Critique de la matinée de cor de chasse à Mogelsberg
Le 12 novembre 2025 à 10h00 doit avoir lieu dans l'église paritaire de Mogelsberg une matinée de cor de chasse avec le «JagdhornBrass Allegro». L'IG Wild beim Wild critique sévèrement cet événement et demande à l'église de se distancer clairement de la chasse et de sa glorification.
Les messes de saint Hubert, fréquentées et coorganisées principalement par des chasseurs de loisir militants, contredisent selon l'IG Wild beim Wild toute éthique chrétienne. Au lieu d'enseigner le respect de la vie, elles donnent symboliquement la bénédiction pour tuer.
«Célébrer un service religieux qui donne aux chasseurs le soutien ecclésiastique pour tuer des créatures sans défense envoie un signal complètement erroné», déclare Julia Bielecki, théologienne. «Les églises doivent défendre la préservation de la création, pas sa destruction.»»
Il y a des gens qui organisent leur quotidien avec des mensonges, une violence brutale, la haine et la fausseté. De tels êtres aiment rejoindre les associations de chasse et les groupes de sonneurs de cor de chasse et se vautrent avec leurs semblables dans ce bassin de rassemblement.
Comme pour les trompettes de signalisation militaires, le cor de chasse s'agit principalement de variantes de trompette naturelle avec une tessiture très limitée, primitive et inhabituelle pour la musique de guerre des chasseurs de loisir. Avec de tels événements, on espère de la relève pour les associations de chasse sectaires et prêtes à la violence.
Les chasseurs de loisir répandent une souffrance, une terreur et une misère indicibles tant chez les humains que chez les animaux sauvages. Pratiquement tout ce qui est cruel, inutile et sans cœur est encouragé par les associations de chasse, comme l'a récemment confirmé un tribunal de Bellinzona confirmé.
Les chasseurs de loisir vivent le spécisme. Le spécisme est comparable au racisme et au sexisme, et ce n'est ni de la culture ni de la tradition.
La chasse aggrave le problème au lieu de le résoudre
L'IG renvoie à de nombreuses études scientifiques qui prouvent que la chasse n'est pas adaptée pour réguler durablement les populations sauvages. Précisément pour les sangliers, les ratons laveurs ou les renards, une forte pression de chasse fait que les animaux deviennent sexuellement matures plus tôt et se reproduisent plus rapidement. «Qui tire toujours plus ne crée pas moins, mais plus de cruauté envers les animaux», selon l'IG.
S'ajoutent les problèmes massifs de protection des animaux : lors de battues, selon l'Association vétérinaire pour la protection des animaux, jusqu'à deux tiers des animaux touchés ne meurent pas immédiatement. Ils fuient avec des os brisés ou des blessures ouvertes et meurent souvent dans d'atroces souffrances après des jours.
Légende de saint Hubert déformée
La messe de saint Hubert se réfère à la légende de saint Hubert, mais méconnaît son essence. Hubert a mis fin à la chasse après la rencontre avec le cerf portant la croix et s'est tourné vers le Christ.«Le véritable message est de vivre en paix avec les animaux – pas de les traquer, de les blesser et de les tuer», selon l'IG.
Le christianisme est une religion de miséricorde et de respect de la vie. Nulle part dans la Bible on ne trouve d'indication que le Christ aurait chassé des animaux. Au contraire : «Tu ne tueras point» s'applique universellement.
Appel à l'Église
L'IG Wild beim Wild exhorte instamment les représentants de l'Église à se distancer des messes de saint Hubert glorifiant la violence et à assumer leur responsabilité pour la préservation de la création. «Qui bénit des animaux au nom de Dieu pour ensuite les laisser tuer sans raison se moque de l'Évangile et se rend complice de souffrances animales absurdes.»
En tant que corniste de chasse, on fait particulièrement du travail de relations publiques lors de la messe de saint Hubert. «Nous sommes en quelque sorte le porte-voix de la chasse, l'outil de communication entre les chasseurs et la population», explique la chasseuse de loisir Buri-Frank.

