Critique de la messe de saint Hubert à Wildegg
Le 28 septembre 2025 à 11h00 doit avoir lieu dans l'église catholique de Wildegg une messe de saint Hubert avec le «groupe de cors de chasse SonatES». IG Wild beim Wild critique vivement cet événement et exige de l'Église qu'elle se distancie clairement de la chasse et de sa glorification.
Les messes de saint Hubert, principalement fréquentées et coorganisées par des chasseurs de loisir militants, contredisent selon IG Wild beim Wild toute éthique chrétienne. Au lieu d'enseigner le respect de la vie, elles donnent symboliquement la bénédiction pour tuer.
«Célébrer un office religieux qui donne aux chasseurs le soutien ecclésiastique pour tuer des créatures sans défense envoie un signal complètement faux», dit Julia Bielecki, théologienne. «Les Églises doivent défendre la préservation de la création, non sa destruction.»
Il y a des gens qui organisent leur quotidien avec des mensonges, une violence brutale, la haine et la fausseté. De tels êtres aiment rejoindre les associations de chasse et les groupes de cors de chasse et se vautrent avec leurs semblables dans ce réceptacle.
Comme pour les trompettes militaires de signalisation, il s'agit pour le cor de chasse principalement de variantes de trompettes naturelles avec un registre tonal très limité, primitif et inhabituel pour la musique de guerre des chasseurs de loisir. Avec de tels événements, on espère recruter une relève pour les associations de chasse sectaires et enclines à la violence.
Les chasseurs de loisir répandent tant chez les humains que chez les animaux sauvages une souffrance, une terreur et une misère indicibles. Pratiquement tout ce qui est cruel, inutile et sans cœur est encouragé par les associations de chasse, a récemment confirmé un tribunal de Bellinzone .
Les chasseurs de loisir vivent le spécisme. Le spécisme est comparable au racisme et au sexisme, et ce n'est ni une culture ni une tradition.
La chasse aggrave le problème au lieu de le résoudre
L'IG fait référence à de nombreuses études scientifiques qui prouvent que la chasse n'est pas adaptée pour réguler durablement les populations de gibier. Particulièrement pour les sangliers, les ratons laveurs ou les renards, une forte pression de chasse conduit à ce que les animaux atteignent la maturité sexuelle plus tôt et se reproduisent plus rapidement. «Celui qui tire toujours plus ne crée pas moins, mais plus de maltraitance animale», selon l'IG.
S'ajoutent à cela les problèmes massifs de protection animale : Lors des chasses battues, selon l'Association vétérinaire pour la protection des animaux, jusqu'à deux tiers des animaux touchés ne meurent pas immédiatement. Ils fuient avec des os brisés ou des blessures ouvertes et meurent souvent dans d'atroces souffrances après des jours.
Légende de saint Hubert détournée
La messe de saint Hubert se réfère à la légende de saint Hubert, mais méconnaît son essence. Hubert cessa la chasse après la rencontre avec le cerf portant la croix et se tourna vers le Christ.«Le véritable message est de vivre en paix avec les animaux – non de les traquer, les blesser et les tuer», selon l'IG.
Le christianisme est une religion de miséricorde et de respect de la vie. Nulle part dans la Bible ne se trouve une indication que le Christ aurait chassé des animaux. Au contraire : «Tu ne tueras point» vaut universellement.
Appel à l'Église
L'IG Wild beim Wild exhorte instamment les représentants de l'Église à se distancer des messes de saint Hubert glorifiant la violence et à assumer leur responsabilité pour la préservation de la création. «Celui qui bénit des animaux au nom de Dieu pour ensuite les laisser tuer sans raison bafoue l'Évangile et se rend complice de souffrances animales insensées.»
En tant que corniste de chasse, on fait particulièrement du travail de relations publiques lors de la messe de saint Hubert. «Nous sommes en quelque sorte le porte-voix de la chasse, le moyen de communication entre les chasseurs et la population», explique la chasseuse de loisir Buri-Frank.

