Des militants protestent contre l'abattage des animaux
«Meurtre de masse» : des militants sensibilisent à Pâques à Strasbourg à l'abattage des animaux.
Des militants de 269 Life France ont organisé à Strasbourg une protestation saisissante en simulant un macabre repas de Pâques.
Ils dénoncent l'abattage de masse d'agneaux pour cette fête religieuse.
«Non au repas sanglant au nom des religions». Une vingtaine de militants de l'organisation 269 Life France ont mis en scène samedi à Strasbourg (Bas-Rhin) un «repas de Pâques français» pour dénoncer un «massacre de masse» d'agneaux pour cette fête.
Il faut savoir que le nombre d'agneaux abattus en France va doubler rien que pour cette fête archaïque. Notre message est clair et simple. Aucune religion, aucune tradition ne peut servir à justifier le meurtre de masse d'êtres qui veulent vivre, a déclaré Jesper Ek, référent local de l'organisation 269 Life France, qui œuvre «pour le respect des intérêts fondamentaux de tous les animaux».
La mise en scène se veut choquante : au milieu de la place Kléber à Strasbourg, on voit deux personnes manger à une table tachée de faux sang, ce même faux sang éclaboussant les convives. Sur un plateau reposait une fausse tête de cochon. Sur un panneau, on peut lire : «Éventrés conscients, écorchés vifs, étouffés, harponés, certains cris sont silencieux». En arrière-plan, un haut-parleur diffuse des sons ressemblant aux cris d'animaux dans un abattoir.
«Non, tu ne tueras point, non au repas sanglant au nom des religions, non au spécisme», crie une voix dans le microphone. L'idée derrière l'action du week-end de Pâques était de profiter de ce contexte particulier, «cette religion majoritaire en France, pour parler aussi des autres religions et des subventions dans le contexte de l'élevage», selon Jesper Ek.
« Tout ce qui se passe dans les abattoirs me choquera toujours, et cela me donne envie de partager cette action », a réagi Pauline Ferreri, 37 ans, qui ne mange plus de viande depuis 2016. « Voir les images » de ce qui se passe dans les abattoirs lui a fait comprendre que « ça n'en vaut pas la peine pour moi. On peut aussi s'alimenter autrement et être en bonne santé ».
Un constat partagé par sa sœur Julia Ferreri. Elle aussi a cessé de manger de la viande après avoir réalisé qu'elle « baignait dans le spécisme ». Elle a également déclaré ne pas supporter les sons qu'elle entend sur la Place Kléber, qui imitent les cris des animaux dans les abattoirs.
Soutiens notre travail
Avec ton don, tu contribues à protéger les animaux et à leur donner une voix.
Faire un don →