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Formation

Étude sur le «Super-Chasseur»

Le chasseur de loisir est le plus grand concurrent des prédateurs dans la nature. Des études le démontrent : il chasse différemment des prédateurs et déstabilise les écosystèmes.

Rédaction Wild beim Wild — 24 août 2023

Efficace, mais peu durable : voilà comment on peut décrire le chasseur de loisir.

Pour protéger l'environnement, il devrait prendre exemple sur les prédateurs, exigent les scientifiques.

Le chasseur de loisir se distingue des prédateurs d'une manière particulièrement dangereuse. Avec ses armes sophistiquées et autres moyens techniques, il s'en prend surtout, sur terre, aux proies adultes et en bonne santé. Il se distingue ainsi nettement des prédateurs, écrit une équipe de chercheurs canadiens dans la revue spécialisée «Science».

Étant donné que les individus adultes constituent le capital reproductif d'une espèce, l'être humain, contrairement à de nombreux prédateurs animaux, influence durablement de cette manière la structure des écosystèmes et des chaînes alimentaires.

L'être humain est un super-chasseur, résument les scientifiques les résultats de leur étude. «Notre influence est aussi extrême que notre comportement, et la planète supporte les coûts de notre domination en tant que prédateur», a déclaré le premier auteur Chris Darimont de l'University of Victoria, Canada, dans un communiqué de son université.

Les prédateurs s'attaquent principalement aux jeunes animaux

Le directeur de l'étude Thomas Reimchen de la même université ajoute : «Alors que les prédateurs s'attaquent principalement aux jeunes individus d'une population, l'être humain, en chassant des animaux adultes, épuise leur capital reproductif.» Ce n'est pas durable, selon les termes des auteurs de l'étude, et les conséquences deviennent de plus en plus coûteuses pour l'humanité. Pour y remédier, l'exploitation par le chasseur humain doit être énergiquement réduite et l'être humain doit rapprocher davantage son comportement de celui du prédateur non humain.

Les chercheurs avaient évalué de nombreuses sources de données, telles que des articles spécialisés ou des ouvrages et rapports scientifiques, et déterminé ainsi combien d'individus d'une espèce sont victimes d'un prédateur. Ils ont comparé les prises des chasseurs humains avec celles des prédateurs animaux. Au total, ils ont analysé les données de plus de 2100 populations d'animaux sauvages sur terre et en mer.

«Plus efficace» que les autres prédateurs

Selon cette étude, les chasseurs humains tuent considérablement plus d'animaux adultes que les autres prédateurs. Dans les océans, ils prélèvent environ 14 fois plus de proies que les poissons prédateurs, rapportent les scientifiques. Ils pêchent ainsi « à travers la chaîne alimentaire ». Sur terre, les chasseurs abattent près de neuf fois plus d'ours, de loups et de lions que les prédateurs animaux.

La supériorité de l'être humain tient avant tout à son équipement et à ses moyens techniques, écrivent les scientifiques. Ceux-ci lui permettent de tuer sans danger à distance et, notamment dans le cadre de la chasse au trophée, de cibler de grands spécimens en bonne santé.Le chasseur de loisir s'éloigne ainsi de plus en plus de la nature. Il décime les populations de nombreuses espèces et détruit les écosystèmes.

Capacité de changement ?

Dans un commentaire consacré à cette étude, le biologiste Boris Worm de l'université Dalhousie à Halifax, au Canada, écrit : « Nous possédons la capacité remarquable d'analyser consciemment notre comportement et de le modifier de manière à atténuer les conséquences néfastes. Je crois que ce dernier point s'avérera décisif pour notre coexistence future avec les animaux sauvages sur terre et dans les mers. »

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