Schwyz : l'Office de la chasse et de la pêche dissous
La division du canton de Schwyz en quatre régions fauniques constitue également une nouveauté.
Le Conseil d'État schwytzois a approuvé une réorganisation du Département de l'environnement, qui ne compte désormais plus que quatre offices au lieu de cinq.
L'Office de la nature, de la chasse et de la pêche (Anjf) est dissous. En conséquence, le poste de directeur d'office, qui était de toute façon vacant depuis un certain temps, ne sera pas repourvu, indique le communiqué de presse du canton.
Conflit entre chasseurs amateurs et gardes forestiers
Ainsi, le thème de la chasse sera dans un premier temps placé directement sous l'autorité du secrétaire de département Xaver Heinzer. Cette décision s'explique notamment par un conflit latent entre chasseurs amateurs et gardes forestiers. Ces derniers se plaignent de dégâts d'abroutissement, tandis que les chasseurs amateurs refusent de tirer davantage de femelles.
L'essentiel est qu'une réorganisation thématique transversale aux offices ait lieu. Ainsi, le département comprendra à l'avenir quatre offices : Environnement et énergie, Forêt et nature, Eaux et Géoinformation.
Un effet secondaire agréable de cette réorganisation est qu'il a été possible de régler avec les gardes de la faune certaines questions, notamment le nouveau règlement de service ou les dispositions d'astreinte, qui auraient dû être clarifiées depuis onze ans déjà. L'intégration de la chasse au sein de l'Office des forêts et de la nature est envisagée pour plus tard, car la faune fait partie intégrante de la forêt.
La pression sur la faune sauvage s'accroît
Les populations de cerfs et de chevreuils dans le canton de Schwyz font régulièrement parler d'elles. Pour l'agriculture et la sylviculture, les animaux sauvages sont trop nombreux. Les chasseurs amateurs et les gardes de la faune sont certes prêts à intervenir par la chasse pour réguler les populations, mais défendent l'idée que la forêt et la faune vont de pair et doivent toutes deux avoir leur place. Ces derniers mois, il est apparu que la pression sur la faune sauvage et sur la chasse de loisir ne cesse de croître. Cette année, trois chevreuils (contre deux jusqu'ici) sont attribués par chasseur amateur. Pour les cerfs, l'objectif est de 450 abattages (contre 425 auparavant). Ce qui irrite particulièrement certains : parmi ces 450 cerfs, 360 devraient être des femelles et des jeunes animaux.
Ce n'est qu'en abattant des femelles qu'on peut réduire efficacement un effectif, affirme Adrian Kälin de Freienbach. Il est vice-président de l'Association cantonale des chasseurs au brevet de Schwytz et membre de la commission de chasse. Il souligne que l'ordonnance sur la chasse a été élaborée avec un large soutien et est adaptée chaque année. «Malheureusement, du côté forestier, nous ne ressentons aucune concession», dit-il au «Höfner Volksblatt». On travaille souvent avec des chiffres qui ne sont pas significatifs. Les dégâts d'abroutissement sont relevés sur quelques parcelles connues pour leurs fortes populations de gibier, puis extrapolés à l'ensemble du canton.
Des règlements éthiquement discutables
Cela signifie que des règles qui n'étaient auparavant pas conformes aux usages cynégétiques sont désormais officiellement réglementées et approuvées. Jusqu'ici, un chasseur amateur qui tirait une biche allaitante était sanctionné par une taxe pour tir erroné. Désormais, il devra d'abord tirer le faon, puis la biche.
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