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Faune

Abattage au pâturage : est-ce encore de la protection animale ?

Ceci est le communiqué de presse embellissant de l'Institut de recherche de l'agriculture biologique FiBL et ne reflète en aucun cas l'opinion de l'IG Wild beim Wild.

Rédaction Wild beim Wild — 14 décembre 2018

Le dernier jour de la vie d'un animal de pâturage peut se terminer sans stress pour les dix prochaines années.

Le couple d'agriculteurs Claudia Wanger et Nils Müller a atteint son objectif après six ans de lutte pour obtenir l'autorisation, grâce à d'importants investissements personnels et avec le soutien du FiBL et de la Fondation Quatre Pattes : ils conservent la responsabilité de leurs animaux jusqu'au bout — jusqu'au coup de feu fatal.

Nils Müller et Claudia Wanger
Nils Müller et Claudia Wanger

Pour le couple d'agriculteurs Claudia Wanger et Nils Müller, un élevage respectueux des animaux implique nécessairement la possibilité de recourir à des méthodes d'abattage alternatives, comme l'abattage au pâturage. Depuis 2013, ils se battent, avec le soutien d'amis et d'organisations, pour la reconnaissance légale de cette méthode respectueuse des animaux et peu stressante. Avec succès : le 5 décembre 2018, ils ont obtenu l'autorisation légale de dix ans pour l'abattage au pâturage sur leur exploitation.

L'artisanat local est encouragé

Durant ce long bras de fer avec les autorités, le couple d'agriculteurs a été soutenu par Eric Meili, conseiller en élevage auprès de l'Institut de recherche de l'agriculture biologique FiBL. «L'élevage au pâturage respectueux des bovins peut désormais être mené jusqu'à son terme de manière cohérente«, déclare Eric Meili. «L'abattage au pâturage crée en outre un nouveau créneau de marché. Une équipe composée d'un agriculteur, d'une bouchère, d'un chasseur et d'un abattoir local redonne un travail valorisant au monde rural.»

Que l'abattage au pâturage puisse ouvrir des perspectives à de nombreux agriculteurs, l'agriculteur Nils Müller en est également convaincu : «Des méthodes innovantes, des produits de haute qualité et un travail apprécié des consommatrices et des consommateurs — c'est là que réside l'avenir de l'agriculture suisse. Nous ne pouvons pas miser exclusivement sur un système avec quelques grands abattoirs

La souffrance animale est réduite au minimum

«Pour nous, il est essentiel que la souffrance animale soit considérablement réduite grâce à l'abattage au pâturage. La protection des animaux ne doit pas s'arrêter à la clôture du pâturage, mais doit être garantie jusqu'à la fin de leur vie. Nous croyons que le projet d'abattage au pâturage est une initiative pionnière. De plus en plus de consommateurs dans le monde rejettent l'élevage industriel intensif et les produits éthiquement contestables. Avec ce projet, la Suisse a une grande opportunité de devenir un précurseur en matière de protection des animaux et des consommateurs.«

Sabine Hartmann, directrice du département scientifique de la fondation Quatre Pattes

L'abattage au pâturage à la ferme «Zur Chalte Hose»

Un seul bovin est abattu à la fois en présence du troupeau dans le pâturage. Le reste du troupeau reste calme même après le tir. Le bovin est saigné sur place avant d'être éviscéré et découpé dans un abattoir proche. Les expériences réalisées jusqu'à présent avec 31 abattages montrent que la méthode fonctionne parfaitement en matière de protection animale et de sécurité alimentaire. L'abattage au pâturage supprime l'énorme stress lié à la séparation du troupeau, au transport, à l'environnement inconnu et enfin à la contention pour l'étourdissement par tige perforante. Moins de stress immédiatement avant et pendant le processus d'abattage signifie également une meilleure qualité de la viande.

Sans le coup de pouce des deux pionniers allemands, Ernst-Hermann Maier de la ferme Uria-Hof et Gerd Kämmer de la coopérative Bunde Wischen, le projet ne serait pas parvenu aussi rapidement à ce stade. Des remerciements sont également dus à l'organisation de protection animale Quatre Pattes, qui a financé tant les clarifications juridiques que le conseil scientifique du FiBL pour le projet d'abattage au pâturage. Des remerciements vont aussi à la Fondation pour l'animal en droit, à l'abattoir Küsnachter Berg et environs, au boucher itinérant Patrick Föllmi, présent depuis le premier jour, ainsi qu'au service vétérinaire du canton de Zurich.

Remarque de l'IG Wild beim Wild

Go vegan – c'est là que réside l'avenir du bon sens. La viande ne peut jamais être un produit de haute qualité, comme le montrent d'innombrables études. La viande ne sert aujourd'hui qu'à la gloutonnerie et aux affaires lucratives. Le terme protection des animaux est manifestement détourné ici, car l'abattage au pâturage ne protège aucun animal d'une mort non naturelle et prématurée, ce qui n'est pas conforme à l'espèce, mais constitue un crime. («Le jour J, Müller et Wanger font entrer dans l'enclos les jeunes bovins «prêts à l'abattage», âgés de 18 à 22 mois, jusqu'à 15 animaux. Les vaches et les veaux restent au pâturage ou sur l'esplanade. Müller ne sait pas à l'avance quel animal il va tirer. Il choisit spontanément celui qui se trouve dans une position favorable pour le tir, car celui-ci doit pénétrer frontalement dans le crâne«).

Un travail utile, c'est autre chose. Tuer plus proprement, c'est la protection animale pour les exploiteurs d'animaux.

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