2 avril 2026, 02:51

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Comment les relations publiques dans le domaine de la chasse déforment la réalité et la responsabilité

L’IG Wild beim Wild rejette clairement les foires de chasse telles que la « Hohe Jagd & Fischerei » car elles mettent en scène la mise à mort d’animaux comme une activité de loisir et un bien culturel, normalisant ainsi une culture de la violence incompatible avec la conservation contemporaine des animaux et de la nature.

Au lieu de stands d'exposition d'armes, de trophées et de séjours de chasse, nous avons besoin de plateformes dédiées à la véritable conservation de la faune sauvage, à l'éducation, à des rencontres respectueuses avec les animaux sauvages et à la promotion d'une alternative à la chasse récréative. Le lobby de la chasse de Salzbourg présente le salon « High Hunting & Fishing » comme un « lieu de rencontre pour les passionnés, le savoir-faire et les expériences authentiques en pleine nature », mais derrière ce discours bien-pensant se cache un système qui pratique la sélection génétique d'animaux sauvages pour la chasse et la lutte contre les prédateurs.

Lorsque les organisations de chasse parlent de « lien avec la nature », de « responsabilité envers la faune et les forêts » et d’« expérience authentique de la nature », elles dissimulent systématiquement le fait que leur pratique en Europe repose depuis des décennies sur le maintien artificiel des populations d’ongulés, le nourrissage intensif, la chasse aux trophées et la chasse aux renards, aux corbeaux et autres prédateurs, c’est-à-dire sur des interventions qui affaiblissent les mécanismes de régulation naturels et délégitiment le rôle écologique des prédateurs.

Les chasseurs amateurs aiment se présenter comme des « partenaires de la nature » et des « garants de l’équilibre », alors même que ces associations se mobilisent politiquement contre des animaux strictement protégés comme le lynx et le loup, réclament des abattages sélectifs et mènent des campagnes de désinformation contre les prédateurs. Parler de « responsabilité envers la nature » dans ce contexte relève surtout de la querelle sémantique : cela masque le fait qu’une activité récréative impliquant des armes à feu est normalisée et présentée comme de la « protection de la nature », alors que la littérature scientifique et des exemples concrets issus de régions où la chasse est peu ou pas pratiquée démontrent que les populations d’animaux sauvages peuvent être stabilisées sans chasse récréative, grâce à une gestion professionnelle de la faune, la protection des habitats et le contrôle des déplacements.

L’IG Wild beim Wild appelle donc les médias et les politiciens à examiner de manière critique les formules de relations publiques du lobby de la chasse et à ne pas adopter le langage de ceux qui transforment les animaux sauvages en « morceaux » et réinterprètent les prédateurs comme des problèmes simplement parce qu’ils font obstacle à leur tradition de chasse.