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Faune

La tradition ne justifie pas la maltraitance animale

La tradition ne justifie pas la maltraitance animale. Les coutumes dépassées aux dépens des animaux doivent être abolies une fois pour toutes.

Rédaction Wild beim Wild — 20 septembre 2022

Le 17 septembre, au nom de la «tradition», des animaux sont à nouveau maltraités à Munich. Pour le coup d'envoi officiel de la Wiesn, des chevaux doivent tirer de lourds attelages dans un vacarme extrême, au milieu de foules bruyantes et éméchées. Pour ces animaux de fuite particulièrement sensibles, cela représente une situation de stress extrême — pouvant devenir un danger pour les humains comme pour les animaux. PETA demande donc aux organisateurs et aux exploitants des tentes de faire de la protection des chevaux et des visiteurs leur priorité absolue, et de ne pas utiliser de chevaux lors du défilé. L'organisation de défense des droits des animaux lance également un appel au maire Dieter Reiter pour qu'il ne participe pas à l'entrée des exploitants de la Wiesn si des chevaux continuent d'être utilisés.

La tradition ou ce que l'on appelle les coutumes ne constituent pas une justification pour la maltraitance animale. Les chevaux appartiennent aux verts pâturages, non à la Wiesn. Les contraindre à tirer de lourds attelages dans un centre-ville bruyant et exigu est de la maltraitance animale. Lorsque ces animaux de fuite sont forcés de participer à un défilé, leur niveau de stress ne cesse d'augmenter. Pour les chevaux, ce stress permanent représente une souffrance immense, qui conduit souvent à un «emballer» aux conséquences fatales.

Peter Höffken, chargé de mission chez PETA

Chaque année, de nombreux accidents impliquant des attelages tirés par des chevaux se produisent. En 2021, sur un total de 35 accidents d'attelage en Allemagne, une personne a été tuée et au moins 48 ont été blessées, dont beaucoup grièvement. Par ailleurs, quatre chevaux sont morts en 2021 et dix autres animaux ont été blessés. La cause d'accident de loin la plus fréquente était l'effroi d'un ou plusieurs chevaux.

Informations de contexte:

Selon PETA, utiliser des chevaux lors de manifestations festives constitue un abus et n'a rien à voir avec les coutumes ou les traditions. Ces animaux de course sensibles ont le droit de vivre librement, sans pression ni contrainte, au sein d'un troupeau. Outre un espace de mouvement suffisant — de préférence dans un système de stabulation active ou ouverte — ils ont besoin d'une bonne alimentation, d'eau fraîche en permanence, de soins et d'une prise en charge médicale. Même chez des chevaux entraînés, une perturbation minime peut suffire à déclencher leur instinct de fuite. Lors d'événements similaires, des accidents se sont ainsi produits à plusieurs reprises ces dernières années, causant parfois des blessures graves chez des personnes et des animaux. À plusieurs occasions, des contrôles par sondage effectués par les autorités lors de défilés de carnaval en Rhénanie ont révélé la présence de tranquillisants dans le sang des chevaux, bien que l'administration de tels médicaments à de telles fins soit interdite.

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