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Chasse

PETA désigne la fédération de chasse comme « Spécisme de l'année »

Bienfaiteurs des animaux ou plutôt leurs bourreaux ? Pour la deuxième fois, PETA décerne le prix négatif « Spécisme de l'année ». Pour l'année 2024, il est attribué à la Fédération bavaroise de chasse (Bayerischer Jagdverband e.V.) et à sa campagne « TIERwohltäter ».

Rédaction Wild beim Wild — 6 février 2025

Lors d'un vote en ligne, la fédération de chasse a réussi à s'imposer face aux autres lauréats précédemment désignés et à décrocher la triste première place.

La campagne « Tierwohltäter – Wir sind die Guten » (Bienfaiteurs des animaux – Nous sommes les bons) avait déjà été désignée lauréate du « Spécisme du mois » en novembre 2024. En effet, la représentation et la légitimation de la chasse de loisir aux animaux sauvages comme forme nécessaire de protection des animaux et de la nature reposent sur le postulat spéciste selon lequel les intérêts des animaux sauvages à leur vie et à une existence aussi exempte que possible de souffrance pèsent moins que ceux des êtres humains.

En réalité, les animaux sont bien davantage exploités lors de la chasse de loisir pour satisfaire des intérêts humains : pour produire de la nourriture à partir de leurs cadavres, pour exposer leurs corps morts comme « trophées » ou simplement pour assouvir le plaisir de tuer. En savoir plus sur les mythes de la chasse et le problème de la protection animale.

« La communauté PETA a désigné un vainqueur amplement mérité en la personne de la Fédération bavaroise de chasse », déclare Peter Höffken, chargé de mission chez PETA. « Le vote a montré que la campagne « Tierwohltäter – Wir sind die Guten » constitue une tentative transparente d'attribuer à la chasse, pratiquée avant tout comme un loisir, un rôle actif dans la protection des animaux et de la nature. Les chasseurs et chasseuses amateurs tuent chaque année de manière cruelle et de surcroît inutile d'innombrables animaux sauvages, ne favorisant ainsi en aucune façon le bien-être animal, contrairement à ce que cette campagne entend suggérer. »

La chasse de loisir jugée non nécessaire par des spécialistes

Les biologistes animaliers reconnus s'accordent à dire que, d'un point de vue écologique, la chasse de loisir n'est pas nécessaire. Ainsi, selon le réputé biologiste Prof. Dr. Josef Reichholf, une régulation naturelle des populations animales vivant en forêt s'effectue par le biais de facteurs environnementaux tels que les conditions météorologiques, la disponibilité de la nourriture ou les maladies. Des scientifiques anglais sont également parvenus à la conclusion que les populations de renards, entre autres, se régulent d'elles-mêmes en raison de la disponibilité de la nourriture et de facteurs sociaux. La chasse de loisir, en revanche, détruit les structures d'âge et sociales des populations animales, ce qui entraîne une reproduction accrue chez les survivants. Les pertes au sein de la population sont ainsi rapidement compensées, voire surcompensées, par la descendance et l'immigration. La chasse de loisir est donc inutile, contre-productive et cruelle. Les quelque 436’000 chasseurs amateurs en Allemagne ne sont confrontés qu'à environ 1’000 chasseurs professionnels, principalement des agents forestiers.

Le prix négatif de PETA «Spécisme du mois»

En 2024 également, PETA a de nouveau récompensé chaque mois des personnes, des entreprises ou des produits s'étant montrés particulièrement spécistes et hostiles aux animaux, avec le prix négatif «Spécisme du mois». Au bout d'un an, le titre de «Spécisme de l'année» est décerné au cas le plus scandaleux parmi les anciens «lauréats», déterminé par un vote public. C'est ainsi que le prince Marcus avait reçu ce titre l'année précédente. Avec ce prix, PETA souhaite sensibiliser la société au thème du spécisme et encourager une réflexion critique, un changement de mentalité et des comportements respectueux des animaux. Car la pensée spéciste crée le fondement qui permet d'utiliser, de maltraiter et de tuer des animaux à des fins humaines comme si cela allait de soi.

Par analogie avec les termes racisme et sexisme, le spécisme une forme de discrimination – plus précisément la dévalorisation des animaux sensibles en raison de leur appartenance à une espèce. L'être humain est ici considéré comme supérieur à toutes les autres espèces. Par ailleurs, une distinction est également établie entre différentes espèces animales, réparties en animaux domestiques et animaux d'élevage : ainsi, les chiens et les chats sont particulièrement choyés, tandis que les porcs, les bovins et les poulets sont tués et consommés. En raison de leur appartenance à la «mauvaise» espèce, les animaux sont réduits à l'état d'objets de recherche, d'aliments, de matériaux vestimentaires ou de jouets. Pourtant, ils peuvent tous ressentir joie et souffrance et ont donc un intérêt à vivre et à ne pas être blessés, ainsi qu'un droit à cela. PETA défend une perspective anti-spéciste et souligne que cette caractéristique commune à tous les êtres sensibles est déterminante lorsqu'il s'agit de définir qui possède des droits moraux. Les animaux ont le même droit à la vie, à la liberté et à l'intégrité physique que les êtres humains.

Vous pouvez aider tous les animaux et notre planète avec bienveillance. Choisissez la compassion dans votre assiette et dans votre verre. Passez au véganisme.
En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre Dossier sur la chasse nous regroupons vérifications des faits, analyses et reportages de fond.

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