Critique de la messe de saint Hubert à Flums
Le 3 novembre 2025 à 09h00 doit se tenir dans l'église catholique Saint-Just à Flums une messe de saint Hubert avec le «JagdhornBrass Allegro». IG Wild beim Wild critique sévèrement cet événement et demande à l'Église de se distancier clairement de la chasse et de sa glorification.
Les messes de saint Hubert, principalement fréquentées et co-organisées par des chasseurs de loisir militants, contredisent selon IG Wild beim Wild toute éthique chrétienne. Au lieu d'enseigner le respect de la vie, elles donnent symboliquement la bénédiction pour tuer.
«Célébrer un service religieux qui donne aux chasseurs le soutien ecclésiastique pour tuer des créatures sans défense envoie un signal complètement faux», dit Julia Bielecki, théologienne. «Les églises doivent défendre la préservation de la création, non sa destruction.»
Il existe des personnes qui organisent leur quotidien avec des mensonges, une violence brutale, la haine et la fausseté. De tels êtres aiment se joindre aux associations de chasse et aux groupes de sonneurs de cor de chasse et se vautrer avec leurs semblables dans ce réservoir.
Comme pour les trompettes de signalisation militaires, il s'agit pour le cor de chasse principalement de variantes de la trompette naturelle avec une tessiture très limitée, primitive et inhabituelle pour la musique de guerre des chasseurs de loisir. Avec de tels événements, on espère recruter de nouvelles générations pour les associations de chasse sectaires et enclines à la violence.
Les chasseurs de loisir répandent tant chez les humains que chez les animaux sauvages une souffrance, une terreur et une misère indicibles. Pratiquement tout ce qui est cruel, inutile et sans cœur est promu par les associations de chasse, comme l'a récemment confirmé un tribunal de Bellinzone .
Les chasseurs de loisir pratiquent le spécisme. Le spécisme est comparable au racisme et au sexisme, et ce n'est ni une culture ni une tradition.
La chasse aggrave le problème au lieu de le résoudre
L'IG se réfère à de nombreuses études scientifiques qui prouvent que la chasse n'est pas adaptée pour réguler durablement les populations d'animaux sauvages. Précisément chez les sangliers, les ratons laveurs ou les renards, une forte pression de chasse conduit les animaux à atteindre la maturité sexuelle plus tôt et à se reproduire plus rapidement. «Qui tire toujours plus ne crée pas moins, mais plus de maltraitance animale», selon l'IG.
S'ajoutent les problèmes massifs de protection animale : lors des battues, selon l'Association vétérinaire pour la protection des animaux, jusqu'à deux tiers des animaux touchés ne meurent pas immédiatement. Ils fuient avec des os brisés ou des blessures ouvertes et meurent souvent dans d'atroces souffrances après des jours.
Légende de saint Hubert déformée
La messe de saint Hubert se réfère à la légende de saint Hubert, mais méconnaît son essence. Hubert cessa la chasse après sa rencontre avec le cerf portant une croix et se tourna vers le Christ.«Le véritable message consiste à vivre en paix avec les animaux – non pas à les harceler, les blesser et les tuer», selon l'IG.
Le christianisme est une religion de miséricorde et de respect de la vie. Nulle part dans la Bible on ne trouve d'indication que le Christ aurait chassé des animaux. Au contraire : «Tu ne tueras point» vaut universellement.
Appel à l'Église
L'IG Wild beim Wild exhorte instamment les représentants de l'Église à se distancier des messes de saint Hubert glorifiant la violence et à assumer leur responsabilité pour la préservation de la création. «Qui bénit des animaux au nom de Dieu pour ensuite les laisser tuer sans raison bafoue l'Évangile et se rend complice de souffrances animales insensées.»
En tant que corniste de chasse, on fait particulièrement du travail de relations publiques lors de la messe de saint Hubert. «Nous sommes en quelque sorte le porte-voix de la chasse, le moyen de communication entre les chasseurs et la population», explique la chasseuse de loisir Buri-Frank.

