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Formation

Vaches allaitantes et randonneurs : la distance crée la sécurité

De simples règles de comportement permettent d'éviter les rencontres indésirables entre vaches et touristes.

Rédaction Wild beim Wild — 28 juin 2023

Il n'existe pas de chiffres précis sur les rencontres indésirables entre l'être humain et les animaux de rente dans les alpages. Pourtant, pendant la saison de randonnée, des incidents surviennent qui font parfois la une des journaux. En Suisse, selon Mutterkuh Schweiz, quelque 20’000 kilomètres de sentiers de randonnée traversent prairies et pâturages.

Les randonneurs ne sont pas informés

Comment prévenir de tels affrontements ? En règle générale, on cherche à permettre une coexistence pacifique entre animaux de rente et sportifs de loisir. Cela commence par les mesures préventives des agriculteurs et des alpagistes : les animaux agressifs ou au comportement perturbé ne doivent pas être estivés dans les zones de randonnée, et des panneaux indicatifs ou des déviations doivent minimiser les risques dès le départ.

Et : «Lors de l'évaluation des risques, il faut toujours partir du principe», indique un guide de prévention des accidents, «que les usagers des chemins disposent de peu, voire d'aucune connaissance dans la gestion des bovins.»

Conseils de comportement

– Gardez vos distances
– Ne touchez en aucun cas les veaux
– Tenez votre chien en laisse courte et contournez les troupeaux en faisant un large détour

Source : Fiche d'information : les vaches mères protègent leurs veaux

Une mère protège ses enfants

Le principe est pourtant simple à comprendre en théorie : une mère veut toujours protéger ses enfants. C'est le cas pour les enfants humains, mais aussi lorsqu'un chat s'approche trop près d'un nid d'oiseau.

Les vaches n'agissent pas différemment lorsqu'elles partagent les pâturages avec leurs veaux. Sur un autre point, il convient de ne pas établir ici de comparaison directe avec l'être humain, bien que ce comportement ne lui soit pas tout à fait inconnu : «Les taureaux défendent les vaches, surtout en période de rut, contre de prétendus rivaux – y compris contre les humains.»

D'une manière générale, on peut donc affirmer qu'en cas de rencontre entre l'être humain et l'animal, une distance de sécurité ne doit pas être franchie, étant entendu que celle-ci ne peut pas être mesurée en mètres, mais varie selon l'animal et la situation.

En fin de compte, chaque individu humain connaît ce sentiment : lorsqu'un inconnu s'approche trop près, on se sent mal à l'aise et on réfléchit déjà à la manière de maintenir cet «intrus» à distance.

Les jeunes animaux suscitent toujours et partout un effet «attendrissement». Les jeunes veaux ne font pas exception. On se sent attiré vers eux et on voudrait les caresser. Mais les vaches apprécient aussi peu que les mères humaines que des inconnus tripotent leur progéniture. Des prospectus avertissent d'ailleurs sans ambiguïté : «N'approchez pas des veaux et ne les touchez en aucun cas.»

Pour une vache, tout chien est un prédateur

Le «troisième commandement» est le suivant : tenir les chiens en laisse courte ! Pour les bovins, un chien est en tout état de cause un prédateur – indépendamment de son apparence et de sa taille. Les vaches allaitantes notamment passent à l'attaque lorsqu'elles voient leurs veaux menacés. Un chien et son maître devraient donc contourner un troupeau aussi calmement et largement que possible, le quadrupède devant dans ces zones toujours être tenu en laisse courte – et non avec une laisse traînante.

Si toutefois des vaches passent à l'attaque, Ursula Freund de Mutterkuh Schweiz recommande de lâcher immédiatement la laisse, afin que le chien puisse rapidement se mettre en sécurité. Les vaches se sentent en effet moins menacées par l'être humain que par un chien. En savoir plus sur la protection des troupeaux et l'agriculture.

Chien et chien de protection des troupeaux : comment adopter le bon comportement

De nombreuses randonneuses et randonneurs partent en montagne avec leur propre chien. Comment cela se concilie-t-il avec la présence de chiens de protection des troupeaux ? «Quiconque se déplace avec son propre chien devrait éviter les zones où se trouvent des chiens de protection des troupeaux», conseille Tanja Sägesser, éducatrice canine du canton de Berne. «Il s'agit de chiens de protection qui perçoivent les autres chiens comme un danger. Cela entraîne un comportement défensif accru, ce qui peut conduire à des situations très dangereuses.» Les propriétaires de chiens devraient, avant la randonnée, consulter la carte en ligne du service spécialisé en protection des troupeaux pour s'informer sur les emplacements des chiens de protection et planifier leur excursion en conséquence, précise Sägesser.

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