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Éducation

Comment les images de la nature peuvent atténuer la douleur

Une nouvelle étude montre que le simple fait de contempler des scènes naturelles peut atténuer la douleur.

Rédaction Wild beim Wild — 18 mars 2025

Un nouveau rapport sur la neuroimagerie indique que le simple fait de regarder la nature peut contribuer à atténuer la perception de la douleur en réduisant l'activité cérébrale associée à cette perception.

Il est également reconnu que les sentiments d'anxiété et de dépression peuvent être soulagés, et le rapport rappelle à quel point la nature sauvage peut être bénéfique pour la population américaine fortement médicamentée.

Une étude révèle le potentiel thérapeutique de la nature

Publiée dans la revue scientifique Nature Communications et dirigée par une équipe de l'Université de Vienne et de l'Université d'Exeter, l'étude offre une «base prometteuse pour de nouveaux traitements non pharmacologiques de la douleur».

«Cette étude montre comment les rencontres virtuelles peuvent apporter le potentiel thérapeutique de la nature aux personnes qui ne peuvent pas sortir», a déclaré le Dr Alex Smalley, co-auteur de l'Université d'Exeter, lors de la publication de l'étude.

«Mais nous espérons que nos résultats serviront également de preuve renouvelée de l'importance de protéger des environnements naturels sains et fonctionnels, et d'encourager les gens à passer du temps dans la nature – pour le bien de la planète et des êtres humains.» En savoir plus sur la protection de l'environnement et de la nature.

«Le fait que cet effet analgésique puisse être obtenu par une exposition virtuelle à la nature, facile à administrer, a des implications pratiques importantes pour les traitements non médicamenteux et ouvre de nouvelles pistes de recherche afin de mieux comprendre comment la nature influence notre psyché.»

L'activité cérébrale se modifie lors de la contemplation de la nature

Dans cette étude, les chercheurs ont observé l'activité cérébrale de 49 participants en Autriche à l'aide d'un scanner IRM fonctionnel, tandis que des douleurs leur étaient infligées par une série de petits chocs électriques. Lorsqu'ils regardaient des vidéos d'une scène naturelle par rapport à une ville ou un bureau, les participants non seulement déclaraient ressentir moins de douleur, mais les scans montraient également que les réponses cérébrales spécifiques associées au traitement de la douleur se modifiaient.

L'étude a eu recours à un apprentissage automatique avancé pour analyser les réseaux cérébraux liés au traitement de la douleur.

L'équipe a découvert que les signaux sensoriels bruts que le cerveau reçoit lorsque quelque chose fait mal étaient réduits lors du visionnage d'une scène virtuelle naturelle soigneusement conçue, de haute qualité et d'une durée de cinq minutes. De plus, la vidéo de cinq minutes représentant une scène urbaine a également été évaluée comme un espace magnifique, car elle contenait (comme la scène naturelle) une étendue d'eau agitée par des vagues de vent, mais entourée d'éléments artificiels tels que des murs, des chaises et des chemins plutôt que d'arbres et de collines.

Ce résultat suggère que la beauté ou l'ordre n'étaient pas un facteur clé dans l'effet analgésique observé.

Première preuve concluante de l'effet

L'étude confirme des résultats antérieurs suggérant que la nature peut réduire la perception subjective de la douleur, et constitue également la première preuve concluante de la manière dont les environnements naturels influencent le cerveau et contribuent à atténuer les expériences désagréables.

«De nombreuses études ont montré que les personnes rapportent régulièrement ressentir moins de douleur lorsqu'elles se trouvent dans la nature», déclare Max Steininger, doctorant à l'Université de Vienne et auteur principal de l'étude. Jusqu'à présent, les raisons de cet effet restaient cependant peu claires.

«Notre étude est la première à démontrer, grâce à des scans cérébraux, qu'il ne s'agit pas simplement d'un effet placebo déclenché par la croyance et l'attente des personnes que la nature leur est bénéfique, mais que le cerveau réagit moins aux informations concernant l'origine de la douleur et son intensité ressentie.»

«Nos résultats indiquent que l'effet analgésique de la nature est réel.» L'étude contribue également à lever un mystère de longue date sur le potentiel thérapeutique des environnements naturels.

Il y a plus de quarante ans, une étude pionnière du chercheur américain Roger Ulrich a montré que les patients hospitalisés avaient besoin de moins d'analgésiques et récupéraient plus rapidement lorsque leurs fenêtres offraient une vue sur un espace vert plutôt que sur un mur de briques.

Les nouveaux résultats fournissent la première explication «solide» des raisons pour lesquelles les patients d'Ulrich ressentaient moins de douleur, et montrent comment les interactions virtuelles avec la nature pourraient apporter ces avantages à tout le monde et partout — offrant ainsi une voie non invasive et accessible au traitement de la douleur. La biodiversité de nos environnements naturels est donc également déterminante pour notre santé.

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