Critique de la messe de saint Hubert à Pfäfers
Le 26 octobre 2025 à 09h00 doit avoir lieu dans l'église catholique Maria Himmelfahrt à Pfäfers une messe de saint Hubert avec le «JagdhornBrass Allegro». L'IG Wild beim Wild critique sévèrement cet événement et demande à l'Église de se distancer clairement de la chasse et de sa glorification.
Les messes de saint Hubert, fréquentées et co-organisées principalement par des chasseurs de loisir militants, contredisent selon l'IG Wild beim Wild toute éthique chrétienne. Au lieu d'enseigner le respect de la vie, elles donnent symboliquement la bénédiction pour tuer.
«Célébrer un service religieux qui donne aux chasseurs le soutien ecclésiastique pour tuer des créatures sans défense envoie un signal complètement erroné», dit Julia Bielecki, théologienne. «Les Églises doivent œuvrer pour la préservation de la création, pas pour sa destruction.»
Il y a des gens qui organisent leur quotidien avec des mensonges, une violence brutale, de la haine et de la fausseté. De tels êtres aiment rejoindre les associations de chasse et les groupes de cors de chasse et se vautrent avec des personnes alignées dans ce bassin collecteur.
Comme pour les trompettes militaires de signalisation, il s'agit pour le cor de chasse principalement de variantes de la trompette naturelle avec une tessiture très limitée, primitive et inhabituelle pour la musique de guerre des chasseurs de loisir. Avec de tels événements, on espère une relève pour les associations de chasse sectaires et enclines à la violence.
Les chasseurs de loisir répandent d'indicibles souffrances, terreur et misère tant chez les humains que chez les animaux sauvages. Pratiquement tout ce qui est cruel, inutile et impitoyable est encouragé par les associations de chasse, comme l'a récemment confirmé un tribunal de Bellinzona .
Les chasseurs de loisir vivent le spécisme. Le spécisme est comparable au racisme et au sexisme, et ce n'est ni une culture ni une tradition.
La chasse aggrave le problème au lieu de le résoudre
L'IG fait référence à de nombreuses études scientifiques qui prouvent que la chasse n'est pas adaptée pour réguler durablement les populations de gibier. Précisément chez les sangliers, ratons laveurs ou renards, une forte pression de chasse conduit à ce que les animaux atteignent la maturité sexuelle plus tôt et se reproduisent plus rapidement. «Qui tire toujours plus ne crée pas moins, mais plus de torture animale», selon l'IG.
S'y ajoutent les problèmes massifs de protection animale : Lors des chasses aux rabatteurs, selon l'Association vétérinaire pour la protection des animaux, jusqu'à deux tiers des animaux touchés ne meurent pas immédiatement. Ils s'enfuient avec des os fracassés ou des blessures ouvertes et meurent souvent dans d'atroces souffrances après des jours.
Légende déformée de saint Hubert
La messe de saint Hubert se réfère à la légende de saint Hubert, mais méconnaît son essence. Hubert cessa la chasse après la rencontre avec le cerf portant la croix et se tourna vers le Christ. «Le véritable message est de vivre en paix avec les animaux – non de les harceler, les blesser et les tuer», selon l'IG.
Le christianisme est une religion de miséricorde et de respect de la vie. Nulle part dans la Bible on ne trouve d'indication que le Christ aurait chassé les animaux. Au contraire : «Tu ne tueras point» vaut universellement.
Appel à l'Église
L'IG Wild beim Wild exhorte instamment les représentants de l'Église à se distancier des messes de saint Hubert glorifiant la violence et à assumer leur responsabilité pour la préservation de la Création. «Qui bénit les animaux au nom de Dieu pour ensuite les laisser tuer sans raison se moque de l'Évangile et se rend complice de souffrances animales absurdes.»
En tant que corniste de chasse, on fait particulièrement du travail de relations publiques lors de la messe de saint Hubert. «Nous sommes en quelque sorte le porte-voix de la chasse, le moyen de communication entre les chasseurs et la population», explique la chasseuse amateur Buri-Frank.

