3 avril 2026, 15:41

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Critique de la messe de la Saint-Hubert à Horgen

Tuer avec la bénédiction de l'Église : Le 13 octobre, à 10h00, une messe de la Saint-Hubert aura lieu avec les cors de chasse de Zimmerberg et les Zürifalken dans l'église de Horgen. L'IG Wild beim Wild critique sévèrement l'événement et les responsables.

À l'occasion de la Saint-Hubert, jour commémoratif de saint Hubert de Liège le 3 novembre, l'IG Wild beim Wild critique de telles orientations du service religieux.

Les messes de la Saint-Hubert, principalement organisées et fréquentées par des chasseurs de loisir, ne sont pas compatibles avec l'éthique chrétienne du respect de la vie.

Elles constituent souvent le prélude aux battues particulièrement cruelles et chasses spéciales lors desquelles des chasseurs de loisir séniles parcourent les forêts de manière tortionnaire, traquant, blessant et tuant d'innombrables animaux sauvages. L'IG Wild beim Wild fait donc appel aux représentants de l'Église pour qu'ils se distancient à l'avenir de ces messes glorifiant la violence et sectaires.

Si de plus en plus d'animaux sauvages d'une espèce sont abattus parce qu'il y en a de plus en plus, faut-il alors en abattre encore plus pour qu'il y en ait moins ?

Il n'existe aucune raison compréhensible pour la chasse de loisir, car elle n'est pas appropriée pour réguler durablement les populations. La chasse ne signifie pas moins d'animaux sauvages, mais plus de naissances.

Historiquement parlant, la chasse pour la régulation des populations n'est pas non plus de la chasse, mais du zooicide terroriste.

Selon l'Association vétérinaire pour la protection des animaux, lors des battues, jusqu'à deux tiers des animaux sauvages ne meurent pas immédiatement. Avec des os brisés et des viscères pendants, les animaux fuient, souffrent souvent pendant des jours de leurs blessures et meurent dans d'atroces souffrances s'ils ne sont pas retrouvés lors de la prétendue recherche.

De nombreuses études scientifiques prouvent que la chasse n'est pas appropriée pour réguler durablement les populations d'animaux sauvages. Les scientifiques ont démontré que dans les populations de sangliers chassées, la maturité sexuelle des femelles intervient plus tôt, ce qui fait augmenter le taux de natalité. Ainsi, une forte pression de chasse entraîne une augmentation de la population des animaux sauvages concernés dans la région.

Célébrer un service religieux qui donne aux chasseurs la bénédiction symbolique pour le meurtre systématique de créatures sans défense envoie un signal complètement erroné. Les Églises doivent défendre la préservation de la création, non sa destruction. La messe de la Saint-Hubert méconnaît en outre que saint Hubert est passé de chasseur à opposant convaincu de la chasse. Julia Bielecki, théologienne.

La légende d'Hubert et du cerf portant la croix est connue de la littérature et des arts visuels.

Selon la légende transmise, Hubert naquit vers 655 fils d'un noble et mourut en 728. Au début, il menait une vie vouée aux plaisirs et était un chasseur passionné. Lorsqu'un jour à la chasse il avait pisté un cerf et le poursuivait pour le tuer, celui-ci se dressa soudain face à lui. Entre ses bois resplendit une croix et sous la forme du cerf le Christ lui parla : «Hubert, pourquoi me chasses-tu ?» Hubert descendit de cheval et s'agenouilla devant le cerf. À partir de cet instant, Hubert cessa de chasser et mena désormais une vie simple.

Voilà pour la légende. Après son expérience avec le cerf, Hubert abandonna donc la chasse et devint un chrétien fervent. Car le vrai christianisme et la chasse ne sont tout simplement pas compatibles. Lors de sa rencontre avec le cerf, il fut en effet mis face au choix : soit il tue l'animal – alors il tue aussi le Christ – soit il s'abstient et se confesse au Christ. Ou pour reprendre les mots de Matthieu 25,40 : «Ce que vous avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait».

Il n'est écrit nulle part que Jésus-Christ, que les deux confessions vénèrent comme Fils de Dieu, ait jamais chassé des animaux. Ce serait d'ailleurs très absurde, car le 5e commandement de Dieu dit «Tu ne tueras point». Or toute chasse implique de tuer.

Malgré tout cela, ont lieu chaque année les soi-disant chasses de saint Hubert ainsi que des messes d'Hubert dans les églises. Au lieu de faire de saint Hubert le patron protecteur des animaux, l'Église l'a nommé patron des tueurs d'animaux sauvages.

Le sens de la légende d'Hubert est pourtant bien celui-ci : l'homme doit vivre en harmonie et en paix avec la nature et les animaux. Il ne doit pas être le chasseur, mais le protecteur et l'ami des animaux. Comme il est si bien dit dans Marc 16,15 : «Allez par tout le monde et prêchez l'Évangile à toutes les créatures.» Il ne s'agit certainement pas ici de chasser.

Le vrai christianisme est une religion de l'éthique qui prône la miséricorde, le respect de la vie et l'amour du prochain. Les chrétiens pratiquants se préoccupent de savoir comment ces valeurs fondamentales peuvent être mises en œuvre globalement et formulent – fidèles à la Bible et théologiquement fondées – des lignes directrices éthiques viables pour une coexistence pacifique entre l'homme, la nature et l'animal. Les animaux sont «nos frères et sœurs», nos prochains. Toute utilisation de ceux-ci – que ce soit pour la production alimentaire, l'habillement, le divertissement ou dans les expérimentations animales – et toute dégradation en marchandise, contredisent une attitude pacifique, conservatrice et respectueuse de la vie.

Les chasseurs de loisir vivent de la chair. C'est pourquoi ils sont souvent en colère, violents et agressifs. Ce n'est pas étrange, mais tout à fait naturel. Quand on vit du meurtre, on n'a aucun respect pour la vie. On est hostile à la vie. Et qui est hostile à la vie ne peut entrer en prière, car la prière signifie révérence devant la vie. Et qui est hostile aux créatures de Dieu ne peut non plus être très amical envers Dieu.