Loup en Valais : l'autorisation de tir n'est pas légale
L'autorisation de tir pour l'un des loups de la région d'Augstbord/Turtmanntal en Valais n'est pas légale aux yeux du WWF Suisse et de Pro Natura.
Les organisations de protection de la nature déposent un recours pour plusieurs raisons.
Dès la semaine dernière, elles ont demandé le rétablissement de l'effet suspensif. Il s'agit d'empêcher qu'un loup soit abattu sans autorisation légalement valable.
Dans la région d'Augstbord et dans le Turtmanntal VS, des loups sont régulièrement recensés depuis plusieurs années. Cette présence oblige les détenteurs d'animaux de rente à prendre des mesures pour protéger leurs moutons. Sans ces mesures, les attaques ne peuvent pas être comptabilisées en vue d'une autorisation de tir, conformément au concept loup. Pourtant, même des mesures de protection des troupeaux simples à mettre en œuvre et raisonnables n'ont pas été appliquées. À y regarder de près, seuls deux des moutons tués dans la région peuvent être considérés comme suffisamment protégés. Une autorisation de tir légalement valable nécessiterait 15 attaques.
L'abattage ne prévient pas les dommages
Par ailleurs, en vertu des dispositions en vigueur, un abattage individuel ne peut être envisagé que s'il prévient de nouveaux dommages. Dans la zone concernée, trois loups différents ont été recensés au total. L'abattage de l'un d'eux ne permet pas d'exclure que de nouveaux dommages surviennent à l'avenir dans la région. Ce fait s'oppose en principe à l'autorisation de tir.
Obligation violée
On sait depuis quelque temps que l'un des trois animaux recensés dans la zone est une femelle. On ne peut pas exclure que des louveteaux non détectés vivent dans la région. Si des louveteaux existaient, l'Office fédéral de l'environnement OFEV devrait approuver toute autorisation de tir, et le canton du Valais n'aurait pas le droit de la délivrer seul comme cela a été le cas.
Conformément au concept loup, il appartient aux cantons de surveiller la présence du loup et de donner suite aux indices de reproduction. Le canton du Valais a suspendu le monitoring du loup par décision du Grand Conseil. Il empêche ainsi activement la détection d'éventuels louveteaux.
RADAR DES CHASSEURS DE LOISIR
Sur la piste de maltraitance animale cachée, de braconnage et/ou de criminalité ? Signalez-nous vos cas suspects ! Aidez-nous à alimenter le grand radar des chasseurs de loisir.

Soutiens notre travail
Avec ton don, tu contribues à protéger les animaux et à faire entendre leur voix.
Faire un don →Plus sur le thème de la chasse de loisir : Ce que dit la recherche à ce sujet est présenté dans La chasse sous l’angle des faits : l’état de la recherche.
La position de l'IG Wild beim Wild : L'IG Wild beim Wild rejette la chasse de loisir. Notre modèle est le canton de Genève, qui se passe de la chasse de loisir depuis 1974 : sans périodes de chasse, sans chiens de chasse, sans battues, sans miradors, sans la maltraitance animale et la criminalité qui font partie, ailleurs, de la saison de chasse. Ce qui fonctionne là-bas depuis plus de cinquante ans réfute tout prise de position de ChasseSuisse. Une association qui fonde sa politique sur des affirmations qu'elle réfute elle-même dans ses propres documents n'est pas un organisme spécialisé, mais une fabrique de désinformation.
