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Chasse

Les chasseurs amateurs ouvrent un Guantanamo pour sangliers

La fédération de chasse de Rhénanie-Palatinat ouvre un enclos à sangliers pour la formation des chiens. Les organisations de protection des animaux protestent vivement.

Rédaction Wild beim Wild — 7 octobre 2021

La fédération de chasse de Rhénanie-Palatinat ouvre à Wüschheim un enclos dit à sangliers, qui doit être mis en service en mars 2022.

Des chiens d'animaux sauvages rendus agressifs

Dans de tels enclos, des «chiens de chasse» sont formés pour la chasse au sanglier : ils doivent y apprendre à repérer systématiquement les sangliers et à les débusquer des sous-bois. L'enclos d'entraînement abrite déjà sept sangliers que l'association de chasse a reçus du parc animalier de Kaiserslautern. PETA critique sévèrement le parc animalier pour avoir cédé ces animaux sauvages à cette structure contraire à la protection animale. Les sangliers doivent subir à répétition les attaques de leurs prédateurs dans un espace clôturé.

Les conditions d'élevage en plein air et l'accent mis sur les espèces animales indigènes dans les parcs animaliers et naturels créent une idylle trompeuse par rapport aux zoos d'animaux exotiques des grandes villes. Car même dans les parcs animaliers, les animaux sont traités de façon irresponsable et avec mépris pour leur vie. Il est révoltant qu'une telle pratique, consistant à rendre des chiens de chasse agressifs envers des animaux sauvages, soit sciemment soutenue par le parc animalier de Kaiserslautern.

Nadja Michler, chargée de mission pour les animaux sauvages chez PETA

Les enclos d'entraînement sont source de stress et de souffrance

Les enclos d'entraînement au sanglier sont, selon PETA, incompatibles avec la protection des animaux, car les sangliers y sont soumis à un stress permanent et donc à de grandes souffrances. La loi sur la protection des animaux interdit d'ailleurs de lancer un animal contre un autre. À une exception près : pour la chasse de loisir, la loi sur la protection des animaux est suspendue dans ce domaine.

Souffrances animales révoltantes lors des chasses à rabatteurs

De Pour des raisons de droits des animaux, le travail dans les enclos à sangliers et dans les installations d'entraînement au terrier est clairement à rejeter.Il s'agit d'une méthode de dressage sur des animaux vivants apprivoisés, qui passent leur vie dans un enclos et sont tués après usage ou en cas d'inaptitude.

La chasse de loisir au sanglier est incroyablement cruelle ; de graves infractions à la loi sur la protection des animaux et à la loi sur la chasse sont régulièrement signalées. Ainsi, lors des chasses en battue, jusqu'aux deux tiers des animaux blessés par balle ne meurent pas immédiatement, mais s'enfoncent plus profondément dans la forêt avec des os fracassés et des entrailles pendantes.

L'exploitation des chiens pour la chasse de loisir est elle aussi toujours source de souffrance animale. Les animaux ne sont pas seulement «dressés» sur des sangliers, des renards ou des canards vivants ; leur propre vie est également mise en jeu à maintes reprises lors d'engagements dangereux. D'innombrables chiens sont blessés lors de la chasse de loisir. Les chasseurs et chasseuses de loisir l'acceptent et abusent littéralement de ces animaux comme armes de chasse.

L'IG Wild beim Wild rejette également l'installation,car elle représente une source de stress et de risque de blessures pour les sangliers et les chiens, et parce que les chasses à courre, les chasses en battue et les chasses à rabat avec des chiens de chasse causent des souffrances animales abominables, notamment en raison des nombreux tirs manqués.

En savoir plus sur la chasse de loisir :Dans notre dossier sur la chasse, nous rassemblons des vérifications de faits, des analyses et des reportages de fond.

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