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Formation

La Société valaisanne de biologie de la faune sauvage rejette la loi sur la chasse

La nouvelle loi ne fournit aucune base pour une gestion durable de la faune sauvage et représente un recul en matière de protection des espèces.

Rédaction Wild beim Wild — 15 août 2020

Pour la Société valaisanne de biologie de la faune sauvage fauna•vs, la nouvelle loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages constitue un recul par rapport à la loi sur la chasse actuelle. Par le biais d'une campagne d'information, fauna•vs souhaite informer la population sur les modifications prévues par la nouvelle loi et leurs répercussions sur la faune sauvage.

Le 27 septembre 2020, la population suisse votera sur la révision de la loi sur la chasse. La nouvelle loi serait rétrograde à plusieurs égards, déclare fauna•vs dans un communiqué de presse. Au lieu de prendre en compte de manière équilibrée les trois piliers que sont la protection, la régulation et la chasse, la nouvelle loi placerait la régulation de la faune sauvage au premier plan — avec un focus sur le loup — tandis que la protection des espèces menacées serait totalement négligée.

Les zones de protection de la chasse actuelles, dans lesquelles la chasse est aujourd'hui généralement interdite, doivent être rebaptisées «zones de protection de la faune sauvage». «Paradoxalement, c'est précisément dans ces zones que la chasse au loup et au bouquetin devrait être autorisée», déclare la Société valaisanne de biologie de la faune sauvage à ce sujet. La modification prévue signifierait que notre pays ne disposerait pratiquement plus d'aucune zone sans chasse, alors même que la faune en aurait grand besoin, compte tenu des nombreuses atteintes à l'environnement et des perturbations liées aux activités de loisirs.

«Aucune gestion durable pour les espèces menacées»

Certaines espèces menacées restent sur la liste des espèces chassables, comme le lagopède alpin, le tétras lyre ou la bécasse des bois. En raison du réchauffement climatique, la population valaisanne de lagopèdes alpins aurait diminué de moitié au cours des 20 à 30 dernières années. Dans le même laps de temps, le nombre de lagopèdes abattus aurait également diminué de moitié. «Un chasseur en Valais peut encore abattre jusqu'à huit lagopèdes alpins par an ! La loi sur la chasse révisée ne corrige pas cette absurdité», déclare la Société valaisanne de biologie de la faune. Ce n'est pas une gestion durable pour une espèce menacée.

La nouvelle loi sur la chasse prévoit que le Conseil fédéral peut à tout moment inscrire des espèces protégées sur la liste des espèces régulables, sans possibilité d'intervention juridique. Les débats au Parlement ont montré que cette disposition pourrait par exemple concerner le lynx, le castor et même le cygne tuberculé. «Un jour, des aigles, des grands-ducs ou des hérons cendrés pourraient également figurer sur cette liste…», avertit fauna•vs.

Société valaisanne de biologie de la faune : «Éthiquement indéfendable»

L'ordonnance fédérale sur la chasse en vigueur permet l'abattage de loups, de lynx et d'ours isolés en cas de dommages avérés. Les cantons disposent déjà aujourd'hui d'une grande marge de manœuvre dans la gestion des grands prédateurs. La nouvelle loi entend accorder encore davantage de compétences aux cantons. «Cela n'a pas de sens pour les grands prédateurs, dont les territoires sont étendus. La haute surveillance de la gestion des grands prédateurs doit rester du ressort de la Confédération afin de garantir une gestion uniforme», estime fauna•vs.

Dans la gestion du loup, le principe actuel est «la prévention avant l'intervention». Les tirs sont possibles lorsque des loups s'attaquent à des animaux de rente protégés. Désormais, des tirs de régulation devraient également être possibles lorsque des dommages menacent des troupeaux non protégés. Ainsi, des loups isolés au «comportement problématique» pourraient être abattus et des meutes régulées avant même qu'ils ne causent des dégâts. «Ces dispositions sont éthiquement indéfendables, ouvrent la voie à des zones sans loups et affaiblissent massivement la protection des troupeaux», constate fauna•vs, tout en s'interrogeant sur l'utilité des mesures de protection des troupeaux si les loups peuvent être abattus préventivement en cas de dommages imminents. La pression politique et médiatique en faveur de l'abattage de loups en cas de dommages menaçants augmentera massivement dans les cantons.

Les points négatifs l'emportent

Du point de vue de fauna•vs, il existe néanmoins aussi des points positifs concernant la nouvelle loi sur la chasse : «Seules trois espèces de canards pourront encore être chassées et la création de corridors fauniques devra être davantage encouragée à l'avenir.» Néanmoins, pour fauna•vs, les points négatifs l'emportent, de sorte qu'ils recommandent de glisser un non dans l'urne le 27 septembre concernant la loi sur la chasse.

En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse, nous regroupons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond.

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