2 avril 2026, 02:13

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Environnement et conservation de la nature

L'accord de l'ONU sur les plastiques échoue pour la première fois à Genève

Les efforts récents visant à parvenir à un accord mondial contraignant pour endiguer la pollution plastique ont échoué pour le moment.

L'équipe éditoriale Wild beim Wild — 19 août 2025

La cinquième session (INC-5.2) des pourparlers de l'ONU à Genève s'est achevée sans accord. Le calendrier de la reprise des négociations reste incertain.

Pendant plus de dix jours, environ 2 600 participants – dont 1 400 délégués de 183 pays et de nombreux observateurs – se sont réunis au siège de l'ONU, le Palais des Nations à Genève, pour négocier un traité juridiquement contraignant contre la pollution plastique.

Les textes finaux – soit deux versions au total – n'ont pas été approuvés.

Causes de l'échec : Production de plastique et produits chimiques

L’accord devrait-il inclure des limites contraignantes à la production de plastique ou se concentrer sur la gestion des déchets ? Plus de 100 pays, dont l’UE, la Chine, Tuvalu et l’Ouganda, ont plaidé pour des limites de production contraignantes et une réglementation des additifs.

Cette proposition s'est heurtée à l'opposition de pays comme les États-Unis, l'Arabie saoudite et le Koweït, qui privilégiaient le recyclage, l'hygiène des produits et l'amélioration de leur conception, et rejetaient catégoriquement toute limitation de la production. Ce blocage a finalement conduit à l'échec de l'accord.

Entre frustration et persévérance

Les coprésidents de la Coalition des hautes ambitions – qui regroupe une centaine d'États ambitieux, dont des pays de premier plan comme la Norvège et le Danemark – ont exprimé leur déception. Le Danemark a qualifié cet échec de « vraiment regrettable ».

La directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen, a souligné que malgré les blocages, « tous les pays souhaitent clairement rester à la table des négociations ». Selon l'agence onusienne pour l'environnement, la pollution plastique est omniprésente : dans les cours d'eau, les sols, les êtres vivants et même dans le corps humain.

Les défenseurs de l'environnement ont exprimé de vives critiques : Greenpeace a accusé les négociations d'ignorer « l'expansion irrésistible de la production de plastique » ; le WWF a mis en garde contre « davantage de dégâts, davantage de souffrances, davantage de dévastation ».

Le débat sur le plastique dépasse le simple cadre des questions environnementales ; il affecte également la santé et la reproduction : les additifs endocriniens présents dans les plastiques, tels que les phtalates et les bisphénols, sont liés à une baisse mondiale du nombre de spermatozoïdes.

Une partie du problème mondial reste non résolue.

L'alliance de négociation doit faire face à des critiques croissantes : des échecs répétés et un processus opaque suscitent des inquiétudes quant au principe de consensus – certains experts préconisent un vote à la majorité qualifiée pour éviter de futurs blocages.

Parallèlement, les chiffres augmentent : plus de 460 millions de tonnes de nouveaux plastiques sont produits chaque année, et environ 20 millions de tonnes finissent par polluer l'environnement.

Aucun calendrier précis pour la poursuite des négociations n'est encore établi. Cependant, Inger Andersen a souligné que le processus se poursuivra, malgré de nouveaux défis, notamment la demande de procédures plus inclusives et transparentes.

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