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Criminalité & Chasse

Un garde-chasse abat une biche en lactation prise dans un filet de pâturage

Le garde-chasse du district d'Andelfingen dans le canton de Zurich avait trouvé une biche en lactation emmêlée dans une clôture de pâturage. Chaque année, en Suisse, des milliers d'animaux meurent dans des clôtures ou s'y blessent. Un agriculteur a donc été accusé d'avoir, de mi-juin à fin juillet 2016, créé un danger considérable pour les animaux sauvages vivant à proximité de la forêt, par l'utilisation inappropriée et détournée d'un filet de pâturage mobile («Flexinet»)

Rédaction Wild beim Wild — 28 août 2018

Le garde-chasse du district d'Andelfingen dans le canton de Zurich avait trouvé une biche en lactation emmêlée dans une clôture de pâturage.

Chaque année, en Suisse, des milliers d'animaux meurent dans des clôtures ou s'y blessent.

Un filet de pâturage détourné de son usage est devenu un piège

Un agriculteur a donc été accusé d'avoir, de mi-juin à fin juillet 2016, par l'utilisation inappropriée et détournée d'un filet de pâturage mobile («Flexinet») à proximité de la forêt, créé un danger considérable pour les animaux sauvages y vivant.

Avec cette clôture mobile, le fermier voulait protéger ses framboises — dont il tirait de l'eau-de-vie — contre le broutage par les animaux sauvages. «Je l'ai acheté au magasin agricole — comme filet de protection contre le gibier», a déclaré l'agriculteur. C'est ainsi que la tragédie animale prit son cours : le garde-chasse, alerté par des tiers, tenta selon l'acte d'accusation de libérer «l'animal à la respiration difficile et aux plaintes sonores», sans succès. Il abattit alors la biche au fusil à grenaille. Le ministère public déclara l'agriculteur coupable de cruauté envers les animaux par négligence.

Le tir mortel était vraisemblablement inutile

Le défenseur de l'accusé accorda dans sa plaidoirie une grande importance à remettre en question de manière critique les agissements du garde-chasse local. Ainsi, la biche en lactation ne semble présenter aucune blessure externe sur la photo à conviction. Le tir mortel effectué n'aurait vraisemblablement pas été nécessaire ; l'animal aurait tout à fait pu être libéré sans dommage. Mais le garde-chasse n'y avait tout simplement aucun intérêt — selon le défenseur —, écrit le journal Schaffhauser Nachrichten.

Je suis désormais enregistré comme tortionnaire d'animaux à l'échelle nationale et je suis en plus traité comme un récidiviste. Je ne peux pas l'accepter. On me pend parce qu'un autre a tiré un chevreuil.

TIR salue une intervention conséquente

La Fondation pour l'animal en droit salue l'intervention ferme du tribunal de district d'Andelfingen. De l'avis de la TIR également, le risque créé pour les animaux sauvages aurait pu être réduit — sans grand effort — par des mesures supplémentaires. Des informations utiles à ce sujet se trouvent dans la fiche officielle de la Protection Suisse des Animaux «Des clôtures sûres pour les animaux de rente et les animaux sauvages».

Malheureusement, il arrive régulièrement que des clôtures de pâturage causent la mort d'animaux sauvages ou domestiques — sans que le monteur en ait eu l'intention. C'est pourquoi, selon la TIR, les gardes-faune et responsables de chasse locaux compétents, ainsi que les associations régionales d'agriculteurs, ont le devoir de s'informer à ce sujet et d'attirer l'attention des agriculteurs sur ce problème. En savoir plus sur la criminalité et la chasse de loisir et sur le problème de protection des animaux.

En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse nous regroupons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond.

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