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Éducation

Pourquoi l'obésité ne pose pas de problème aux ours

Les ours accumulent d'énormes réserves de graisse avant l'hibernation. Pourtant, ils restent en bonne santé. La recherche montre pourquoi l'obésité ne leur est pas préjudiciable.

Rédaction Wild beim Wild — 8 octobre 2021

De importantes réserves de graisse ne rendent pas les ours bruns malades, contrairement aux humains, rapportent des chercheurs viennois.

Des quantités généreuses de «bon cholestérol» (HDL) et d'«antioxydants» les préservent, durant l'hibernation, des effets néfastes pour la santé.

Il serait peut-être possible d'exploiter les stratégies métaboliques de maître Petz pour lutter contre l'artériosclérose chez l'être humain, expliquent des scientifiques dans la revue spécialisée «Scientific Reports».

Une équipe dirigée par Sylvain Giroud, de l'Institut de recherche sur la faune sauvage et l'écologie de l'Université vétérinaire de Vienne, a étudié le métabolisme du cholestérol et les valeurs sanguines d'ours bruns européens (Ursus arctos) vivant à l'état sauvage, qui avaient accumulé d'importantes réserves de graisse pour ne pas mourir de faim pendant l'hibernation. Durant cette période, leur métabolisme lipidique se transforme radicalement, expliquent les chercheurs. Divers mécanismes compensatoires maintiennent toutefois les animaux en bonne santé malgré des taux élevés de lipides sanguins.

L'étude suscite des espoirs pour l'être humain

Ainsi, par exemple, une enzyme du corps des ours devient hyperactive et stabilise le cholestérol HDL. Celui-ci est considéré comme le bon cholestérol, car contrairement au cholestérol LDL, il ne provoque pas de calcification des artères (artériosclérose). De plus, les animaux présentent davantage d'antioxydants dans le sang. Ces derniers protègent l'organisme contre des substances nocives (radicaux libres d'oxygène) qui apparaissent en plus grande quantité en cas de taux lipidique excessif et qui peuvent notamment endommager les muscles et favoriser les inflammations.

Grâce à ces mesures de protection, les ours peuvent accumuler des réserves de graisse qui rendraient les humains malades. Chez ces derniers, cela provoquerait notamment de l'artériosclérose, ainsi que des dépôts et des processus inflammatoires sur la paroi interne des artères coronaires, des carotides et des artères des jambes. Cela peut entraîner des troubles de la circulation sanguine dans les jambes (artériopathie oblitérante) et des urgences médicales comme l'infarctus du myocarde et l'accident vasculaire cérébral. 

Les connaissances tirées du métabolisme de l'ours brun pourraient peut-être permettre de développer de nouvelles stratégies contre l'artériosclérose chez l'être humain, écrivent les chercheurs.

En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse, nous regroupons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond.

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