Haute-Bavière : des défenseurs de la nature attaquent en justice un arrêté d'abattage de loup
La Bund Naturschutz souhaite contester en justice l'abattage d'un loup en Haute-Bavière. L'animal ne représenterait aucun danger pour les êtres humains.
La Bund Naturschutz (BN) souhaite porter plainte contre l'arrêté d'abattage d'un loup en Haute-Bavière, décidé par les autorités.
Le loup ne représenterait aucun danger pour les êtres humains, ont expliqué les défenseurs de la nature. Une mise à mort ne serait pas légalement justifiée.
Les associations de protection de la nature rejettent l'abattage
Les associations régionales de protection de la nature LBV et Bund Naturschutz s'opposent à cette décision, tout comme la Société pour la protection des loups. « Si des animaux d'élevage non protégés sont gardés à proximité relative de zones habitées, un loup ne laissera pas passer une telle occasion. On ne saurait parler d'une accoutumance et d'un danger pour les êtres humains qui en découlerait sur la base d'un tel argument. »
Selon des analyses génétiques, l'animal avait tué des bêtes à proximité de zones habitées. La BN soutient qu'au lieu d'un abattage, l'animal devrait être effarouché, c'est-à-dire éloigné des localités par des mesures appropriées.
Le gouvernement de Haute-Bavière avait autorisé l'abattage et publié un arrêté général en ce sens. Afin d'éviter tout danger pour les êtres humains, « l'élimination létale ciblée » de l'animal est autorisée.
Pression politique plutôt que justification scientifique
Le loup GW2425m, probablement originaire d'Italie, sillonne depuis environ cinq semaines les arrondissements de Rosenheim, Traunstein et le Berchtesgadener Land en Haute-Bavière. On lui attribue la majorité des attaques, soit au total trois cerfs, deux chèvres et deux moutons. Les chèvres et les moutons se trouvaient la nuit sur des terrains non sécurisés à proximité de fermes ou de localités, écrit le Wildtierschutz Deutschland.
Le gouvernement de Haute-Bavière a désormais ordonné l'« élimination » immédiate du loup, c'est-à-dire son abattage par des personnes titulaires d'un droit de chasse. La manière dont l'identification de GW2425m pourra être réalisée reste ouverte.
Die artenschutzrechtliche Ausnahme stützt sich ausschliesslich auf § 45 Abs. 7 Satz 1 Nr. 4 BNatSchG (Gesundheit des Menschen und öffentliche Sicherheit). Eine Gefahr für die Gesundheit des Menschen ist aufgrund der Einzelereignisse allerdings nicht ersichtlich. Der LBV berichtet, dass der Wolf bei einer einzigen Begegnung mit Menschen unverzüglich geflüchtet sei. Das ist das normale Verhalten von Wölfen. Wildtierschutz Deutschland hält die Ausnahme für nicht nachvollziehbar begründet und für unverhältnismässig.
Hier ein bayerisches Exempel zu statuieren, ist Ausfluss des durch Weidetierhalter aufgebauten Drucks auf die Kommunal- und die Landespolitik. Dabei geht es weniger um die irrationale Gefahr eines Übergriffs auf Menschen, als vielmehr um die Bedenken hinsichtlich möglicher wirtschaftlicher Schäden. Zwischen 2002 und 2020 gab es einer aktuellen Studie zufolge (NINA Report No. 1944, John D. C. Linnell et al.) in Europa und Nordamerika insgesamt lediglich zwei Todesfälle durch Wölfe und 11 Vorfälle mit Verletzungen. Auch hier sollte es Lösungen für ein Miteinander mit dem Wolf geben. Italien, Slowenien und Rumänien machen es vor. Weitere Hintergründe zur Tierschutzproblematik finden sich in den Dossiers von Wild beim Wild.
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