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Chasse

Graubünden part à la chasse aux jeunes loups du Beverin

Dans le canton des Grisons, quatre jeunes loups de la meute du Beverin, qui compte neuf individus, doivent être abattus d'ici fin mars de l'année prochaine. Dans le territoire de cette meute, au moins 15 attaques sur des troupeaux de chèvres sont recensées.

Rédaction Wild beim Wild — 4 octobre 2019

Cet été, dans le territoire de la meute du Beverin, à l'Heinzenberg et dans le Safiental, au moins 15 attaques ont été commises sur des troupeaux de chèvres bénéficiant de mesures de protection.

Ce chiffre a franchi un seuil au-delà duquel le comportement de cette meute de loups est classifié comme problématique. Sur la base du cadre légal en vigueur, le canton des Grisons a engagé des démarches en vue de réguler la meute de loups concernée.

Les analyses ADN ont identifié le mâle reproducteur M92 comme l'auteur des attaques. L'animal avait déjà fait parler de lui négativement l'année dernière, lorsqu'il avait tué un grand nombre de moutons sur l'alpage de Stutzalp, au-dessus de Splügen. Ce loup a désormais commencé à s'attaquer à des animaux dans des troupeaux protégés et à transmettre ce comportement à sa descendance.

La Confédération fixe la procédure

Des mesures régulatrices doivent être prises à l'encontre des loups et des meutes qui présentent un comportement problématique par rapport à d'autres loups et causent de ce fait d'importants dommages malgré les mesures de protection des troupeaux mises en place. Les cantons peuvent, avec l'accord préalable de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), prendre des mesures temporaires de régulation des populations d'espèces animales protégées telles que le loup (art. 4 al. 1 OChP). L'OFEV a accepté la demande du canton des Grisons et a donné son accord pour l'abattage de quatre loups au total issus de la meute du Beverin, en épargnant les individus reproducteurs. L'autorisation de régulation de la population de loups est limitée au territoire de la meute du Beverin. Les abattages doivent être effectués par des gardes-faune avant le 31 mars 2020.

Intervention de l'Office de la chasse et de la pêche des Grisons

L'Office de la Chasse et pêche des Grisons (AJF) s'est préparé à cette intervention au cours des dernières semaines. Le service de surveillance de la faune procédera à la régulation correspondante. Une démarche rapide est prévue. Cela est nécessaire afin que les animaux parents puissent encore être distingués des autres loups. Plus l'attente se prolonge, plus l'identification des différents loups sera difficile. Par ailleurs, on tentera d'abattre les animaux au sein de la meute afin d'obtenir un effet dissuasif supplémentaire. D'une manière générale, il faut s'attendre à ce que l'intervention s'avère difficile, car la meute est désormais extrêmement mobile et ne séjourne que brièvement au même endroit.

Environ 30 loups dans le canton des Grisons

Selon les autorités locales, l'évolution de la population de loups dans le canton des Grisons s'est confirmée conformément aux prévisions après l'apparition de la première meute au Calanda en 2012. Des formations de nouvelles meutes avaient déjà été prédites à l'époque. Selon Arquint, environ 30 loups vivent actuellement dans le canton des Grisons. Rien que cette année, au moins 17 louveteaux auraient été mis bas.

À ce jour, des preuves individuelles de la présence de loups auraient pu être établies dans toutes les parties du canton. D'autres formations de meutes seraient donc probables. Lorsqu'il est constaté, comme dans le cas de la meute du Beverin, que des loups et des meutes de loups présentent un comportement problématique, l'AJF doit assumer sa responsabilité et procéder à une intervention dans la population de loups, pour autant que les conditions légales soient remplies.

Regrets quant à l'abattage

Le groupe Loup Suisse regrette l'abattage, mais considère la régulation comme légale et l'accepte, comme il ressort d'un communiqué publié vendredi. Néanmoins, la régulation ne contribuera pas à protéger les animaux de rente dans la région ni à améliorer l'acceptation des loups. Une protection des troupeaux solide et bien développée reste sans alternative pour la protection des moutons et des chèvres.

Les exigences de la Confédération seraient cependant si faibles qu'elles conduiraient inévitablement à ce que les loups puissent toujours surmonter la protection des troupeaux. Le groupe Loup Suisse s'est donc déjà prononcé lors de la consultation relative à cette directive en faveur d'un relèvement des exigences afin d'obtenir une meilleure protection. Ces demandes n'auraient malheureusement pas été prises en compte.

Mise à jour 25.11.2019

La semaine dernière, un troisième jeune animal a pu être prélevé. Un autre jeune du groupe de Beverin a dû être abattu par le garde-chasse ce matin, après avoir été grièvement blessé dans un accident de la route.

Dossier : Le loup en Suisse : faits, politique et limites de la chasse

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