3 avril 2026, 16:15

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Critique de la messe de saint Hubert à Gossau

Tuer avec la bénédiction de l'Église : Le 3 novembre, une messe de saint Hubert aura lieu à 10h30 avec les sonneurs de trompe de chasse Weiherweid St. Gallen et les sonneurs de trompe de chasse Eschenberg, Winterthour, dans l'église Saint-André de Gossau. L'IG Wild beim Wild critique sévèrement cet événement et les responsables.

À l'occasion de la fête de saint Hubert, jour de commémoration de saint Hubert de Liège le 3 novembre, l'IG Wild beim Wild critique de telles orientations du service religieux.

Les messes de saint Hubert, organisées et fréquentées principalement par des chasseurs de loisir, ne sont pas compatibles avec l'éthique chrétienne du respect de la vie.

Elles constituent souvent le coup d'envoi des chasses en battue et des chasses spéciales particulièrement cruelles lors desquelles des chasseurs de loisir séniles parcourent les forêts de manière cruelle envers les animaux et traquent, blessent et tuent d'innombrables animaux sauvages. L'IG Wild beim Wild fait donc appel aux représentants de l'Église pour qu'ils se distancient à l'avenir de ces messes glorifiant la violence et sectaires.

Si de plus en plus d'animaux sauvages d'une espèce sont abattus parce qu'il y en a de plus en plus, faut-il alors en abattre encore plus pour qu'il y en ait moins ?

Il n'y a aucune raison compréhensible pour la chasse de loisir, car elle n'est pas apte à réguler durablement les populations. La chasse ne signifie pas moins d'animaux sauvages, mais plus de naissances.

Historiquement parlant, la chasse pour la régulation des populations n'est pas non plus de la chasse, mais du zoocide terroriste.

Selon l'Association vétérinaire pour la protection des animaux, jusqu'à deux tiers des animaux sauvages ne meurent pas immédiatement lors des chasses en battue. Avec des os brisés et des viscères pendants, les animaux s'enfuient, souffrent de leurs blessures pendant des jours et meurent dans d'atroces souffrances s'ils ne sont pas retrouvés lors de la soi-disant recherche.

De nombreuses études scientifiques démontrent que la chasse n'est pas appropriée pour réguler durablement les populations de gibier. Les scientifiques ont prouvé que dans les populations de sangliers chassées, la maturité sexuelle des femelles intervient plus précocement, ce qui fait augmenter le taux de natalité. Ainsi, une forte pression de chasse provoque l'augmentation de la population des animaux sauvages concernés dans la région.

Célébrer un office religieux qui donne aux chasseurs la bénédiction symbolique pour le massacre systématique de créatures sans défense envoie un signal complètement erroné. Les Églises doivent défendre la préservation de la création, non sa destruction. La messe de saint Hubert méconnaît en outre que saint Hubert est passé de chasseur à opposant convaincu de la chasse. Julia Bielecki, théologienne.

La légende d'Hubert et du cerf portant la croix est connue par la littérature et les arts plastiques.

Selon la légende transmise, Hubert naquit vers 655 comme fils d'un noble et mourut en 728. Au début, il menait une vie vouée aux plaisirs et était un chasseur passionné. Un jour qu'il avait débusqué un cerf à la chasse et le poursuivait pour le tuer, celui-ci se dressa soudain face à lui. Entre ses bois rayonnait une croix et sous l'apparence du cerf, le Christ lui parla : «Hubert, pourquoi me chasses-tu ?» Hubert descendit de cheval et s'agenouilla devant le cerf. À partir de ce moment, Hubert cessa de chasser et mena désormais une vie simple.

Voilà la légende. Après son expérience avec le cerf, Hubert abandonna donc la chasse et devint un chrétien fervent. Car le vrai christianisme et la chasse ne s'accordent tout simplement pas. Lors de sa rencontre avec le cerf, il fut en effet placé devant le choix : soit il tue l'animal – et alors il tue aussi le Christ – soit il ne le fait pas et se confesse au Christ. Ou pour le dire avec les mots de Matthieu 25,40 : «Ce que vous avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait».

Il n'est écrit nulle part que Jésus-Christ, que les deux confessions vénèrent comme Fils de Dieu, ait jamais chassé des animaux. Cela serait aussi très contradictoire, car le 5e commandement de Dieu dit «Tu ne tueras point». Mais toute chasse implique de tuer.

Malgré tout cela, les soi-disant chasses de saint Hubert ainsi que les messes de saint Hubert ont lieu chaque année dans les églises. Au lieu de faire de saint Hubert le saint patron des animaux, l'Église l'a nommé patron des tueurs d'animaux sauvages.

Le sens de la légende de saint Hubert est bien celui-ci : l'homme doit vivre en harmonie et en paix avec la nature et les animaux. Il ne doit pas être le chasseur, mais le protecteur et l'ami des animaux. Comme le dit si bien Marc 16,15 : «Allez dans le monde entier et prêchez l'Évangile à toutes les créatures.» Ceci ne fait certainement pas référence à la chasse.

Le vrai christianisme est une religion de l'éthique qui défend la miséricorde, le respect de la vie et l'amour du prochain. Les chrétiens pratiquants s'occupent de la question de savoir comment ces valeurs fondamentales peuvent être mises en œuvre globalement et formulent – fidèlement à la Bible et théologiquement fondées – des directives éthiques viables pour une coexistence pacifique entre l'homme, la nature et l'animal. Les animaux sont «nos frères et sœurs», nos prochains. Toute utilisation d'eux – que ce soit pour la production alimentaire, l'habillement, le divertissement ou les expériences animales – et toute dégradation en marchandise, contredisent une attitude pacifique, protectrice et respectueuse de la vie.

Les chasseurs de loisir vivent de chair. C'est pourquoi ils sont souvent en colère, violents et agressifs. Ce n'est pas étrange, mais tout naturel. Quand on vit de tuer, on n'a aucun respect pour la vie. On est hostile à la vie. Et qui est hostile à la vie ne peut aller en prière, car la prière signifie vénération de la vie. Et qui est hostile aux créatures de Dieu ne peut non plus être très amical envers Dieu.