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Droits des animaux

Sri Lanka : les éléphants reçoivent des cartes d'identité biométriques

Le Sri Lanka introduit des cartes d'identité biométriques pour les éléphants. Une nouvelle loi sur la protection des animaux réglemente le travail, la détention et la protection des animaux.

Rédaction Wild beim Wild — 21 août 2021

De nombreux Sri-Lankais fortunés – dont des moines bouddhistes – gardent des éléphants comme animaux de compagnie.

Ils souhaitent notamment étaler leur richesse. Les plaintes pour mauvais traitements et maltraitance animale sont toutefois très répandues.

Des cartes d'identité biométriques pour les éléphants

Les autorités entendent désormais doter ces éléphants en captivité de leurs propres cartes d'identité biométriques et, dans le cadre d'une nouvelle loi étendue sur la protection des animaux, interdire à leurs cornacs de boire pendant le travail.

Les nouvelles mesures visent à protéger le bien-être des animaux sauvages et comprennent des réglementations plus strictes pour les éléphants de travail, ainsi qu'un bain quotidien de deux heures et demie pour chaque animal.

Selon les registres officiels, ce pays d'Asie du Sud compte environ 200 éléphants domestiqués, tandis que la population sauvage est estimée à environ 7 500 individus.

Des réglementations plus strictes pour les éléphants de travail

La nouvelle loi sur la protection des animaux oblige tous les propriétaires d'animaux à veiller à ce que les animaux sous leur garde disposent de nouvelles cartes d'identité photographiques avec une empreinte ADN. La loi contient également plusieurs dispositions concernant les éléphants de travail.

Les éléphanteaux ne peuvent plus être utilisés pour le travail – y compris pour des manifestations culturelles – et ils ne peuvent pas être séparés de leur mère.

Les éléphants forestiers ne peuvent pas travailler plus de quatre heures par jour et le travail de nuit est interdit.

De nouvelles restrictions s'appliquent également à l'industrie du tourisme : désormais, pas plus de quatre personnes ne peuvent monter simultanément sur un éléphant, et elles doivent être assises sur une selle bien rembourrée.

L'utilisation dans les films est interdite, sauf dans les productions d'État sous stricte supervision vétérinaire, et leurs cornacs ne peuvent pas boire pendant le travail.

«La personne qui possède de tels éléphants ou qui en a la garde doit veiller à ce que le mahout (cornac) ne consomme pas d'alcool ni d'autres drogues nuisibles pendant le travail», a déclaré le ministre de la protection de la faune sauvage Wimalaweera Dissanayaka dans un communiqué du 19.8.2021.

Les propriétaires doivent soumettre leurs animaux à un examen médical tous les six mois.

Quiconque enfreint la nouvelle loi risque de voir son éléphant placé sous tutelle de l'État et encourt une peine d'emprisonnement de trois ans.

La capture d'éléphants sauvages est un délit au Sri Lanka passible de la peine de mort, mais les poursuites judiciaires sont rares.

Des défenseurs des animaux et des experts en éléphants ont affirmé que plus de 40 éléphanteaux ont été volés dans des parcs nationaux au cours des 15 dernières années.

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