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Chasse

Klöckner appelle à l'utilisation de poison contre une invasion de souris

La ministre Klöckner veut combattre les campagnols avec du poison. PETA critique : les renards, chasseurs naturels de souris, sont décimés par les chasseurs de loisir au lieu d'être protégés.

Rédaction Wild beim Wild — 21 août 2020

Chaque renard compte : la ministre fédérale de l'Agriculture Julia Klöckner déclare que les campagnols en Thuringe, en Saxe-Anhalt et en Basse-Saxe constituent selon un article de presse une véritable « invasion ». La solution envisagée par Klöckner consiste à élargir la marge de manœuvre des Länder pour lutter contre les souris.

Une autorisation d'urgence pour les rodenticides est déjà en discussion ; une « lutte chimique contre les souris » serait « vitale ». PETA critique vivement les dérogations prévues pour l'utilisation d'appâts empoisonnés et a demandé début de cette semaine, dans un courrier adressé aux ministères de l'Agriculture d'Erfurt, Magdebourg et Hanovre, d'ignorer la proposition de Klöckner et de mettre fin à la chasse au renard dans leur Land comme mesure la plus efficace : selon des études, chaque renard se nourrit d'environ 3 000 à 5 000 souris par an.

Les chasseurs de loisir, en revanche, traquent ces animaux utiles sans pitié, les considérant comme des cibles vivantes ou des concurrents. Rien qu'en Thuringe, les chasseurs ont tué plus de 13 000 renards durant la saison de chasse 2018/2019. En Saxe-Anhalt, le nombre de renards tués dépassait 16 000, tandis qu'en Basse-Saxe, plus de 50 000 renards ont perdu la vie à cause de la chasse de loisir.

PETA lance un appel au ministère fédéral de l'Agriculture et aux ministères cantonaux compétents pour mettre fin à cette folie écologique, pour protéger les prédateurs naturels des souris et pour ne pas introduire de poison dans la nature.

«Il est inacceptable d'un point de vue écologique et éthique que les massacres inutiles de renards entraînent chaque année la mort de dizaines de milliers de prédateurs naturels des souris, tandis que des tonnes d'appâts empoisonnés sont répandus dans les champs. C'est pourquoi nous appelons les ministres de l'Agriculture des Länder de Thuringe, de Saxe-Anhalt et de Basse-Saxe à ignorer la proposition de la ministre fédérale de l'Agriculture et à stopper immédiatement la chasse au renard pour protéger l'environnement».

Nadja Michler, chargée de mission pour la faune sauvage chez PETA.

Certes, d'un point de vue biologique des populations, les renards et les rapaces ne peuvent pas à eux seuls contenir une importante population de souris. Plusieurs instituts de recherche forestière soulignent toutefois qu'en préservant les renards et les autres prédateurs, il est possible de retarder ou d'empêcher une multiplication excessive des souris en forêt.

Entre 2015 et 2018, selon l'Office fédéral de l'environnement, entre une centaine et plusieurs centaines de tonnes de rodenticides (poisons chimiques) étaient utilisées chaque année dans l'agriculture en Allemagne. Une dizaine de substances toxiques différentes sont actuellement homologuées. En Thuringe en particulier, le hamster des champs est en outre gravement menacé, et le recours aux poisons serait donc totalement irresponsable d'un point de vue purement juridique en matière de protection des espèces.

À l'échelle nationale, les chasseurs amateurs tuent chaque année plus de 400 000 renards. Les chasseurs leur tendent des pièges, les traquent au fusil et pratiquent la chasse au terrier. Souvent, des animaux blessés par balle s'enfuient avec des plaies ouvertes ou meurent lentement et douloureusement dans les pièges. Pourtant, les renards ne se nourrissent pas seulement de souris, que les agriculteurs voient d'un mauvais œil, mais assurent également la survie de leurs proies en capturant les animaux faibles et malades, éliminant ainsi immédiatement les foyers de maladie. Les associations de chasseurs avancent généralement que les renards menacent les populations de certaines espèces de petit gibier comme la perdrix ou le lièvre. Les experts s'accordent toutefois à dire que les effondrements drastiques des populations des espèces concernées sont imputables à l'agriculture industrialisée et à la perte d'habitat qui en découle. À cela s'ajoute le fait que les chasseurs eux-mêmes tuent chaque année en Allemagne environ 190 000 lièvres des champs.

Au Luxembourg, la chasse au renard est interdite depuis avril 2015. PETA réclame également pour l'Allemagne une interdiction nationale de la chasse au renard et a lancé une pétition gestartet. Denn weder aus wildbiologischer noch aus gesundheitlicher Sicht besteht ein Grund für die Bejagung der Tiere.

Jäger hängen Füchsen bewusst ein schlechtes Image an, um ihrem blutigen Hobby weiter nachgehen zu können“, so Michler. Die zum Teil noch immer geäusserten Bedenken gegenüber den Beutegreifern beruhen auf längst widerlegten Annahmen. Deutschland ist seit 2008 frei von terrestrischer Tollwut und der Fuchsbandwurm zählt zu den seltensten Parasitosen Europas. Die Fuchsjagd hat zudem keinerlei regulierende oder reduzierende Auswirkungen auf die Population, weil Verluste rasch durch Zuwanderung und steigende Geburtenraten ausgeglichen werden. Fuchspopulationen regulieren sich aufgrund von Sozialgefügen sowie Nahrungsverfügbarkeit und Krankheiten selbst.

Mehr zum Thema Hobby-Jagd: In unserem Dossier zur Jagd bündeln wir Faktenchecks, Analysen und Hintergrundberichte.

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