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Chasse

Un chasseur amateur condamné à 100’000 euros de dommages et intérêts

Un chasseur amateur a abattu un pygargue à queue blanche strictement protégé dans les Alpes françaises. Il doit désormais payer environ 100'000 EUR.

Rédaction Wild beim Wild — 23 mai 2025

Le chasseur amateur qui avait abattu le rare rapace le 24 février 2024 à La Salette avait été condamné en première instance, notamment à verser 30’000 € de dommages et intérêts à la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux).

Cette somme a été portée à 81’000 € en appel, mercredi 21 mai 2025. Une « victoire remarquable » pour la LPO et une « décision surprenante » pour Bernard Boulloud, l'avocat du chasseur amateur.

Son demi-frère de 30 ans, qui se trouvait avec lui au moment des faits, a été acquitté du chef de « complicité de destruction d'une espèce protégée », mais condamné à deux amendes. Les deux frères avaient prélevé quatre plumes sur l'oiseau. Elles ont été retrouvées lors d'une perquisition à son domicile. Lors de l'interrogatoire, il a reconnu les faits.

Le 24 février, ces deux hommes avaient déjà tué illégalement deux cerfs.

Le jeune oiseau femelle provenait d'un parc de rapaces en Haute-Savoie et n'avait été relâché dans la nature que quelques mois auparavant.

Au civil, un tribunal a accordé 81’000 euros pour le préjudice écologique et 3’000 euros pour le préjudice moral de l'organisation de protection des oiseaux (LPO). En outre, l'homme doit verser 15’800 euros au parc de rapaces Les Aigles du Léman, propriétaire de l'aigle.

Le tueur s'est en outre vu infliger une interdiction de port d'armes de trois ans et a été condamné au retrait de son permis de chasse.

L'organisation (LPO) a rappelé que le pygargue à queue blanche était considéré comme éteint en France depuis 1959. Un programme de réintroduction n'a débuté qu'en 2011. Aujourd'hui, on ne compte en France qu'une septaine de couples nicheurs et une trentaine d'individus isolés.

Son président Allain Bougrain-Dubourg a parlé d'une décision historique : « une reconnaissance considérable du préjudice écologique dans toute sa dimension » et d'une « victoire pour la science et le droit ».

Au total, la somme que le chasseur de loisir doit payer s'élève à près de 100’000 euros. Son avocat envisage, selon les médias français, un recours devant la Cour de cassation.

En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse, nous rassemblons des vérifications des faits, des analyses et des reportages de fond.

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