l'autorité ne souhaite pour l'instant faire aucune autre déclaration pour des raisons de protection des données.
Il est désormais passible de poursuites pénales pour cruauté envers les animaux et infractions à la loi sur la chasse. La question d'un éventuel retrait de son permis de chasse sera tranchée par la fédération des chasseurs de Carinthie. En Carinthie, les cartes de chasse sont délivrées par le maître-chasseur de district. La fédération des chasseurs assume, pour les questions relatives aux permis de chasse, les attributions d'une autorité administrative.
Chien « éliminé » par commodité
Le juge Pöllinger, lui-même ami des chiens, connaisseur, voire juge lors de concours canins : «Un vieux chien a tout simplement été éliminé – par pure commodité. » Pour économiser les frais de refuge ou de vétérinaire.
Pendant dix ans, « Bella » a été une fidèle chienne de ferme. La sanction sera d'autant plus lourde : le maître comme le chasseur devront chacun payer 3600 euros et écoperont en plus de six mois avec sursis pour maltraitance animale. Tous deux sont venus sans avocat — ce qui a sans doute contribué à ce qu'ils fassent une piètre figure — et ont néanmoins accepté la peine. «On est de toute façon les idiots», dit l'un d'eux.
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