Accidents avec la faune sauvage : 50 millions de francs de dégâts matériels
En Suisse, les accidents impliquant des animaux sauvages causent chaque année 50 millions de francs de dégâts matériels. Les cantons du Jura, des Grisons et de Fribourg sont particulièrement touchés.
Dans les cantons du Jura, des Grisons, de Fribourg et de Thurgovie, le risque de collision avec un animal sauvage est particulièrement élevé, comme le montrent les données sinistres de l'AXA.
À l'échelle suisse, le montant total des dommages est estimé à plus de 50 millions de francs. En cas de collision, il faut immédiatement prévenir la police — faute de quoi on s'expose à des poursuites pénales pour maltraitance animale.
Chaque année, des milliers d'animaux sauvages perdent la vie sur les routes. Rien qu'auprès de AXA, le plus grand assureur automobile de Suisse, plus de 3 000 accidents impliquant des animaux sauvages sont déclarés chaque année. Le montant des dommages s'élève à environ 11 millions de francs par an ; à l'échelle nationale, ce chiffre dépasse vraisemblablement les 50 millions de francs.
Un risque accru dans quatre cantons
La probabilité d'entrer en collision avec un animal n'est pas la même dans toutes les régions de Suisse. Les automobilistes doivent faire preuve d'une vigilance particulière dans les cantons du Jura, des Grisons, de Fribourg et de Thurgovie — le risque y est jusqu'à sept fois plus élevé que dans d'autres cantons.

Prudence aux heures de pointe du matin et du soir
Le risque d'accident avec un animal sauvage existe en principe à toute heure du jour et en toute saison. «Une vigilance accrue s'impose toutefois en octobre, novembre et décembre. En effet, lorsque les jours raccourcissent, les animaux sauvages se déplacent plus souvent au même moment que les automobilistes. De plus, il fait sombre aux heures de pointe du matin et du soir, ce qui fait que l'on aperçoit souvent tardivement les animaux sur la chaussée», déclare Michael Pfäffli, responsable de la recherche sur les accidents à l'AXA.
Signaler immédiatement tout accident avec un animal sauvage à la police
Si un animal sauvage surgit véritablement à l'improviste devant le véhicule, un freinage d'urgence est préférable à toute tentative d'évitement. En cas de collision malgré tout, la loi impose d'avertir immédiatement la police. Celle-ci fait alors appel à des gardes-faune, à des chasseurs de loisir ou à d'autres spécialistes chargés de rechercher l'animal blessé et, si nécessaire, de mettre fin à ses souffrances.
«Quiconque ne contacte la police que tardivement ou seulement à la demande de son assurance commet une infraction et risque des poursuites pénales pour cruauté envers les animaux», selon l'expert juridique d'AXA-ARAG Cyril Senn. «Si l'on ne signale pas immédiatement un accident impliquant un animal à la police, il se peut qu'un animal blessé souffre pendant des heures. C'est une violation de la loi sur la protection des animaux et peut donc entraîner une condamnation pour cruauté envers les animaux et une inscription au casier judiciaire.»
Remarque concernant l'assurance
Les dommages matériels au véhicule sont remboursés si une assurance partielle ou complète est en place et que l'accident a été constaté par la police.
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