La protection animale critique le projet de loi fédérale sur la chasse
16 organisations de protection des animaux et de la nature critiquent le projet de révision de la loi fédérale sur la chasse, le jugeant inconstitutionnel. Les alternatives à l'abattage sont ignorées.
Dans une lettre ouverte adressée à la ministre fédérale de l'Agriculture Klöckner, 16 organisations de protection des animaux et de la nature critiquent ce qu'elles considèrent comme un projet inconstitutionnel de révision de la loi fédérale sur la chasse. Les défenseurs des animaux demandent au ministère fédéral d'intégrer la protection animale dans ses réflexions et d'envisager des alternatives à l'augmentation des tirs de chevreuils et d'autres animaux sauvages.
L'objectif du législateur est, dans ce cas, d'obtenir un renouvellement naturel de la forêt sans mesures de protection, en intensifiant encore davantage la chasse aux chevreuils – un quota minimal d'abattage devant être convenu entre propriétaires forestiers et chasseurs.
La Loi fondamentale exige que la réalisation de cet objectif ne se fasse pas au détriment de l'objectif constitutionnel de protection animale. Il incomberait bien plutôt au ministère fédéral dirigé par Klöckner d'examiner au moins des alternatives et de mettre en balance l'abattage total théoriquement possible des chevreuils et des cerfs avec des mesures moins radicales. Cela ne semble pas avoir été fait. De même, l'occasion a été manquée d'associer en amont les représentants de la protection animale au processus de révision de la loi fédérale sur la chasse.
Il existe de nombreuses approches de mesures plus douces et non létales. L'une des options avancées par les organisations de protection des animaux et de la nature est la réduction radicale des périodes de chasse à environ trois mois par an. Ainsi, Lovis Kauertz de Wildtierschutz Deutschland plaide pour une réduction significative des périodes de chasse.
S'il n'y avait aucune pression de chasse pendant neuf mois par an, les chevreuils perdraient leur méfiance et reviendraient davantage là où se trouve leur véritable habitat – dans les champs, de préférence dans les prairies. Si, en revanche, des battues ont lieu en janvier et février, voire encore en mars, et que les chasseurs peuvent désormais traquer les animaux avec des dispositifs de visée nocturne, il ne faut pas s'étonner que les dégâts de abroutissement en forêt s'intensifient.
D'autres options comprennent des mesures de protection, par exemple lors de reboisements complets, la promotion de zones de transition favorables à la faune sauvage entre champs et forêt, le renoncement total à la chasse pendant les heures nocturnes, la création de zones sans chasse, notamment par la reconnaissance de motifs liés à la protection des animaux et de la nature lors de l'apaisement cynégétique de propriétés foncières par des personnes physiques et (!) morales.
Une autre revendication importante est d'inscrire enfin de manière explicite dans la loi fédérale sur la chasse que la mise à mort de tout animal requiert un motif raisonnable, comme l'exige la loi sur la protection des animaux, qui en précise également les raisons.
Soutiens notre travail
Ton don nous aide à protéger les animaux et à faire entendre leur voix.
Faire un don →