Un chasseur amateur a chassé un jour de repos dans le canton de Schwyz
Comme chaque année, la chasse au chamois a eu lieu en septembre dans le canton de Schwyz.
Au total, 331 bouquetins, chamois femelles et jeunes de l'année ont été abattus.
Les chasseurs amateurs devaient bien entendu respecter les jours de repos : il est interdit de tirer chaque mercredi ainsi que les dimanches et jours fériés.
Un chasseur amateur ayant abattu un animal un jour de repos à Euthal sera condamné à payer une amende.
Selon l'ordonnance pénale définitive à laquelle se réfère le journal «Bote der Urschweiz», l'homme a abattu l'animal sauvage un mercredi matin.
Le non-respect du jour de repos entraîne désormais de lourdes conséquences. L'homme est condamné à une amende de 200 francs. Il doit en outre prendre en charge les frais de procédure s'élevant à 340 francs.
De l'avis de l'IG Wild beim Wild, les chasseurs de loisir ont besoin d'expertises médico-psychologiques annuelles d'aptitude sur le modèle des Pays-Bas, ainsi que d'une limite d'âge supérieure contraignante. Le groupe d'âge le plus important parmi les chasseurs amateurs est aujourd'hui celui des 65 ans et plus. Dans ce groupe, les limitations liées à l'âge telles que la diminution de l'acuité visuelle, le ralentissement des temps de réaction, les difficultés de concentration et les déficits cognitifs augmentent statistiquement de manière significative. Parallèlement, les analyses d'accidents montrent que le nombre d'accidents de chasse graves avec blessés et victimes mortelles augmente de façon significative à partir du milieu de la vie.
Les signalements réguliers d'accidents de chasse, d'actes fatals commis par erreur et d'abus d'armes de chasse mettent en évidence un problème structurel. La possession privée et l'utilisation d'armes à feu létales à des fins de loisir échappent en grande partie à tout contrôle continu. De l'avis de l'IG Wild beim Wild, cela n'est plus acceptable. Une pratique fondée sur le meurtre volontaire et générant simultanément des risques considérables pour les êtres humains et les animaux perd sa légitimité sociale.
Chassede loisir repose en outre sur le spécisme. Le spécisme désigne la dévalorisation systématique des animaux non humains au seul motif de leur appartenance à une espèce. Il est comparable au racisme ou au sexisme et ne peut être justifié ni culturellement ni éthiquement. La tradition ne remplace pas un examen moral.
C'est précisément dans le domaine de la chasse de loisir qu'un examen critique est indispensable. Rares sont les domaines aussi marqués par des récits embellissants, des demi-vérités et une désinformation délibérée. Là où la violence est normalisée, les discours servent souvent à la justifier. La transparence, des faits vérifiables et un débat social ouvert sont donc indispensables.
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