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Droits des animaux

Valais : critiques massives à l'encontre du service de la chasse

Le chef de service n'est pas épargné non plus.

Rédaction Wild beim Wild — 26 mai 2016

Des critiques concrètes ont été formulées à l'égard de la direction du service dans le cadre des entretiens menés avec la CdG.

La direction du service «est unanimement jugée comme faible, peu rigoureuse et non uniforme pour les deux régions linguistiques». La CdG demande de garantir une direction uniforme du SPFC ainsi que des procédures harmonisées indépendamment de la région linguistique, de définir une formation externe en management et en leadership pour le chef de service Peter Scheibler, de fixer des objectifs clairs et de tirer les conséquences appropriées en cas de non-atteinte de ceux-ci.

Les gardes-chasse exercent leur activité de manière autonome et seuls dans leur secteur. Bien que l'expert externe confirme que les collaborateurs du SPFC fournissent globalement un bon travail, des problèmes existent avec certains collaborateurs. De l'avis de la CdG, un garde-chasse ne doit pas avoir à lutter contre des problèmes d'alcool, comme deux cas l'ont démontré. Dans un cas, le garde-chasse a dû suivre une cure de désintoxication et est régulièrement supervisé par le chef de service, écrit 1815.ch.

La gestion administrative du service s'effectue encore majoritairement sur papier. La délivrance d'environ 2 800 permis de chasse annuels n'est pas numérisée. Les quelque 6 000 formulaires relatifs au gibier signalé à la police de la chasse sont également saisis manuellement.

L'équipement des gardes-chasse est insuffisant. En cas de besoin, ceux-ci doivent se rendre à Sion, au service, pour y récupérer le matériel spécifique nécessaire. Une telle organisation est inadaptée et inefficace. Lors d'abattages à la demande, le montant dû est réglé au garde-chasse sur place et en espèces. Le garde-chasse se déplace donc parfois avec plusieurs milliers de francs sur le terrain de son secteur. La CdG est d'avis que les paiements en espèces de plusieurs milliers de francs au garde-chasse sur le terrain ne sont plus adaptés à notre époque, compte tenu du risque de vol et de perte.

Également dans le dossier Loup des corrections s'imposent. Les activités individuelles du DJFW, du DLW (Service de l'agriculture) et du VRDVBU (Service juridique et administratif du DVBU) doivent être clairement définies et le processus d'octroi d'un permis d'abattage doit être déterminé. Il convient également de clarifier quel service est responsable de la coordination. Selon l'évaluation de la CdG, la mise en œuvre des mesures de protection des troupeaux d'ici 2017 n'est pas réaliste. Le gouvernement prend note des remarques de la CdG concernant l'organisation et la direction du service ainsi que la problématique du loup. Comme le relève la CdG, les problèmes organisationnels avaient déjà été signalés par l'Inspection des finances. Des mesures d'amélioration sont en cours. Une nouvelle politique concernant les mesures de protection des troupeaux a été définie et présentée fin avril, a communiqué le Conseil d'État.

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