4 avril 2026, 01:13

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Critique de la messe de Saint-Hubert à l'église de pèlerinage d'Hergiswald

Tuer avec la bénédiction ecclésiastique : le 9 novembre à 10h00 aura lieu une messe de Saint-Hubert avec les «Naturhornbläser Auerhahn Luzern» dans l'église catholique de pèlerinage d'Hergiswald. L'IG Wild beim Wild critique sévèrement cet événement et les responsables.

À l'occasion de la Saint-Hubert, jour de commémoration de saint Hubert de Liège le 3 novembre, l'IG Wild beim Wild critique de telles orientations du service divin.

Les messes de Saint-Hubert, principalement organisées et fréquentées par des chasseurs de loisir, ne sont pas compatibles avec l'éthique chrétienne du respect de la vie.

Elles constituent souvent le coup d'envoi des chasses aux rabatteurs et chasses spéciales particulièrement cruelles lors desquelles des chasseurs de loisir séniles parcourent les forêts en pratiquant la cruauté envers les animaux et poursuivent, blessent et tuent d'innombrables animaux sauvages. L'IG Wild beim Wild fait donc appel aux représentants de l'Église pour qu'ils se distancient à l'avenir de ces messes glorifiant la violence et sectaires.

Si de plus en plus d'animaux sauvages d'une espèce sont abattus parce qu'il y en a de plus en plus, faut-il en abattre encore plus pour qu'il y en ait moins ?

Il n'existe aucune raison compréhensible pour la chasse de loisir, car elle n'est pas appropriée pour réguler durablement les populations. La chasse ne signifie pas moins d'animaux sauvages, mais plus de naissances.

Historiquement parlant, la chasse pour la régulation des populations n'est pas non plus de la chasse, mais du zooicide terroriste.

Selon l'Association vétérinaire pour la protection des animaux, lors des chasses aux rabatteurs, jusqu'à deux tiers des animaux sauvages ne meurent pas immédiatement. Avec des os brisés et des organes internes pendants, les animaux fuient, souffrent souvent pendant des jours de leurs blessures et meurent dans d'atroces souffrances s'ils ne sont pas retrouvés lors de la soi-disant recherche ultérieure.

De nombreuses études scientifiques prouvent que la chasse n'est pas appropriée pour réguler durablement les populations d'animaux sauvages. Des scientifiques ont démontré que dans les populations de sangliers chassées, la maturité sexuelle des femelles survient plus tôt, ce qui fait augmenter le taux de natalité. Par conséquent, une forte pression de chasse entraîne une augmentation de la population des animaux sauvages concernés dans la région.

Célébrer un service divin qui donne aux chasseurs la bénédiction symbolique pour l'abattage systématique de créatures sans défense envoie un signal complètement faux. Les Églises doivent défendre la préservation de la création, non sa destruction. La messe de Saint-Hubert méconnaît en outre que saint Hubert est passé de chasseur à opposant convaincu de la chasse. Julia Bielecki, théologienne.

La légende d'Hubertus et du cerf portant une croix est connue par la poésie et les arts plastiques.

Selon la légende transmise, Hubertus naquit vers 655 comme fils d'un noble et mourut en 728. Au début, il menait une vie vouée aux plaisirs et était un chasseur passionné. Lorsqu'un jour, à la chasse, il avait pistée une biche et la poursuivait pour la tuer, celle-ci se dressa soudain face à lui. Entre ses bois resplendit une croix et dans la forme du cerf, le Christ lui parla : «Hubertus, pourquoi me chasses-tu ?» Hubertus descendit de cheval et s'agenouilla devant le cerf. À partir de ce moment, Hubertus cessa de chasser et mena désormais une vie simple.

Voilà pour la légende. Après son expérience avec le cerf, Hubertus arrêta donc la chasse et devint un chrétien fervent. Car le vrai christianisme et la chasse ne vont tout simplement pas ensemble. Lors de sa rencontre avec le cerf, il fut en effet placé devant le choix : soit il tue l'animal – alors il tue aussi le Christ – soit il ne le fait pas et se confesse au Christ. Ou pour le dire avec les mots de Matthieu 25,40 : «Ce que vous avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait».

Il n'est écrit nulle part que Jésus-Christ, que les deux confessions vénèrent comme Fils de Dieu, ait jamais chassé des animaux. Ce serait d'ailleurs très absurde, car le 5e commandement de Dieu dit «Tu ne tueras point». Mais toute chasse est liée au fait de tuer.

Malgré tout cela, ont lieu chaque année les soi-disant chasses d'Hubertus ainsi que des messes d'Hubertus dans les églises. Au lieu de faire du saint Hubertus le patron protecteur des animaux, l'Église l'a nommé patron des tueurs d'animaux sauvages.

Le sens de la légende d'Hubertus est pourtant bien celui-ci : que l'homme doit vivre en harmonie et en paix avec la nature et les animaux. Il ne doit pas être le chasseur, mais le protecteur et l'ami des animaux. Comme le dit si bien Marc 16,15 : «Allez dans le monde entier et prêchez l'Évangile à toutes les créatures.» Il ne s'agit certainement pas ici de chasser.

Le vrai christianisme est une religion de l'éthique qui défend la compassion, le respect de la vie et l'amour du prochain. Les chrétiens pratiquants s'occupent de la question de savoir comment ces valeurs fondamentales peuvent être mises en œuvre globalement et formulent – en accord avec la Bible et théologiquement fondées – des lignes directrices éthiques viables pour une coexistence paisible de l'homme, de la nature et de l'animal. Les animaux sont «nos frères et sœurs», nos prochains. Toute utilisation d'eux – que ce soit pour la production alimentaire, pour l'habillement, pour le divertissement ou dans les expériences animales – et toute dégradation en marchandise, contredit une attitude paisible, protectrice et respectueuse de la vie.

Les chasseurs de loisir vivent de viande. C'est pourquoi ils sont souvent en colère, violents et agressifs. Ce n'est pas étrange, mais tout à fait naturel. Quand on vit en tuant, on n'a aucun respect pour la vie. On est hostile à la vie. Et celui qui est hostile à la vie ne peut pas aller à la prière, car la prière signifie révérence devant la vie. Et celui qui est hostile envers les créatures de Dieu ne peut pas non plus être très amical envers Dieu.