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Environnement & protection de la nature

Le changement climatique et la faune sauvage dans les Alpes

La diminution des chutes de neige en hiver et la chaleur estivale mettent la faune sauvage en difficulté.

Rédaction Wild beim Wild — 8 mai 2025

Le changement climatique constitue une menace sérieuse pour la faune sauvage dans les Alpes, en particulier pour des animaux tels que les marmottes et les lagopèdes des Alpes.

Le réchauffement qui en découle est indéniable. Le recul des glaciers et la fonte du pergélisol en témoignent de manière irréfutable. Les tiques profitent elles aussi du réchauffement climatique. Le mois d'avril est déterminant pour l'activité des tiques : lorsqu'il est particulièrement ensoleillé et chaud, le nombre de piqûres de tiques enregistrées est particulièrement élevé.

La réduction de l'enneigement en hiver et la chaleur estivale influencent l'alimentation et les chances de survie.

  • Les marmottes ont du mal à constituer des réserves de graisse suffisantes pour l'hiver, car elles se réfugient dans leurs terriers frais par temps de chaleur et ne peuvent guère trouver de nourriture la nuit. Les marmottes ne peuvent ni haleter ni transpirer pour se rafraîchir et sont en réalité des animaux diurnes. Les hivers doux entraînent une diminution de l'isolation de leurs terriers, ce qui les rend plus vulnérables au froid et aux parasites. Les chercheurs ont constaté que les marmottes alpines s'adaptent de plus en plus difficilement aux changements environnementaux, car leur diversité génétique est exceptionnellement faible — plus faible que chez tous les autres mammifères sauvages. Le risque d'un déclin de la population est accru.
  • Les tiques en revanche profitent des températures plus élevées, s'étendent vers des altitudes plus élevées et augmentent ainsi le risque de maladies chez les animaux sauvages.
  • Les lagopèdes et les lièvres variables perdent leur habitat dans de nombreuses régions alpines, car le réchauffement les contraint à se replier vers des zones montagneuses plus élevées. L'absence de neige compromet leur camouflage et les rend plus vulnérables aux prédateurs.
  • Les bouquetins, chamois, cerfs et chevreuils sont affectés de différentes manières. Lors des hivers peu enneigés, ils trouvent plus facilement de la nourriture sans avoir à la gratter sous la neige et la glace. Dans le même temps, la sélection naturelle qu'entraîneraient des hivers froids et rigoureux s'en trouve limitée.
  • Un couple d'aigles abat jusqu'à 70 marmottes par saison pour élever ses petits. Si les populations de marmottes venaient à diminuer, l'aigle devrait se rabattre de plus en plus sur d'autres proies. Notamment les lièvres variables ou les lagopèdes.

L'influence de l'être humain sur la faune sauvage ne doit pas être négligée. Le changement climatique, bien qu'il ne soit pas immédiatement existentiel, comporte des risques complexes qui sont amplifiés par les activités humaines.

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