Sanctionnez les chasseurs amateurs qui autorisent des mineurs à participer à la chasse de loisir.

En 2023, le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies a affirmé sans équivoque, dans son Observation générale n° 26, que les enfants doivent être protégés de toutes les formes de violence physique et psychologique, y compris l’exposition à la violence envers les animaux. En tant qu’État partie à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, la Suisse est tenue de garantir effectivement ce droit.
De nombreuses études montrent que le fait d'être témoin de violence envers les animaux peut altérer l'empathie des enfants, entraîner une désensibilisation à la souffrance et être associé à des problèmes psychosociaux ultérieurs. Un aperçu de ces phénomènes est disponible dans le dossier « Psychologie de la chasse récréative ». Les enfants et les jeunes ont droit à l'intégrité physique et mentale ; cela implique de ne pas être exposés à la violence de la chasse récréative, que ce soit en tant que spectateurs passifs ou participants actifs.
Néanmoins, les associations de chasse recrutent activement des mineurs, se rendent dans les écoles et emmènent des enfants à la chasse récréative. Cette pratique est inacceptable du point de vue des droits de l'enfant, de la psychologie et de l'éthique du bien-être animal. Ce sujet est abordé plus en détail dans les articles « Les enfants doivent être protégés de la violence lors des chasses récréatives » et « Non aux leçons dispensées par les chasseurs récréatifs dans les écoles », ainsi que dans la lettre ouverte au Conseil fédéral : « Pas de mineurs à la chasse récréative ».
Nous exhortons le Conseil fédéral à prendre des mesures juridiques claires pour garantir que les mineurs ne soient plus autorisés à participer à des activités de chasse et que les infractions soient systématiquement sanctionnées.
Monsieur le conseiller fédéral Rösti
Je vous contacte car je suis profondément préoccupé par la participation des mineurs à la chasse de loisir en Suisse.
En 2023, le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies a déclaré, dans son Observation générale n° 26, que les enfants doivent être protégés de toutes les formes de violence physique et psychologique et de toute exposition à la violence, y compris expressément la violence envers les animaux (voir Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, Observation générale n° 26). En tant qu’État partie à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, la Suisse est tenue de garantir le droit de tous les mineurs à l’intégrité physique et mentale.
La participation passive ou active des enfants et des jeunes aux activités de chasse – que ce soit en tant que spectateurs ou en tant qu’assistants et pratiquants du tir lors de la chasse récréative – contrevient à ce principe de protection. De nombreuses études scientifiques suggèrent que le fait d’être témoin de violence envers les animaux peut être associé à une altération de l’empathie, une désensibilisation à la souffrance et un risque accru de problèmes psychosociaux ultérieurs. Une synthèse de ces résultats est disponible dans le dossier « Psychologie de la chasse récréative ».
Bien que la chasse en Suisse soit principalement réglementée au niveau cantonal, il incombe au gouvernement fédéral de veiller au respect de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. Il doit garantir la protection effective des enfants et des jeunes contre les situations où la violence envers les animaux – notamment dans le cadre de la chasse récréative – est présentée comme normale, nécessaire ou acceptable.
Je vous exhorte :
Interdire explicitement la participation des mineurs à la chasse de loisir au niveau fédéral, que ce soit de manière active (par exemple, la chasse, le tir, le pistage) ou passive (être présent lors de la mise à mort).
Sanctionner systématiquement les chasseurs amateurs et les organisations de chasse qui autorisent les mineurs à participer à la chasse de loisir.
Afin de mettre pleinement en œuvre les recommandations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies dans l’«Observation générale n° 26» et de veiller à ce que les enfants en Suisse ne soient pas exposés à la violence envers les animaux, notamment dans le cadre d’activités de chasse récréative.
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