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Chasse

Des chasseurs de loisir déjantés en Styrie

Des élevages illégaux de faisans utilisés pour des chasses illégales — des animaux grièvement blessés souffrent atrocement. Le VGT porte plainte contre plusieurs auteurs et informe le public. Une vidéo d'actualité brûlante documente la situation.

Rédaction Wild beim Wild — 9 novembre 2022

Une grande partie de la population autrichienne considère la chasse de loisir d'un œil critique. Les chasses à courre aux faisans organisées chaque automne en Autriche en illustrent le bien-fondé. En Styrie, la loi sur la chasse a été réformée en 2016 grâce au travail de sensibilisation du VGT. Même avant cette révision, il était en principe interdit de lâcher des faisans pour la chasse de loisir, mais depuis six ans désormais, la loi sur la chasse et l'ordonnance qui l'accompagne sont explicites : les faisans ne peuvent être relâchés dans la nature que pour «soutenir les effectifs», en aucun cas pour augmenter le tableau de chasse. Il doit donc s'agir d'une mesure de protection de la nature. Pourtant, avec la connaissance de l'Association styrien de protection de la chasse et celle des maîtres de district des chasseurs, qui sont censés contrôler et autoriser les lâchers, des faisans continuent d'être relâchés pour le plaisir de la chasse.

St. Georgen : encore plus illégal que «d'habitude»

Il y a six ans, la pratique légale consistait à relâcher les faisans de leurs volières-cages quelques semaines seulement avant la chasse de loisir, afin qu'ils soient ensuite abattus. Depuis 2016, les jeunes animaux doivent être transférés des volières vers des «biotopes de réintroduction», où ils sont censés s'habituer à une vie en liberté dans un environnement protégé.

À St. Georgen an der Stiefing, le temps semble s'être arrêté : cette année, des dizaines de faisans ont été élevés en volières et les mâles auraient été relâchés illégalement peu de temps avant la chasse de loisir. Il n'existe aucun biotope de réintroduction à proximité. Il est donc parfaitement clair que l'objectif du lâcher n'est pas le soutien des populations ni une mesure de protection de la nature, mais que les tableaux de chasse devaient être augmentés illégalement.

Infractions à la loi sur la protection des animaux

Le jour même de la chasse à rabatteurs du 5.11.2022, deux élevages illégaux de faisans ont pu être découverts. Dans des enclos entièrement dépourvus de végétation et bien trop exigus, des faisans étaient encore enfermés le jour même de la chasse de loisir. Il s'agissait principalement des femelles, qui auraient pourtant dû être relâchées dans la nature pour se reproduire et «soutenir le peuplement». Une plainte a été déposée contre les propriétaires des terrains et les présumés responsables.

Cruauté envers les animaux

Durant la chasse de loisir, des scènes atroces ont pu être observées et partiellement documentées. Un faisan a été abattu et est tombé exactement aux pieds de deux chasseurs amateurs. Grièvement blessé, il sautillait et se débattait de douleur. Les chasseurs amateurs rechargèrent leurs fusils et regardèrent l'animal souffrir sans l'achever. Ce n'est que tardivement qu'un chien de chasse arriva, saisit le faisan et s'enfuit avec l'animal qui se débattait encore.

Des lièvres ont également été visés : l'un d'eux fut blessé et ne put plus fuir. Il tentait de se traîner, aux prises avec la mort. C'est seulement sur l'insistance d'un collègue chasseur que la chasseuse amateur, après un long moment, visa le lièvre pour l'achever définitivement. Malgré d'innombrables tirs, lors de telles chasses à rabatteurs, certains animaux ne sont que blessés et tombent à terre — ou s'échappent avec des plaies. Les problèmes de protection animale liés à la chasse de loisir sont de nature systémique.

Ce qui s'est passé samedi dernier est horrible. Outre la souffrance animale effroyable et l'ignorance inquiétante des chasseurs et chasseresses amateurs assoiffés de tirs, j'ai également vu des riverains et riveraines qui se cachaient dans leurs maisons par peur. Des coups de feu ont été tirés entre les habitations. Il est manifeste que les lois en vigueur ont été enfreintes, c'est pourquoi nous avons déposé de nombreuses plaintes. Nous verrons si l'ignorance délibérée des autorités et des politiques se poursuit, ou si ces actes illégaux de maltraitance animale seront enfin mis fin.

David Richter du VGT

Récemment, le maître-chasseur de district du district concerné, Wolfgang Neubauer jun., a été dénoncé au parquet par le VGT pour abus de pouvoir. M. Neubauer est maire de la zone de chasse actuelle, mais n'était pas présent lors de cette chasse de loisir. La question de savoir s'il était au courant des volières illégales de ses collègues chasseurs doit être élucidée par l'autorité compétente.

Le VGT réclame l'interdiction du lâcher inconsidéré de faisans et une interdiction absolue de tir des animaux femelles et de tous les faisans dans les zones où des faisans ont été lâchés. Jusqu'à présent, l'ÖVP, le FPÖ et le SPÖ styriens s'opposent à une telle interdiction. Des infractions similaires sont également documentées dans la rubrique Criminalité et chasse de loisir sur wildbeimwild.com.

En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse nous rassemblons vérifications des faits, analyses et reportages de fond.

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